[02/03/2013] Carolus Magnus, Tzolk’in, Augustus

Ce samedi me verra jouer à pas mal de jeux, la plupart non présents dans ma ludothèque donc sans compte-rendu de partie (ben oui, faut faire des choix !) et donc trois parties relatées ci-après,
sur des jeux qui m’ont bien plu, surtout le deuxième…
Pour démarrer, dans un coin de la salle des jeux traditionnels, dans la zone des tournois, en fin d’après-midi, je fais découvrir Carolus Magnus à Franck et Jacques, puis ce
dernier m’invite à faire mes premiers ronds sur la roue de Tzolk’in, superbement peint par cet artiste qu’il est, et enfin, pour clore la soirée, nous nous lançons dans une
partie d’Augustus, le jeu qui a le plus buzzé dans le salon. A noter que, même si nous ne faisons pas la fermeture du Off ce soir, il est quand même 3 heures et 1/2…

 

CAROLUS MAGNUS :


Un Colovini bradé sur le salon, il n’en fallait pas plus pour que Philippe et moi suggérions à Franck de s’en prendre une boîte. Du coup, assez logiquement, je lui fais
découvrir son acquisition dans l’après-midi…

La mise en place a eu lieu, avec les 15 régions autour des cubes colorés. Chacun a pris sa petite piste de majorité et ses 8 châteaux (à 3 joueurs) : Jacques les blancs,
Franck les gris et moi-même les noirs.

Avec ses nombreux jets de dés, on ne peut pas dire que le jeu ne soit pas un tantinet aléatoire… Bien sûr. Mais, en même temps, on doit savoir adapter sa manière de jouer à
ce que les dés nous offrent…

Charlemagne (Carolus Magnus bien sûr) se promène de région en région, en fonction de la valeur du jeton posé devant soi. Cela piment bien le jeu car ce jeton indique aussi
dans quel ordre on joue…

Il y a comme du monde, non ? Au premier plan, l’autre table des ludophiles en vadrouille à Cannes, avec Pierre, de dos, Romain et Maud, elle-même venant du club de Mâcon…

Ce système de majorité sur les couleurs, à droite, avec réserve de cubes à gauche pour rejoindre soit la droite soit le plateau, est un régal, même s’il fait pas mal
couiner…

Fusion de deux régions adjacentes, lorsque Jacques positionne un château blanc dans une région adjacente à une autre où il en avait déjà un…

Nous avons épuisé une première fois nos jetons d’ordre du tour, et la situation semble plutôt favorable à Franck, lequel n’a plus que 3 châteaux à poser…

Tant mieux, le jeu plaît à son heureux possesseur…

Un peu plus tard, on peut voir qu’une région va être certainement déterminante : la grande de gauche avec 4 châteaux blancs, sachant que les majorités sur les cubes sont très
volatiles…

La fameuse région vue de près…

Aïe aïe aïe, Franck réussit à clore la partie en éliminant les 4 châteaux blancs de la fameuse région sus-citée, en en plaçant 4 à lui (il lui en manque même un !) et en
fusionnant avec celle d’à-côté…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La fluidité du système de jeu,
– Les nombreuses hésitations pour choisir quel jeton poser,
– Le côté vraiment déconcertant du mécanisme,
– Le look coloré de l’ensemble.

 

On a moins aimé
– L’évidente place du hasard, avec notamment la chance d’avoir des couronnes ou pas,
– L’impression d’un gros chaos lorsque la partie se joue sur le remplacement de 4 châteaux dans une même région !

 

 

 

Scores de la partie :

 

Jacques (blanc) : 0 château posé
Franck (gris) : 8 châteaux posés (+1 manquant)
Ludo le gars (noir) : 4 châteaux posés 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 16 / 20


Durée de la partie : 1 heure et 15 minutes

 

 

 

 

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TZOLK’IN :


Ah… Le voici ce fameux jeu que je m’étais procuré à Essen et qui me faisait de l’oeil pour l’essayer, sans que je parvienne à trouver le temps de m’y coller… Heureusement
que grâce à Jacques, qui avait apporté son exemplaire tout coloré tout beau, juste pour frimer au Off, hein 😉 je vais pouvoir le découvrir…

Le plateau, immense, est somptueusement décoré et surtout propose un mécanisme intégré totalement novateur : l’engrenage ! Avec une roue centrale, la fameuse Tzolk’in, et ses 5
roues dentées reliées à celle-ci, on a affaire à un jeu de placement d’ouvriers qui sort clairement des sentiers battus…

Je joue avec les bleus, Jacques n’ayant pas cédé, le sal_pard, pour me laisser les verts. Devant moi, j’ai en stock ce que j’ai choisi de conserver avec mes tuiles de
démarrage : 6 maïs, 3 bois, 1 crâne et 1 progrès sur une des 4 pistes du plateau…

A son tour, on pose des ouvriers ou on en reprend et on fait les actions présentes. Hyper simple ! Ici, en fin de premier tour, on voit que chacun a placé ses ouvriers, en
payant en maïs le coût de positionnement de ses cylindres…

La partie progresse tranquillement, l’ambiance est studieuse, la tension palpable…

Petite vue des 4 pistes de progrès, avec Jacques présent sur le niveau 2 de la piste dédiée à l’agriculture, alors que Franck et moi en sommes au niveau 1 ; Pierre
s’est placé au niveau 1 de la piste de production de ressources ; quant à moi, je me suis mis au niveau 1 de la piste religieuse…

Fin de la première saison sur les 4 que comporte le jeu. En raison du crâne posé par mes soins sur la roue bleue, je suis le seul à avoir progressé sur la piste des PV. En
revanche, Jacques est le seul à être aussi développé, avec des tuiles de bâtiments devant lui, en donnat l’impression de nous donner un cours de Tzolk’in !

Vue rapprochée de la roue dédiée au maïs et au bois, avec pas moins de 3 ouvriers me concernant, lesquels devraient enfin me permettre de voir venir lorsque je les
retirerai…

Et voilà mon stock de maïs, royal, avec 16 unités et 3 champs récoltés (utile dans la perspective de prendre le bâtiment qui rapporte 4PV par champ)…

Vue générale, avec de jolies tuiles achetées par Pierre en bas à gauche, chose que je n’ai pas réussi à faire encore…

Le maïs est vraiment le nerf de la guerre et Pierre, le sachant bien, ne va pas tarder à acquérir le bâtiment qui lui paiera la nourriture d’un maïs par ouvrier, ce
qui, en complément de son choix très rapide d’en construire un identique, lui permettra de ne plus avoir à nourrir du tout ses ouvriers ! Joli…

Franck démarre, lui qui avait fait une erreur au démarrage, en choisissant un ouvrier supplémentaire et une tuile avec seulement 3 maïs (il avait beaucoup galéré). A
l’inverse, Jacques semble s’effondrer, lui qui avait pourtant impressionné l’assistance lors de la première saison…

J’aime assez ma situation, avec 24 maïs en stock et 4 champs récoltés, sachant que j’ai déjà bien progressé sur la piste de score (merci les crânes notamment)…

Vue générale à mi-partie, alors que Pierre et moi nous battons autant sur le positionnement des crânes sur sur les 3 temples. Du coup, assez logiquement, nous sommes en
avance au score (21 pour moi, 19 pour lui), alors que Jacques et Franck sont toujours collés à 0 !

Belle, belle partie, avec plein de choix et une tension vraiment excellente…

Mon premier bâtiment : deux progressions dans le temple du dieu vert et 3PV contre le paiement de deux ors…

Fin de l’avant-dernière saison. Toujours 0PV pour Jacques et Franck. Je sais que je vais devoir à tout prix une tuile de monument pour scorer sur mes champs de maïs récoltés
ou sur ma progression dans les pistes de progrès, si je veux remporter cette partie au dépens de Pierre, mon plus sérieux concurrent…

Je fais tourner la roue, toujours un moment assez magique…

Fin de la quatrième et dernière saison, celle qui me fait couiner puisque je ne parviens pas à prendre l’une ou l’autre des tuiles monument qu’il me fallait obligatoirement.
Certes, j’ai décollé sur la piste de score (15PV d’avance sur Pierre), mais c’est surtout dû au placement d’un crâne me rapportant pas moins de 13PV…

La zone de Pierre, une fois la partie achevée, avec des PV qu’il va engranger grâce au décompte non encore fait sur les trois temples…

La zone de Jacques, étonnament peu rentable alors qu’il nous avait gratifié d’une première saison splendide !
  La zone de
Franck, avec des PV prévus lors du décompte final puisqu’il a acheté l’une des deux tuiles qu’il me fallait…

Ma zone finale, avec quelques maïs en stock, mais j’ai trop galéré sur ce point lors de la dernière saison pour pouvoir effectivement acquérir l’une des deux tuiles que je
visais. A noter les innombrables cubes d’or que j’ai du coup en stock et qui vont me permettre de scorer pas mal (légère compensation)…

La partie est terminée et on peut voir que, juste avant le décompte lié aux tuiles, je suis seulement 1 point devant Pierre, ce qui ne pourra pas être suffisant avec
le décompte sur les 3 temples, très favorable à Pierre… Jacques est à 26 points derrière et Franck 28, ce qui devrait sceller leur position…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le côté très innovant des roues dentées formant un engrenage, offrant un jeu vraiment unique, un jeu rare qu’il faut avoir probablement,
– Le thème assez bien porté par le mécanisme, avec des graphismes superbes et immergeant dans l’ambiance maya,
– La simplicité de la règle offrant pourtant des choix stratégiques variés et qui semblent équilibrés,
– La très grosse envie d’y revenir très vite…

 

On a moins aimé
– ?

 

 

 

Scores de la partie :

 

Piste Temples Monuments Ressources Total
Pierre (rouge) 33 28 0 3 64
Jacques (vert) 8 0 20 2 30
Franck (jaune) 6 0 21 2 29
Ludo le gars (bleu) 34 11 0 9 54

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 18 / 20


Durée de la partie : 2 heures 45 minutes

 

 

 

 

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AUGUSTUS :


La boîte d’Augustus, dans la même gamme que Sidi Baba et Dr Shark, est quand même énorme, alors que tout tiendrait dans une boîte de la taille de M. Jack… Ensuite, je
n’aime guère l’illustration de couverture…. Heureusement, j’adore l’auteur du jeu, Paolo Mori (Ur, Vasco de Gama, …) et son idée d’utiliser le mécanisme du loto me séduit. Ouf
!

Chacun dispose de 3 tuiles d’objectifs à réaliser au plus vite, en recouvrant au fur et à mesure de la partie les symboles de gauche. Pour ce faire, un symbole est tiré
aléatoirement du sac et chaque joueur qui a ce symbole peut recouvrir l’un d’eux sur un objectif. Lorsqu’une tuile est complétée, on crie Ave Cesar et on empoche l’objectif (avec
effet, pouvoir, …) et on prend un nouvel objectif…

Nous jouons cette partie au maximum de joueurs possible, c’est-à-dire 6, en accueillant à notre table ludophile Eric et Michel. Jacques se colle à la pioche dans le sac. La
partie est fluide et agréable, bien sympathique…

Le premier objectif est réalisé par Franck, à ma gauche, donc il peut choisir une nouvelle tuile parmi celles de l’étalage central…

Au tour de Pierre de crier Ave Cesar et de pouvoir finaliser une de ses tuiles, sous les yeux d’Eric…

Je termine mon premier objectif, mais j’avais mal compris l’effet de droite, du coup inutile… Dommage. En même temps, je n’étais plus vraiment en forme ce soir-là, victime
d’une mauvaise surprise alimentaire m’ayant détraqué les intestins durant tout le Off… :-(((

Bien, voilà qui est plus sérieux : j’ai terminé 4 cartes d’objectifs, dont deux que j’avais retenues pour leur complémentarité au premier tour (un bouclier égale un char et
un bouclier égale une double-épée). Mais je suis encore pas très au point puisque j’oublie de prendre la tuile de PV liée aux 4 objectifs réalisés (j’avais prévu de le faire
🙁

Pierre semble se prendre une peu la tête, mais ce n’est qu’assez rare sur ce jeu, bien plus fun qu’autre chose. Si on accepte la part très importante du hasard, on passe un
bon moment sur Augustus…

Michel est très concentré, sous l’oeil avisé de Jacques, sachant qu’il nous prépare un objectif qui nous fait du mal…

Son fameux objectif, une fois réussi : nous devons tous détruire un de nos objectifs précédemment finalisé !.

Une fois la partie terminée, pusique Jacques en a réalisé 7, voici la zone de Franck…

La zone de Pierre…

Celle d’Eric…

Celle de Michel…

Celle de Jacques, notre grand vainqueur du soir…

Et la mienne…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La bonne idée d’utiliser un mécanisme proche du Loto, avec des petits choix à faire au fur et à mesure de la partie,
– Le côté fun du jeu, surtout à beaucoup de joueurs, comme l’ont souligné plusieurs joueurs attablés ayant joué au jeu dans diverses confiurations,
– Le côté simple et plaisant, invitant à repratiquer le jeu, pour le moment.

 

On a moins aimé
– La taille démesurée de la boîte et son illustration peu plaisante,
– Les symboles inutiles en fond de plusieurs cartes : on se demande à quoi ils servent et distraient le joueur.

 

 

 

Scores de la partie :

 

Tuiles de PV PV fixes PV non fixes Total
Franck 0 27 0 27
Pierre 12 27 21 60
Eric 0 10 12 22
Michel 6 18 8 32
Jacques 23 25 14 62
Ludo le gars 13 28 6 47

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20


Durée de la partie : 30 minutes

 

 

 

 

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