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[23/03/2007] Die Kaufleute von Amsterdam, Big Shot, Blokus Trigon

Quatre années après avoir découvert Die Kaufleute von Amsterdam (les marchands d’Amsterdam), avec son horloge mythique, j’avais très très envie de le ressortir, en compagnie de joueurs de la trempe de Sylvain ou de Romain. C’est donc chose faite ce soir ! Egalement au programme de la soirée, une autre « antiquité » (selon certains) du jeu : Big Shot du regretté Alex Randolph, un jeu bizarre mais bigrement tendu. Enfin, pour clore la soirée, une partie de découverte d’un nouveau rejeton dans la famille Blokus : Blokus Trigon, une version très attractive et qui semble fort équilibrée et diversifiée.
Allez, hop, je vous raconte tout ça…

DIE KAUFLEUTE VON AMSTERDAM :

Le plateau de jeu est placé à un bout de la table, histoire d’avoir la fameuse horloge positionnée
en plein centre de la table, pour que tous puissent y avoir également accès. Au niveau des positions, le hasard me désigne premier joueur, aussi j’occupe avec les verts les 3
emplacements 1 prédéfinis, Sylvain, les 2 avec les oranges, Pierre les 3 avec les violets, Vincent les 4 avec les bleus et Romain les 5 avec les jaunes…
Vincent joue au Maire, sous les yeux admiratifs de Pierre. Ce rôle consiste à choisir que faire
de la carte piochée : soit il la conserve pour lui (en en fera l’action tout seul), soit il la défausse (et personne ne la fera), soit, moment ultime, il la retient pour être mise
aux enchères (à l’aide de l’horloge descendante). Tout est affaire de choix car la carte suivante n’est piochée qu’après celui-ci effectué…
Le marqueur du temps vient de s’arrêter à deux encablures du premier décompte (marchandises) et
celui-ci ne saurait tarder (on a intérêt à s’y préparer)…
Lorsque Romain joue au Maire, il ne fait pas les choses à moitié (et le hasard non plus ;-) . En
effet, il réussit à positionner la même carte 3 fois (placement de 3 marchandises salvatrices)…
Premier décompte, sur les marchandises, et les gains sont marqués pour le joueur bleu surtout,
sans oublier orange, en bonne posture…
Deuxième décompte, sur les quartiers d’Amesterdam : celui-ci m’est clairement favorable, avec des
gains très importants en raison de l’enchère justement remportée au bon moment…
Plusieurs manières de se positionner sur les marchandises. En ce qui me concerne, à 5 joueurs, je
pense qu’il vaut mieux s’assurer une première place et tenter d’être deuxième dans une autre. Ensuite, on verra bien, car vont bientôt arriver les pénalités pour les marqueurs les
plus avancés…
Egal à lui même, Sylvain, roi de l’enchère, poursuit sa main-mise sur l’horloge, raflant à peu
près la moitié des enchères proposées ce soir ! Ce qui laisse assez peu de places pour les autres joueurs… D’ailleurs, seuls Vincent et moi tentons de nous positionner dessus
aussi (Romain et Pierre en gagneront peut-être 2 ou 3 chacun maximum !).
Retrait d’une colonie ! Difficile choix qui m’aurait incombé si je n’avais pas misé cher pour
remporté l »enchère précédente me permettant de rajouter un second marqueur dans la zone East Indies (j’aurais dû rembourser les 100 000 gagnés pour ma répartition dans les 4
zones)…
La partie est quasiment close (dernier joueur du dernier tour) et Romain joue une dernière fois
le Maire d’Amsterdam. Il sait que ses choix vont jouer sur les mises à l’enchère, particulièrement pour le départager de moi sur la marchandise Epices (nous sommes sur la même
case)…
La partie est terminée et si l’on excepte la trop fréquente présence de Sylvain sur les enchères,
même à des prix élevés (ce qui nous a empêché de jouer autant qu’on l’aurait souhaité), nous nous sommes bien amusé. La partie s’est passée en un éclair et cela est appréciable pour
un jeu de ce genre…
Bilan synthétique :

On a aimé
- Le système d’enchères descendantes, même si les prix d’achat ne sont jamais descendus en dessous de 130
- La progression sur les marchandises, avec les reculs imposés sur la fin (garantissant une bonne grosse tension)
- Les choix du Maire pour affecter ses cartes aux 3 disques
- L’ambiance générée par le jeu

On a moins aimé
- La possible main-mise d’un joueur sur les enchères, ce qui frustre un peu les autres joueurs (on joue moins et on ne peut pas espérer contrer le joueur que l’on pense en
tête)
- La relative complexité de marque des revenus : on encaisse quoi qu’on fasse (la preuve en est que Romain gagne alors qu’il n’a quasiment jamais remporté d’enchères)…

Scores de la partie :

 

 

Lucarty (orange) : 980
Pierre (violet) : 920
Vincent (bleu) : 1120
Romain (jaune) : 1190
Ludo le gars (vert) : 980

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20

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BIG SHOT :

Dans ce jeu d’investisseurs immobiliers, chaque joueur possède des cubes à sa couleur, répartis
aléatoirement sur les  18 cases du pourtour du jeu. Un pion orange progresse dessus et désigne ainsi le lot qui sera mis aux enchères, le vainqueur devant répartir à son gré
les cubes gagnés…
Sylvain et Vincent ne savent pas trop comment s’y prendre pour que les cubes qu’ils gagnent soient
placés de telle manière que cela gêne leurs propriétaires. Et oui : gagner des cubes adverses est souvent utile (car on préfère que ce ne soit pas eux qui les gagnent) mais on ne
sait pas quoi en faire…
Sylvain, encore dans son rôle de roi de l’enchère ;-) (preuve en est avec ses 2 emprunts déjà
contractés) s’apprête à placer les cubes qu’il a gagnés.
Une vue générale de la situation alors qu’un tiers du jeu s’est déjà déroulé. On remarque qu’aucun
quartier n’a pour l’instant été remporté (7 cubes placés dessus)…
Et voilà l’ambiance qui monte d’un cran, avec un Romain de gala, convaincu d’avoir joué un bon tour
à l’un d’entre nous…
Je m’adjuge le quartier n°11, profitant d’une mauvaise compréhension de la règle de la part de
Sylvain qui aurait pu s’en emparer juste avant…
Vincent soupèse le pour et le contre de ses intentions : il se rend compte que s’assurer une région
avec ses propres cubes lui octroie certes des points mais que, souvent, il vaut mieux réussir à mettre les autres à égalité pour remporter un quartier avec un seul cibe à soi…
Le dernier lot de la partie, sur lequel je me battrai bec et ongle afin de revenir montrer à Sylvain
qu’il aurait mieux fait de négocier avec moi pour que l’on partage les quartiers 17 et 18 (un chacun)…
Les quartiers 17 et 18 juste avant que je répartisse les 4 cubes restants (2 jaunes, 1 rouge, 1
noir)…
Les mêmes quartiers une fois ma répartition faite : j’ai mis noir et blanc à égalité sur le 17 et
jaune et blanc sur le 18 (je gagnerai donc les 2 quartiers avec mon seul et unique cube)…
Une vue générale en fin de partie, avec une pancarte SOLD sur chaque quartier attribué. Notons que
tout ne se jouera pas là, puisque l’argent encore en main et les prêts contractés modifieront la donne…
Bilan synthétique :

On a aimé
- Le système très original et très déroutant d’affectation des cubes remportés (ceux des autres et les siens)
- Les emprunts extrêmement coûteux : le premier ne rapporte que 9, le seocn 8, le troisième 7, etc, et pourtant, en fin de partie, ils seront remboursés 10 chacun !
- La tension et les couinements autour de la table, pour un jeu d’enfoirés du grand Alex Randolph

On a moins aimé
- Les possibles premiers placements assez inutiles : comment savoir si tel ou tel cube placé ici ou là sera plutôt positif ou négatif pour le joueur plus tard ?
- Le relatif chaos qui règne, puisqu’on peut modifier la donne à chaque fois et que les options sont vraiment nombreuses à chaque fois
.

Scores de la partie :

 

Quartiers

Capital

Total

Lucarty  (blanc)

25

2 – 40

-13

Romain (jaune)

40

11 – 30

21

Vincent (noir)

41

5 – 30

16

Ludo le gars (rouge)

46

4 – 30

20

Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20

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BLOKUS TRIGON :

Histoire de ne pas terminer la soirée sur l’ambiance tendue qu’aura laissé Big Shot au sein
des joueurs (doux euphémisme ;-) , je propose d’en découdre sur une partie du nouveau Blokus : le Trigon, fraîchement parvenu en ma demeure (merci Winning Moves !)…
Comme à son habitude avec ce style de jeux, Romain s’en donne à coeur joie, réalisant des
placements intelligents et lui ouvrant beaucoup de possibilités futures. La première particularité de cette version est de ne pas imposer de coin de départ aux joueurs : on doit
juste démarrer depuis l’un des triangles gravés à proximité du centre (plus de variété)…
Fin du quatrième tour de jeu et chacun tente de maîtriser les formes bizarroïdes à base
triangulaire qui nous sont imposées. A première vue, les joueurs jaune et rouge ont l’air moins libres que les joueurs vert ou le bleu…
Un peu plus tard, l’impression a changé : vert semble relativement prisonnier et jaune a réussi
à s’extraire. Quant rouge, la suite de la partie apparaît bien difficile…
Le matériel est de toute beauté et Blokus Trigon se joue aussi bien que son grand aîné, Blokus,
avec ce petit plus qui me séduit beaucoup : les formes triangulaires décuplent les possibilités de connexion (6 sorties depuis une pointe au lieu de 4 avec les carrés)…
La partie vient de s’achever et nous sommes deux joueurs à avoir subi la fin de partie en
couinant bien comme il faut : Sylvain et moi sommes à la rue ! Quant à Vincent et Romain, ils se livrent un très beau duel final, avec une excellente lecture du jeu de la part de
Vincent, qui, pour sa première partie, aura fait mieux que de donner du fil à retordre à Romain…
Bilan synthétique :

On a aimé
- La simplicité de la règle du jeu, permettant d’y jouer avec tout le monde, à tout moment et sans aucune difficulté
- Les nouvelles possibilités offertes par cette version triangulaire : plus de choix à chaque extrémité de pièces, moins de contraintes au démarrage de la partie, …
- Le matériel : très tactile, il invite à manipuler ses pièces sans arrêt !

On a moins aimé
- La plus grande difficulté à anticiper les formes triangulaires des adversaires qui semblent mieux fermer les sorties que les pièces carrées  (mais peut-être est-ce le
manque d’habitude ?)

Scores de la partie :

 

 

Lucarty (rouge) : -24
Romain (bleu) : -4
Vincent (jaune) : 20 (15+petit au bout)
Ludo le gars (vert) : -24

Note du jeu (sur cette partie) : 17 / 20

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2 commentaires à propos de “[23/03/2007] Die Kaufleute von Amsterdam, Big Shot, Blokus Trigon

  1. Sur Kaufleute, je dois avouer que je ne suis pas surpris outre mesure du vainqueur. Avec des enchères remportées à 90% par le même joueur à au moins 130, il est normal qu’il perde. Le retour sur investissement est forcèment faible à ce jeu si on achète à 180 ou 200. C’est le problème et l’intérêt de ce jeu. Les joueurs hésitent, veulent le truc, et dèq qu’ils pensent que c’est bon, ils tapent. classique erreur de débutant. Il est normal qu’un joueur plus près d ces sous l’emporte dans ces conditions.

    Pour Big, Shot, vous avez du être bien gentil. 21 pour le vainqueur 8-).

    C’est un score de débutant ça. Après, on est beaucoup plus méchant, et le positif est souvent suffisant.

    Très bon jeu

  2. Pour Amsterdam, ce que je ne comprends pas tout à fait, c’est que Sylvain ne soit pas tout à fait hors des clous avec des enchères pareilles…

    Quant à Big Shot, on a trouvé le jeu déroutant et du coup on n’a pas optimisé du tout c’est clair, pas joué assez méchant je pense aussi. Mais "jouer méchant", à ce jeu, ça veut dire quoi ? C’était ma deuxième partie et je n’ai pas trouvé plus de manière e faire qu’avant (excepté de placer les copains à égalité afin d’économiser ses propres cubes et de gagner des quartiers avec 1 cube…).
    Le système d’emprunts est génial et je pense qu’on n’a pas assez contraint les autres à en prendre. A voir.

     

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