[02/07/2010] Diamonds Club, Quo Vadis ?

Et voici la nouvelle édition de nos retrouvailles ludiques annuelles qui se déroulent en gîte et baptisées, évidemment, Ludophiles en gîte ! Au programme, pas mal de jeux comme on s’en doute, mais pas seulement…
En tout cas, en ce qui concerne la première soirée et les jeux pratiqués par votre serviteur, voici le menu : Diamonds Club, sorti pour Essen 2008 et qui m’avaiit titillé au point que je l’échange à un internaute récemment, puis Quo Vadis ? un incontournable des jeux d’enfoirés. Indémodable…

 

DIAMONDS CLUB :


Diamonds Club ne dispose pas, c’est le moins que l’on puisse dire, d’une boîte aguicheuse… Le jeu a intérêt à revêtir de l’intérêt, parce que, sinon, rien de rien ne le sauvera…

Nous sommes censés incarner de riches membres d’un club londonien très select dans lequel il convient d’agencer au mieux un parc à l’aide du commerce de pierres précieuses. Vous y
croyez au thème, vous ? Nous, non plus…

A la manière d’un Puerto Rico, par exemple, Diamonds Club met à la disposition de chaque joueur un petit plateau individuel sur lequel positionner ses agencements personnels :
animaux, orangeries, …

La méthode d’acquisition des tuiles est, en revanche, originale et séduisante : à son tour, on pose la somme requise sur une case pour s’en offrir les effets, sachant que le montant
à payer est égal au nombre de pièces adjacentes orthogonalement + 1…

Voici mon plateau individuel une fois le premier tour achevé. J’ai donc acquis une tuile de forêt (rentables si très nombreuses) et une tuile de pavillon (comme l’indiquent les 3
zones grisées du haut, il m’en faut au moins un autre + une orangerie pour ne pas être éliminé). Sur la droite, on voit que j’ai amélioré mes revenus à 12 par tour au lieu de 10…

Pour le tour suivant, on remélange les grandes tuiles bifaces de cases à effets, ce qui promet des possibilités vraiment différentes à chaque tour. En bas, on remarque la zone où on
peut acheter des tuiles moyennant un paiement en pierres précieuses…

Bonne ambiance sur un jeu somme toute classique mais parfaitement bien huilé. Un de ces jeux qui convient parfaitement aux joueurs qui n’en ont pas encore dans leur ludothèque…

Petite vue de mon plateau individuel un peu plus tard. Avec mes deux pavillons, je suis assez serein, reste maintenant à acquérir une orangerie, et, surtout, à rentabiliser mes
forêts en investissant sur piste concernée…

Le jeu est très interactif avec ses deux espaces de positionnement où l’on agit directement sur le montant payé par les autres joueurs. Et pourtant, on reste quand même sur sa faim
sur ce point, avec l’impression que le joueur visé aura toujours un moyen de s’en sortir sans trop forcer…

Vincent, toujours aussi habile ludiquement parlant s’entend 😉 , nous gratifie d’une bien belle partie, maîtrisée de bout en bout, grâce à une stratégie qui semble très
prometteuse, voire gagnante : investir à fond sur les forêts (6 PV par forêt si au bout de la piste) et les séries de 3 animaux (10 PV par série). Je la rapproche de la stratégie
Maïs, si efficace à Puerto Rico…

La fin de partie n’est pas loin du tout (il ne me reste que 2 cases vert clair à construire et c’est à peu près pareil pour les autres)…

Petite vue de nos achats endiablés…

Vincent paie bien cher sa dernière forêt mais il sait que cela est si rentable pour lui qu’il aurait tort de se priver…


Mon plateau en fin de partie, assez équilibré mais pas assez puissant au niveau des cartes de bonus reçues (deux d’assez faible valeur)…

Et voici la vue finale de la partie, finalement remportée par Romain, moins monostratégique que Vincent, ce dernier n’ayant pas réussi une seconde série d’animaux et n’ayant acquis
aucune carte de bonus…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le système de positionnement sur les cases (à la Goa) et celui sur les tuiles de bâtiments : très interactif et bien vicieux, on agit directement sur le coût payé par les autres
!
– Le matériel proposé, d’excellente facture et très agréable à manipuler et à regarder,
– Le fait d’avoir
chacun un plateau individuel pour se développer, j’en suis assez friand.

 

On a moins aimé
– Le look de la boîte et le thème totalement transparent !
– Le peu de possibilités remarquées aujourd’hui pour vraiment attaquer un joueur sans se sacrifier soi-même,
– Le manque de fraîcheur de ce jeu, pas moins bon mais pas meilleur que beaucoup d’autres du même genre…

Scores de la partie :

 

  Ouvrages Forêts Animaux Bonus Echelles Total
Vincent (blanc) 16 48 10+2 0 0 76
Yannick (doré) 48 0 10+0 9 3 70
Romain (rouge) 36 15 10+2 13 3 79
Ludo le gars (bleu) 24 30 10+0 6 3 73

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20

 

Durée de la partie : 2 heures 30 minutes

 

 

 

 

 

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QUO VADIS ? :


Quo Vadis est excellentissime à 5 joueurs et comme nous sommes 5 en quête d’un jeu…

Sur la ligne de départ, les candidats sénateurs noirs de Laurent cotoient les jaunes de Lucarty, les rouges de Yannick, les bleus de Vincent et mes blancs. Beaucoup de candidats
pour 5 seuls élus qui seront récompensés d’un siège au Sénat…

Voilà les espaces de départ tous remplis, il va falloir avancer, négocier, voire se chamailler à présent…

A chacun de juger des bonnes places occupées par les uns et des places délicates occupées par les autres…

Et vas-y que ça cause…

Le sénat n’est plus très loin pour les joueurs bleu, blanc et jaune…

Lucarty et Vincent ont rallié la précieuse salle et je devrais les rejoindre sans tarder avec l’un de mes deux pions blancs à droite…

En même temps, pourquoi me presser ? J’ai tout mon temps et personne ne pourra m’empêcher d’y parvenir. Autant discutailler ailleurs et glaner quelques précieux lauriers…

Petit exemple de négociation sans fin à défaut d’être sans but…


Malgré des propositions que je lui fais, à deux reprises, lors de deux tours consécutifs, pour lui permettre d’atteindre le sénat en 2 tours au lieu des 4 minimum dont il a besoin,
Laurent les refuse et ce qui devait arriver se produit : il n’est pas présent au contraire de Vincent qui y possède deux pions !

Là, je n’hésite plus : je rentre à mon tour au sénat et la partie s’achève…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le côté plus que vic
ieux de ce jeu à tout moment !
– La simplicité de la règle générant un jeu si tendu, sans artifice inutile.

 

On a moins aimé
– Le moindre intérêt à moins de 5 joueurs.

Scores de la partie :

 

Laurent (noir) : 0 car non présent (15 lauriers sinon)
Lucarty (jaune) : 8

Yannick (rouge) : 26
Vincent (bleu) : 6
Ludo le gars (blanc) : 23

 

Note du jeu (sur cette partie) : 17 / 20

 

Durée de la partie : 1 heure 30 minutes

 

 

 

 

 

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