[02/11/2006] Asterix & Obelix, Die Baumeister von Arkadia

Poursuite des découvertes esseniennes, malgré l’incursion d’irréductibles gaulois qui n’avaient pas eu droit à leur test au printemps. Donc, au programme aujourd’hui : Asterix & Obelix pour commencer, avec Maitena qui est ravie de jouer avec son papa (c’est toujours bien les vacances scolaires qui suivent Essen…) et, pour la soirée, une partie de découverte du tout-nouveau Ravensburger : Die Baumeister von Arkadia, un jeu d’opportunisme qui m’a fait penser tout de suite à Australia, chez le même éditeur, en raison de son système d’influence sur les cases adjacentes aux intersections où sont posés les personnages des joueurs.
Mais je vois que je rentre déjà dans le détail, et nos ancêtres les gaulois ne l’entendent pas de cette oreille… Place à eux donc !

ASTERIX & OBELIX :

Première manche, avec Maitena dans le rôle d’Asterix. Le jeu est une sorte de Can’t Stop ou de Kleine Fische, mais en encore plus hasardeux : on fait avancer sa figurine sur une rangée et il faut jouer une carte de sa main de la même couleur que l carte retournée pour la battre…
Dans cet exemple, Asterix a vaincu la carte Romains jaune mais n’a pas pu se défaire de la carte rouge (parmi les 4 cartes qui restaient dans la main de Maitena, aucune rouge). La carte jaune va donc être défaussée, la rouge retournée (façon memory) et on bouche les trous avec les cartes de la pioche…
Avec mon Obelix je viens de réaliser un chelem : vaincre tous les Romains d’une même rangée. Ainsi, je refais instantanément ma main à 5 cartes et je peux repartir ailleurs. Mais gare si j’échoue : je perdrais alors toutes mes cartes non encore ramassées…
La partie s’achève en raison de la sortie de la cinquième carte Fête du Village. Il ne nous reste plus qu’à comptabiliser le nombre de cartes de chaque couleur gagnée par chacun : un jeton à celui qui en a le plus. Celui qui a le plus de jetons gagne la partie…
Deuxième manche sur le même principe, parce que Maitena insiste… On inverse juste les rôles : elle jouera Obelix et commencera la partie. Je réalise le premier chelem du jeu en scindant la ligne romaine en deux…
Cete fois, c’est Maitena qui parvient à réaliser un joli chelem. Au niveau des cartes, ceci dit, elle a déjà pris pas mal de retard (la faute à pas de chance)…
Je viens de vaincre le traître Moralelastix en alignant deux cartes identiques. Résultat : j’aurais en plus le jeton spécial chaudron. A noter qu’il y a aussi des cartes pirates (une carte de n’importe quelle couleur pour vaincre) et un sanglier (arrête le tour mais les cartes sont gagnées)…
Fin de la seconde manche et je la remporte très facilement. Maitena est certes déçue mais avec un tel hasard, présent à tous les niveaux, je n’y peux strictement rien de rien… Et quand je pense que l’auteur de ce jeu est le même que celui qui a fait Die Säulen de Erde, on est surpris !
Bilan synthétique :

On a aimé
– La présence d’Asterix et Obelix dans une production Kosmos
– La petite tension lorsqu’on hésite à aller jusqu’au bout de la rangée

On a moins aimé
– L’impossibilité de gêner son adversaire en plaçant sa figurine en bout de rangée : soit on ignore ce que la première carte renferme (le plus souvent), soit on peut contourner le problème en passant par l’extrémité opposée de la rangée ou de biais
– Le manque de cartes en main pour pouvoir prétendre que le jeu ait un semblant de tactique
– Le système de gains des jetons : la majorité se joue sur un détail et le départage par le centurion est encore une fois très très hasardeux (coup de bol on en a un, manque de chance on n’en a pas)

Scores de la partie :

 

Maitena : 3 (2 puis 1)
Ludo le gars : 9 (4 puis 5)

Note du jeu (sur cette partie) :   🙁

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DIE BAUMEISTER VON ARKADIA :

Les architectes d’Arcadie fleure bon le parfum des jeux Ravensburger des années 1998/2000, à la Tikal, Java ou encore Mexica, des jeux au matériel splendide, aux règles fines et qui s’adressent un peu plus aux gros joueurs que les autres productions de l’éditeur. Alors ?
La photo précédente illustrait la situation en fin de premier tour de jeu, celle-ci présente le premier bâtiment achevé sur le plateau (sceau vert), oeuvre conjointe de Sylvain (orange) et de votre serviteur (vert). Comme c’est moi qui ait finalisé l’encerclement, j’encaisse un sceau de plus (soit 2 en tout) et Sylvain un…
Le plateau se remplit progressivement à partir du château central, puisque tout élément posé doit être adjacent aux autres. Les éléments centraux sont ajoutés progressivement à raison de 1 par bâtiment encerclé. L’idée est de faire apparaître les sceaux des familles dont on souhaite vendre ceux acquis jusque là. Par exemple, à cet instant, un sceau rouge vaut 3 ors, alors qu’un sceau blanc n’en vaut qu’1. En ce sens, nous avons affaire à un jeu de bourse assez opportuniste…
Mon paravent renferme 3 jetons rouges, 3 jetons blancs et 1 noir. J’ai déjà vendu des jetons verts pour 6 ors et je possède 1 ouvrier à ma couleur en attente de placement et 2 ouvriers neutres. Je crois que c’est à peu près à ce moment que j’ai décidé d’axer ma stratégie sur l’acquisition et la conservation jusqu’à la fin de la partie de sceaux majoritairement d’une seule couleur (le vert), afin de pouvoir les vendre au meilleur taux final (en essayant de faire conserver les verts pour le niveau 3)…
Julie ne se fait pas prier pour dire qu’elle ne sait pas du tout comment il faut faire et ce qu’il faut faire ! Du coup, à plusieurs reprises, elle ne place qu’un ou deux ouvriers autour de bâtiments, attendant qu’on les ferme. Bilan : ce n’est pas elle qui encaisse le sceau bonus et elle favorise un tant soit peu son voisin immédiat : Sylvain…
Une vue générale alors que le premier étage du château est complet : il reste deux blocs verts qui vont rejoindre le niveau 3 (miam pour moi). Sur le plan comptable, Julie a utilisé un seul étendard, Sylvain et moi deux. Ceux-ci permettent de vendre des sceaux au cours actuels et de récupérer deux ouvriers à sa couleur pour placement ultérieur…
La partie s’achemine vers son terme et je prend mon premier gros risque de la partie : j’utilise mes 4 ouvriers verts attendant derrière mon paravent pour terminer l’encerclement du bâtiment blanc. Résultat : j’encaisse 6 jetons blancs ! Et, surtout, je me place avantangeusement contre le bâtiment vert non encore encerclé totalement…
Les 6 jetons gagnés avec force sont immédiatement revendus pour un montant lucratif de 30 ors ! Cela contre-balance le gain de 32 de Sylvain réussi 5 ou 6 tours auparavant et qui avait fait beaucoup parlé. Ceci dit, je suis un peu perplexe : je viens d’user mon dernier étendard et mes derniers sceaux ne pourront être vendus qu’en toute fin de partie (reste à placer des blocs verts en haut)…
Sylvain semble se sentir en bonne position, mais il ignore, et probablement Julie aussi, que j’ai une belle réserve de jetons verts, prêt à être vendu à la fin. Sur cette photo, on voit qu’il ne reste plus que 2 blocs à placer au niveau 2 avant d’entamer le dernier tour…
Avant d’aborder l’ultime tour de jeu, mon butin me convient bien : pas loin de 60/70 ors et surtout une dizaine de sceaux verts, sans compter les quelques noirs et rouges. Pourquoi autant de sceaux ? Parce que j’ai joué en essayant de clôturer à chaque tour, quitte à fermer les bâtiments des autres (gain de l’attractif sceau bonus)…
Ma deuxième prise de risque de la partie : je ne place pas mon bâtiment fléché pour terminer l’étage 2 car je préfère gader des forces  pour placer un bloc ou deux à l’étage. Résultat : c’est Julie qui ne se fait pas prier pour enfermer le bâtiment fléché et qui lance l’ultime tour…
Mon butin final, alors que mon dernier tour ne me permet strictement rien de rien : je ne peux pas clôturer quoi que ce soit et si j’entame l’encerclement d’un bâtiment c’est Julie qui le terminera et qui recouvrira probablement l’un des sceaux verts du château (je ne peux pas prendre le risque : je joue un bâtiment idiot et très grand à un endroit où les 3 ouvriers encore en sa possession ne lui permettent pas de fermer)…
Une vue finale de la partie…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le matériel du jeu, très agréable à l’oeil et au toucher,
– La prise de risque liée au moment où on décide de vendre
– La prise de risque liée aux blocs qu’on essaie de faire conserver pour le niveau 3
– La possibilité de clôturer un bâtiment dans un sens ou dans un autre : par les ouvriers ou par la pose d’un bâtiment
– La fluidité générale de la règle et des mécanismes.

On a moins aimé
– Le faible enthousiasme suscité par le jeu : agréable, certes, mais pas excitant pour deux sous
– Le fait qu’il n’y ait pas de distinction entre la vente actuelle et la vente finale : on attendrait soit un malus, soit un bonus, mais pas un gain similaire.

Scores de la partie :

Julie (violet) : 80 (76 + 4 en décompte final avec 2 jetons)
Lucarty (orange) : 98 (70 + 28 avec 9 jetons dont 5 verts)
Ludo le gars (bleu) : 126 (66 + 60 avec 19 jetons dont 11 verts)

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20

 

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