[03/02/2002] Carcassonne + der Fluss

Participants
– Julie, qui n’arrête pas de marteler que ma carcasse sonne ;-),
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Après la mémorable partie à 5 joueurs d’hier au soir, il nous fallait revenir à nos parties non moins mémorables à 2 joueurs. Et ce fut avec plaisir et éclat…

Julie commence à poser la tuile suivant la source de la rivière et y dépose son premier paysan. Il est parfois des choses qu’il vaut mieux s’abstenir de faire, le prolongement de la partie lui prouvera…
La rivière se constitue petit à petit, tortueuse à souhait, et apportant au terrain un aspect agréable avec ses paysans, son moine, ses chevaliers et son voleur. Petits oiseaux dans les arbres, truites qui sautent les petits ponts de pierre, fleurs qui répandent leur senteurs printanières dans les prés et les champs… Mais je m’égare, revenons-en au jeu.
Les tours se suivent et je prends progressivement l’ascendant sur la partie, de manière inéluctable, avec une gestion des éléments assez optimisée :
– Une zone quasiment autoroutière pour marquer des points de chemins et, occasionnellement isoler les paysans de Julie dans des prés sans ville,
– Une abbaye dans la même zone,
– Une grosse ville en construction sans précipitation de fermeture (gain de 26 points),
– Quelques paysans, mais pas trop, dans le grand champ qui semble se profiler.

Pendant ce temps, Julie réussit à se maintenir au niveau du score, grâce à des abbayes et des villes de petite taille. Par contre, elle éprouve des difficultés à achever une grande route où se trouve un de ses voleurs et à placer des paysans dans des champs juteux.

La deuxième moitié de la partie confirme les promesses de la première : je réalise un sans-faute avec notamment deux autres villes de taille respectable, une augmentation progressive du nombre de paysans dans le grand champ et une mise à l’écart totale de 2 paysans de Julie.

Décompte final
Je gagne la partie avec le total impressionnant de 146 points, Julie finissant avec 80 points.
L’alimentation des villes m’a rapporté 47 points, pour seulement 4 points à Julie
.

Débriefing
Cette partie s’apparente à un rouleau compresseur : Julie n’a jamais eu l’impression de pouvoir contester ma main-mise sur le jeu. Ce fait, suffisamment rare, méritait d’être souligné, car, le plus souvent, le déroulement est très équilibré et les scores sont très serrés au final.

Sur le jeu en lui-même, il me semble de plus en plus que pour pouvoir gagner, il faut gérer les différents moyens d’emmagasiner des points avec équilibre. En effet, puisque le hasard intervient dans le tirage de chaque tuile, et même si nous jouons avec une tuile individuelle de réserve, il faut se laisser le maximum de marges de manœuvre, sans se focaliser sur un seul type de gain. Par exemple, si sa stratégie est seulement axée sur les villes, le tirage de tuiles de routes aura tendance à être sous-exploitée.

De manière analogue, il me semble que jouer juste pour soi, sans se soucier de ce que fait l’autre joueur (en tout cas à 2), est extrêmement préjudiciable, puisque, ainsi, on se prive de la possibilité d’empêcher son adversaire d’optimiser son jeu. Or, s’il ne parvient pas à optimiser son jeu, il marque moins de points. Et donc, cela revient au même que si l’on en marquait plus (en tout cas à 2).

Bref, je pourrais en parler des heures, mais il est tard. Nul doute que j’aurai l’occasion de philosopher sur Carcassonne à l’issue de la prochaine partie que nous ne manquerons pas de faire bientôt…

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