[02/01/2003] Ambition

Participants
– Elise, qui apprécie de tester un jeu de gestion d’entreprise, bien dans le cadre de ses études,
– Rémi, qui va découvrir ce type de jeu, en sachant qu’il est interdit de manger toutes les barres de chocolat de la boîte,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Elise et Rémi, un peu déstabilisés par les jeux testés à la maison lors de leur dernière venue, souhaitaient découvrir un jeu sympa, un poil costaud, et je propose alors de les mener dans l’industrie chocolatière, via le jeu de gestion d’entreprise Ambition.
Bingo ! Elise est ravie de découvrir un jeu de ce type, elle qui suit des études dans ce domaine (non, pas le chocolat.. ;-).

La partie se met en place rapidement et nous
choisissons nos salariés initiaux, sans savoir très bien
quelle organisation déployer. Même s’il paraît logique
de recruter au moins un membre de chaque profession, on hésite,
à son tour de jeu, sur le nombre d’ouvriers à placer dans
son entreprise. 1, 2 ou 3 ? Rémi et moi penchons pour 2, tandis
qu’Elise, plus raisonnable, se contente d’une recrue.


Chacun note secrètement le cours d’achat qu’il est prêt
à payer et la quantité souhaitée, marché par
marché…


Rémi va devoir bientôt emprunter et réorganiser
son entreprise, tant ses difficultés financières sont importantes.
Il faut dire que payer 5 000 F par tonne de chocolat en stock est d’une
cruauté ;-)))

Le jeu s’enlise un peu dans les redressement
judiciaires (symbolisés par un jeu à découvert tant
que l’emprunt n’a pas été remboursé) et les situations
incroyables (nos 3 entreprises n’ont plus aucun ouvrier, mais un comptable,
une secrétaire et un commercial…).
Tour à tour, Rémi puis votre serviteur sommes contraints
d’emprunter une seconde fois à la banque (la dernière…)
et les prix d’achat de matières premières frise le ridicule
(1 000 F la tonne de cacao !). Elise, de son côté, parvient
intelligemment à retarder l’échéance de son emprunt.

Lorsqu’arrive le mois de juin, nous nous observons
avec inquiétude : à ce rythme-là, personne ne devrait
réussir à atteindre août, faute de finance… Rémi
est d’ailleurs le premier à tomber en faillite sans possibilité
de sauvetage, malgré nos soutiens attentionnés. Il quitte
donc la table de jeu, certainement rejoint bientôt par Elise et
surtout moi.

C’est alors qu’Elise semble commencer à
remonter la pente : plus de contrats, donc plus d’argent, donc plus d’investissements…


La table de jeu en fin de partie…

Nous avons à présent beaucoup
d’argent et c’est précisément ce qui est bizarre : privés
de finances lors de l’essentiel de la partie, nous nageons à présent
en pleine prospérité ! Cela est curieux…

Les tours sont très longs et il en
reste encore 2 lorsque nous décidons, d’un commun accord, d’en
rester là, sans pouvoir véritablement désigner un
vainqueur : autant Elise est légèrement en avance, autant
de profonds boulevrsements peuvent encore survenir lors de ces 2 tours.
Ex-aequo !


Les marchés internationaux de vente de cacao sont bien chargés…

Il est amusant de constater que, quels que
soient les choix initiaux, nous nous retrouvons très rapidement
à cours d’argent, et que nous allons bientôt effectuer
notre premier emprunt de 50 000 F…
A ce petit jeu, Rémi dilapide son argent et je lui propose un
arrangement : 20 000 F contre 4 barres de chocolat déjà
transformé. Déjà acculé, il accepte sans
pouvoir vraiment faire autre chose.
De son côté, Elise est la moins en retard de nous tous,
même si ses finances ne sont pas au mieux non plus.


Ludo le gars en train de prendre une carte de contrat chèrement acquise…


L’entreprise de Ludo le gars lorsque je pête les plombs : investissement
massif suite à l’encaissement d’un contrat important et effectifs
très importants !

De mon côté, en retard sur
Elise, je tente le tout pour le tout dès mon premier gros contrat empoché : investissements massifs en personnels (5 ouvriers, 2 commerciaux, 2 secrétaires et 1 comptable !).
L’intérêt de disposer de plus de commerciaux qu’Elise me garantit l’acquisition de meilleurs contrats, car bénéficiant de plus de négociations possibles.

De plus, la lecture secrète de la
carte Le Confidentiel m’indique que les contrats non transmis à
la comptabilité seront perdus. Ainsi, je choisis réellement
les contrats les plus lucratifs, en laissant croire à Elise que
je suis vexé de lui en laisser gagner autant. Malin, malin, le
gars…

Cliquez pour agrandir !
La configuration finale du plateau…

Décompte final
Elise termine la partie avec un total de 336 000 F en caisse
+ 44 000 F au secrétariat, Ludo le gars termine avec 173 000 F en caisse
+ 171 000 au secrétariat et à la comptabilité, Rémi
est en faillite.

Débriefing
Ambition est un jeu qui requiert de l’ambition ! Et de la persévérance
aussi… Car 12 mois de jeu, c’est 4 heures au bas mot…

Nous sommes ressortis de cette partie relativement fatigués, avec un
soupçon de déstabilisation : durée de jeu excessive, retournement
de situation financière, influence majeure des cartes Le Confidentiel…
Il est incroyable que Ludo le gars arrête une partie avant son terme,
mais là, c’était trop, cela virait quasiment gros bill…
Une remarque qui m’est venue après la partie : probablement que notre
prospérité naissante allait à son tour faire place à
une phase de récession, à cause d’achats plus élevés
de cacao, des prises de contrats plus basses, et donc des entreprises à
nouveau sur-dimensionnées en personnel, d’où de nouvelles difficultés
financières etc…
On ne le saura jamais, mais ce sera l’élément à tester
sur une partie ultérieur : le jeu reproduit-il vraiment les cycles d’activités
si proches de la réalité ?

Cette partie d’Ambition restera donc comme un moment bizarre : jeu éminemment
logique et fluide mais un peu lourd, répétitif et fatigant.

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