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[01/02/2012] Notre Dame, Lotus X 2

Poursuivant ma quête de parties sur des jeux de Stefan Feld, mon exploration se poursuit aujourd’hui avec Notre Dame, un jeu auquel j’avais déjà joué en 2007 et qui n’était pas
ressorti. On passera un exxxxxcelllent moment avec Tristan, dans une configuration 2 joueurs qui était plebiscitée sur le net. Cool…
Ensuite, nous ferons deux parties d’affilée de Lotus, une vieillerie méconnue de 1998 et que je venais de me procurer auprès d’un trictracien. Sauf erreur de notre part, le jeu
nous a paru clairement buggé à deux joueurs, que la règle utilisée soit celle de base ou celle d’expert (j’y reviens dans le compte-rendu).

 

NOTRE DAME :

 


Le compte à rebours des jeux de Feld se poursuit, puisqu’après avoir joué au n°14, n°13 et n°12, et bien nous jouons (rejouons en ce qui me concerne puisque je l’avais déjà
découvert en 2007) au n°11 : Notre Dame ! Un peu comme dans l’Année du Dragon (n°12), il faut se battre contre le jeu, à savoir ici la peste véhiculée par les rats…

A deux joueurs, nous utilisons la mise en place prévue pour 4, avec les messages disposés quand même dans les deux quartiers qui ne nous concernent pas directement (rouge et
bleu). A noter que la Cathédrale rapporte 6PV en tout, par manche de 3 tours, à diviser par le nombre de cubes qui y sera posé…

A chaque tour, deux cartes marron de personnages sont soudoyables ainsi qu’une carte grise. Pour le coût d’une pièce, on pourra, juste avant la résolution des rats, en appliquer les
effets (mais d’une seule carte, hein…). A noter que les cartes marron, au nombre de 6, reviendront donc tous les 3 tours (une fois par manche), alors que les cartes grises sont
uniques (avec 3 cartes A pour la manche 1, 3 cartes B pour la manche 2 et 3 cartes C pour la manche C)…

Un subtil et passionnant système de draft permet de démarrer le tour. On reçoit d’abord 3 cartes de son deck, on en choisit une puis on passe les deux restantes à son advesraire. On
en choisit une parmi les siennes puis on lui rend la dernière. A son tour, on en jouera une puis une seconde, la troisième étant défaussée sans être révélée. bluff, prise de risque,
pas mal de composants sympas rythment donc cette phase…

J’utilise le privilège du Garde de nuit, en fin de premier tour, pour encaisser 1PV par secteur vide de mon quartier. A noter qu’au niveau de mes axes de jeu, j’ai opté pour l’Ecole
du couvent et l’Auberge, histoire de glaner plus de cubes à mon tour en activant ces secteurs, voire autre chose (pièce ou baisse d’un rat) avec l’Auberge…

En fin de premier tour, on peut voir que j’ai donc placé deux cubes dans mon quartier, alors que Tristan n’en a mis qu’un (sur l’Auberge également) mais qu’il a placé le premier
cube de la partie à la Cathédrale…

Allez hop, au tour suivant je joue une carte de Relais afin de faire démarrer ma calèche et grapiller un marqueur de message de 3PV et, surtout, me permettant de baisser de une
unité mon capital de rats…

Lors du troisième tour, Tristan hésite entre la meilleure carte à jouer pour commencer, sachant qu’il est toujours tout seul à la Cathédrale et que cela ne risque pas de
changer…

Fin de première manche, avec des niveaux de rats pas encore dramatiques, surtout pour moi qui ai réussi à développer très efficacement mon Hôpital (2 cubes + mon assistant)…

Quel démarrage de deuxième manche ! Je réussis à avoir les deux cartes d’assistant dans ma main, mais je n’en jouerai qu’une, afin de poursuivre ma collecte outrancière de cubes…

Le jeu est fluide, dynamique et très ouvert, le seul bémol concernant son manque d’interaction, puisque limitée au seul draft et à la collecte des messages, ce qui, à deux joueurs
particulièrement, n’est pas des plus impactant…

Allez hop, je poursuis ma collecte  massive de PV, en utilisant ainsi par exemple le Maître de Guilde, celui rapportant 2PV pour chaque secteur occupé par au moins deux
cubes…

Ma main de cartes pour le deuxième tour de la deuxième manche, avec deux fois la Banque, vecteur que je vais m’empresser de faire fructifier pour ne jamais être à court d’argent
d’ici la fin de la partie (il est assez fondamental de pouvoir soudoyer un personnage à chaque tour)…

Petite vue générale en fin de deuxième manche, alors que j’ai réussi à placer un cube à la Cathédrale pour empocher, tout seul, les fameux 6PV qu’elle rapporte. Tristan est au plus
mal au niveau des rats (case 9 atteinte mais pas encore dépassée), alors que je maintiens leur progression au niveau 7…

Les personnages proposés pour démarrer la troisième manche sont lourds de conséquences au niveau des rats puisqu’il y en aura pas moins de 6 à ajouter en fin de tour ! De mon côté,
je m’en sortirai et parviendrai même à utiliser le pouvoir du Maire, lequel me rapportera 9PV (3PV par secteur avec au moins 3 cubes)…

La partie est très agréable et le jeu nous plaît beaucoup à tous les deux, surtout en raison de son côté tranquille à jouer, par rapport aux autres jeux du même auteur. Remarquez
que j’ai déjà investi la cathédrale !

Nous arrivons quasiment en fin de partie (avant-dernier tour) et la collecte de PV va se poursuivre avec la Dame d’honneur qui rapportera 1PV par cube dans son secteur le plus
peuplé…

Un petit coup de banque, pour récupérer 4 pièces, desquelles j’en investis 3 pour faire une offrande à la Cathédrale et récupérer immédiatement 6PV, sans que cela ne change quoi que
ce soit aux autres 6PV qui m’y sont promis en fin de manche…

Les trois derniers personnages de cette partie, avec le Charpentier que nous soudoyons tous les deux, afin de gagner 1PV par secteur que l’on occupe (que de PV à ce mometn du jeu
!)…

La configuration finale générale de cette très sympathique partie, sur un jeu qui tourne au poil à deux joueurs…

Le quartier de Tristan, ses nombreux PV acquis pendant la partie et ses trois messages collectés…

Le mien avec également beaucoup de PV et deux messages collectés…
Bilan synthétique :

On a aimé
- La fluidité magistrale du jeu et sa rapidité : on joue vite sans même s’en rendre compte et pourtant le jeu est riche, un régal !
- La montée en puissance des rats tout au long de la partie, avec des pics lorsqu’ils sortent en grands groupes,
- Le système de progression des collectes secteur par secteur, et le fait que l’on ne puisse pas se battre sur tout, tout le temps,
- La très bonne jouabilité à deux joueurs.

 

On a moins aimé
- La relative facilité du jeu, que l’on n’a pas trouvé très exigeant et trop tendu (tranquille au niveau argent, cubes et rats en tout cas pour moi).

 

Scores de la partie :

  

Tristan (jaune) : 33
Ludo le gars (vert) : 58 

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 16 / 20


Durée de la partie : 1 heure

 

 

 

 

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LOTUS X 2 :

 


Lotus est un jeu de parcorus dans la veine de Dorada, avec un système d’empilement de pions avec comme seul disponible celui qui se trouve au sommet de la pile. Seul vrai changement
par rapport à lui, aucun hasard dans Lotus : le nombre de cases de déplacement correspond à la hauteur de la pile de pions (comme dans Emerald pour ceux qui connaissent)…

Au départ, Tristan a empilé ses pions noirs avec une pile de 4, une de 3, une de 2 et une de 1, tout comme moi avec mes pions blancs, puis il a déplacé le pion du sommet de sa
pile de taille 3 de 3 cases et j’en ai fait de même pour le recouvrir. A noter qu’il y a deux voies de départ, chacun choisissant au coup par coup par où il commence…

Le système de jeu est incroyablement pur et donc très très agréable. Cependant, on commence rapidement à se demander si le deuxième joueur n’est pas avantagé : il peut recouvrir
plus facilement les pions adverses puisqu’il joue après l’autre…

Une pile incroyable de taille 6 déjà s’est formée 4 cases après le départ. Il est clair que cette case est stratégique, avec sa proximité de 4 cases de la case tremplin (fleur
rouge), celle-ci faisant rebondir d’autant de cases que déjà parcourues dans ce tour…

Et hop, Tristan rebondit sur la case tremplin et avance gaillardement…

Plus aucun pion sur la case de départ et déjà deux pions noirs arrivés au but. Mais, mais, mais, les choses vont se gâter pour mon gone : comme nous jouons la variante expert, nous
devons passer notre tour lorsque nous ne pouvons pas jouer. Du coup, c’est ce qui va lui arriver moult fois d’affilée, puisque je ne vais pas le libérer avant d’y être contraint, et
je vais donc faire arriver plusieurs pions de suite…

Voilà ce que cela donne une fois que je libère un pion noir : j’ai fait arriver pas moins de 5 pions de suite…

A nouveau, peu de temps après, en ayant en tête que je ne peux que gagner : le dernier pion de Tristan est placé sous la pile de la case 4 et il ne sera libéré qu’après que j’ai
bougé de deux cases mon pion placé sur lui. Du coup, il ne pourra jamais me rattraper !!!

Le jeu ne s’est pas déroulé exactement comme prévu mais cela va revenir au même…

Sans surprise, je gagne cette partie et on se demande dès lors si le jeu n’a pas un problème, en tout cas avec la variante expert…

Histoire d’en avoir le coeur net, on recommence, avec la règle de base cette fois, permettant au joueur bloqué de jouer un coup à la place de son adversaire (typiquement pour se
libérer un pion). Ici, au premier coup, Tristan reproduit ce que je luis avais fait lors de la précédente partie en me recouvrant directement…

Il pousse le vice, mon rusé gamin, à me recouvrir systématiquement avec un pion ! Cela est possible, évidemment, à chaque tour, puisque nous avons les mêmes piles au départ… Le
jeu apparaît de plus en plus buggé et de moins en moins passionnant : on a l’impression de tester le jeu à la place de l’éditeur…

Tristan a libéré un de mes pions, en avançant de deux cases et je vais être obligé de courir derrière avec mon pion en avançant d’une case par une case…

Sans surprise, Tristan arrive le premier au but avec son pion et je suis une case derrière. Ensuite, il va m’en libérer un autre et on va repartir sur une progression linéaire et
prévisible d’une case par une case…

Que le jeu est répétitif avec ces libérations successives, lentes et prévisibles, qui devraient conduire sans aucune espèce de tension à la victoire finale de Tristan…

Tristan joue au fils concentré mais c’est plus pour être certain de ne pas commettre de grosse bourde qui ferait lui échapper la victoire…

Une pile moyenne s’est formée sur la dernière case car j’ai essayé de bloquer un pion de Tristan, histoire de tenter de l’empêcher de gagner. Mais ce sera peine perdue puisque j’ai
toujours un pion à la traîne et pas qu’un peu !

Voici donc la situation finale, prévue depuis le 1er tour de jeu !!! Le jeu est donc complètement verrouillé et, disons-le, buggé à deux joueurs en tout cas. Je propose trois
variantes à deux joueurs afin de rendre celui-ci intéressant et « débuggé » :-)
Bilan synthétique :

On a aimé
- La pureté extrême du mécanisme, très attirant,
- L’envie d’y revenir à 3 ou 4 joueurs si le jeu n’est pas buggé dans ces configurations (on peut supposer que les coups des uns et des autres vont amener ce zeste de chaos qui
lui manque pour le faire sortir de son côté ultra-déterministe).

 

On a moins aimé
- Le jeu complètement buggé à deux joueurs, quelle que soit la règle employée (si vous pensez le contraire, prouvez-le moi dans un commentaire !).

 

Trois variantes à deux joueurs

- Variante 1 : chacun prépare secrètement de 3 à 5 piles de pions, avec un maximum de 5 pions empilés, puis le
jeu se déroule normalement,
- Variante 2 : le premier joueur joue deux coups, puis le deuxième un seul et ensuite la partie se déroule
normalement,
- Variante 3 : le deuxième joueur n’aura le droit de recouvrir un pion adverse qu’à partir du moment où le
premier joueur l’aura fait au moins une fois ou quand il y sera contraint par la hauteur de ses piles.

 

Scores des deux parties :

  

Tristan (noir) : 1 défaite puis 1 victoire
Ludo le gars (blanc) : 1 victoire puis 1 défaite

 

 

Note du jeu (sur ces parties) : 11 / 20


Durée de la partie : 15 minutes par partie

 

 

 

 

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7 commentaires à propos de “[01/02/2012] Notre Dame, Lotus X 2

  1. Notre Dame , encore un excellent jeu ! Je trouve que la tension nait (à 4 en tout cas) lors du draft par le vil systéme de blocage des cartes utiles à ses adversaires et elle est plus
    ou moins forte selon  le tirage des cartes personnage et donc la ligne de progression des rats.

  2. Bonjour !
    Je passais par là en cherchant les règles du jeu Le Lotus que j’ai récemment découvert. Merci pour votre article qui les présente bien.

    Je viens d’essayer plusieurs parties avec mon père, donc à deux joueurs, et le jeu devient très intéressant lorsque l’on combine votre version « expert », (c’est à dire où l’on passe son tour tant
    que l’on ne peut pas jouer) avec une autre règle : on ne peut pas empiler plus de quatre pions sur une case du plateau.

    J’espère que cela vous donnera envie d’y rejouer,
    Aurélia

  3. Notre Dame , encore un excellent jeu ! Je trouve que la tension nait (à 4 en tout cas) lors du draft par le vil systéme de blocage des cartes utiles à ses adversaires et elle est plus
    ou moins forte selon  le tirage des cartes personnage et donc la ligne de progression des rats.

  4. Bonjour !
    Je passais par là en cherchant les règles du jeu Le Lotus que j’ai récemment découvert. Merci pour votre article qui les présente bien.

    Je viens d’essayer plusieurs parties avec mon père, donc à deux joueurs, et le jeu devient très intéressant lorsque l’on combine votre version « expert », (c’est à dire où l’on passe son tour tant
    que l’on ne peut pas jouer) avec une autre règle : on ne peut pas empiler plus de quatre pions sur une case du plateau.

    J’espère que cela vous donnera envie d’y rejouer,
    Aurélia

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