[01/06/2007] Die Fürsten von Florenz

Les Princes de Florence constitue l’un des tous meilleurs jeux de la gamme Alea, sorti en 2000 (7 ans déjà !) et il me tardait d’y revenir, après avoir découvert Colosseum du même auteur, jeu qui m’a laissé sur ma faim car je trouve ce dernier moins pur, moins tendu et plus alambiqué que son illustre aîné. Bien m’en prit, car, franchement, on s’est régalé de chez régalé ce soir, avec une partie d’une envergure rare et des joueurs carrément séduits par le système de jeu et son élégance ! Du super donc…

DIE FÜRSTEN VON FLORENZ :

Une petite vue des cartes de personnages qui me sont remises en début de partie afin que j’en
sélectionne 3 sur les 4 : on ne peut que remarquer l’impossibilité de réunir plus de 2 critères par paire de cartes. Du coup, je décide arbitrairement de conserver trois cartes
qui ont un commun le lac (la 1 et la 19) et la liberté de voyager (la 12 et la 19). Je me lancerai dans la construction de l’Unversité, histoire d’avoir un bâtiment
prometteur (les cartes 1, 2 et 3 sont concernées)…
Les choix des enchères lors du premier tour, initié par moi-même : je mets en vente un
saltimbanque, mais pas forcément pour l’acheter (j’aurais préféré un lac). M’enfin, pour 500 florins, je devrais le rentabiliser assez vite… Et pourtant, j’avais bien
insisté sur l’attention toute particulière que les autres joueurs doivent avoir face à des saltimbanques achetés peu chers par les adversaires. Sinon, Romain acquiert un artisan
(+3PP), Vincent un parc et Sylvain un lac.
Un saltimbanque dans mon domaine et voilà des artistes qui seront déjà bien entourés : à ce sujet,
je n’hésite pas à créer la première oeuvre dès le premier tour, pour une valeur limitée de 7 mais qui contraint les copains à réagir tout de suite…
Une vue en fin de premier tour, alors que Sylvain a finalement réalisé la plus belle oeuvre et qu’il
a donc engrangé un bonus de 3 points de prestige pour mener la partie. Cela va être au tour de Romain de lancer l’enchère…
Voilà, je parviens à acheter le lac dont j’avais besoin, alors que Vincent s’adjuge un saltimbanque,
que je m’étais amusé à faire grimper jusqu’à 900 florins (c’est vrai que s’il m’était resté sur les bras, j’aurais su quoi en faire aussi). Romain achète un parc et Sylvain une
forêt…
L’ambiance est excellente et la partie est bien tendue, donc régalade ! A noter que le second tour
me permet de prendre la tête au score, à quelques cases de Sylvain et que Vincent, lui, est véritablement à la traîne (mais méfions-nous de l’eau qui dort, car il nous prépare
sûrement un truc)…
Les enchères du 3ème tour me permettent d’acheter un nouveau saltimbanque (pour 900 florins) et ma
stratégie très pauvre en bâtiments se poursuit. Quant à mes adversaires, Romain achète un nouveau parc (+3PP), Vincent un lac et Sylvain un artisan (+3PP)…
Quatrième tour de jeu : je me décide à acheter une forêt (pour satisfaire un de mes artistes et
avoir plus de possibilités à l’avenir), Romain achète un second artisan (+3PP), Vincent un second lac (+3PP) et Sylvain un saltimbanque (700 florins)…
Certes je pourrais réaliser une oeuvre avec mon philosophe (qui me rapporterait un max de points),
mais je préfère en réaliser une avec ma carte 19, qui passe pile poil au niveau du minimum de valeur requis et qui me laisse mon autre carte pour les derniers tours de jeu…
Le tour 5 débute avec les enchères suivantes : j’achète ma première et vraiment nécessaire carte de
recrutement (je n’ai qu’un personnage en main et n’en ai jamais acheté), alors que Romain acquiert un saltimbanque, Vincent une forêt et Sylvain une carte de Prestige (objectif de
fin de partie)…
Sylvain cogite sur la meilleure carte de personnage à utiliser pour réaliser une offre, sachant que
le coup de Trafalgar de Vincent vient d’avoir lieu : il a produit 2 oeuvres de belle valeur, la seconde s’élevant à 23 points mes amis ! De mon côté, mon oeuvre, moyenne, me permet
d’emmagasiner pas mal d’argent, au détriment des points de prestige (il faut faire des choix parfois)…
Avant d’aborder les acquisitions du tour 6, remarquons que finalement Sylvain n’aura produit aucune
oeuvre le tour d’avant et que, du coup, Vincent me double au score. Je me retrouve avec un 3ème saltimbanque, que je ne visais pas vraiment, alors que Romain achète une forêt,
Vincent une carte de prestige et Sylvain une carte de recrutement (que j’aurais bien voulue)…
Je ne pensais pas forcément réaliser une grosse oeuvre lors de cet avant-dernier tour, voire même
une oeuvre tout court, d’autant plus que je viens de rater la carte de recrutement escomptée. Mais ai-je vraiment le choix ? Mes 3 adversaires viennent de placer leur oeuvre
respective sur la même case (la 17) et ils vont marquer 3 points de prestige de bonus chacun…
Bon, et bien j’ai assumé : j’ai produit une oeuvre après avoir acheté une nouvelle carte
de personnage et j’ai atteint la case 18, me permettant de marquer, seul, les 3 points de bonus. Non, mais ! Nous allons à présent attaquer l’ultime tour, avec un très gros
regroupement au score (Sylvain, quoique un peu en retrait, possède une carte de prestige fort lucrative sur la fin).
Les dernières acquisitions ne sont pas très surprenantes : une carte de recrutement pour moi
(m’assurant la réalisation deux oeuvres lors du dernier tour), une carte de prestige pour Romain (le malin !), un artisan pour Vincent (+3PP) et le dernier saltimbanque pour
Sylvain…
Vincent, premier joueur du dernier tour, entre dans sa transe habituelle ;-))) Quand il est comme
ça, il ne vaut mieux pas être l’un de ses voisins, il distille un bruit du feu de dieu… Sur le plan du jeu, chacun réalisera une ou deux oeuvres…
Mes deux dernières offres, qui généreront le dégoût chez mes petits camarades : 19 de valeur
artistique pour la première, 23 pour la seconde et une conversion totale en 20 points de prestige + le bonus de la meilleure oeuvre. Nickel !
Ma zone individuelle une fois la partie terminée : 1 forêt, 1 lac, 1 université, 1 laboratoire, les
3 libertés et 3 saltimbanques. Une stratégie sans beaucoup de bâtiments, donc, mais qui se justifiait bien par l’acquisition des 3 libertés et de 3 saltimbanques pour compenser le
manque du bâtiment requis parfois…
Une vue de la configuration du jeu une fois la partie terminée, juste avant que ne soient révélées
les cartes de prestige de Romain (réussite), de Vincent (réussite) et de Sylvain (échec : j’ai plus de cartes personnages sur la table que lui : 7 contre 6). Au final, une partie
excellente, avec pas moins de 7 oeuvres réalisées pour le vainqueur mais un score pas si élevé que ça pour l’emporter : 58 points (aucune carte de prestige : la raison ?). Une
erreur de 2 cases est à noter sur cette photo (ça c’est pour ceux qui scrutent vraiment les photos ;-)…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La tension extrême de ce jeu et l’obligation de suivre le rythme imposé par les copains
– Le système d’enchères, bien vicieux, où on se doit de ne pas forcément mettre aux enchères l’objet qu’on vise vraiment, histoire de laisser quelques autres joueurs en route
– L’interactivité du jeu, en dépit du fait qu’il y ait un plateau individuel par joueur : comme quoi, certains jeux y parviennent très bien !

On a moins aimé
– Le trop plein d’argent peut-être (les 3500 florins de départ servent pratiquement jusqu’au bout de la partie, même si, de temps à autres, on se doit de garder un peu d’argent
parmi les points acquis grâce aux oeuvres).

Scores de la partie :

 

 

Romain (noir) : 54 (46 + 8 de prestige final)
Vincent (bleu) : 44 (37 + 7 de prestige final)
Lucarty (rouge) : 48 (48 + 0 de prestige final)
Ludo le gars (vert) : 58 (58+ 0 de prestige final)

Note du jeu (sur cette partie) : 18 / 20

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2 commentaires à propos de “[01/06/2007] Die Fürsten von Florenz”

  1. Et encore, tu ne connais pas la variante Muse et Princesse, qui renouvelle considérablement le jeu. Avec une réédition de toute beauté.

    Peut-être la verra-tu le WE prochain

  2. Vous avez une erreur lors de votre partie : ce sont les deuxième et troisième architectes (ou artisans comme tu les appelle) personnels achetés qui rapportent 3 PP, pas le premier.

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