[05/03/2022] Pessoa, Spy Connection

Séance jeux de société post Festival des Jeux de Cannes 2022, avec la découverte de deux jeux sortis à cette occasion et que nous avons rapportés :
Pessoa : un incroyable jeu improbable sur un poète portugais nommé Pessoa et qui avait la particularité de s’inviter autant de styles que de poèmes ou pas loin ! Une sorte de dédoublement de personnalité à la puissance 100… Les belges de Geek Attitude Games sortent là un grand jeu, vraiment, à la fois très original, ultra-thématique et bien brise neurones ! Trouver le bon timing se pose là, pour notre plus grand plaisir !
Spy Connection : sorti chez Funforge, ce jeu très classique dans son look et ses mécanismes se révélera être franchement sympa, même si pas original pour deux sous. On a passé un bien bon moment et l’un de nos copains attablés va certainement aller l’acheter, c’est dire !

PESSOA

Qu’allons-nous trouver dans la tête de Pessoa, ce fantasque poète portugais aux multiples styles et personnalités ?
Partie à 3 joueurs en approche, avec une bien belle explication de Jacques, lequel nous accompagnera, Leila et moi, sur celle-ci…
Le plateau représente quatre quartiers de Lisbonne, avec la tête de Pessoa au centre. Chaque joueur va tenter de créer des poèmes de 3 à 5 strophes, en utilisant un pion coloré (bleu pour Jacques, jaune pour Leila et blanc pour moi), sachant qu’on peut aussi très bien utiliser le pion noir représentant Pessoa lui-même et non une de ses facettes ! Ça a l’air assez dingue comme principe avec ces personnalités multiples !!!
Chaque joueur possède un plateau individuel pour garder trace de son énergie créatrice (la piste des chapeaux), mais également pour positionner ses poèmes (tout à fait à gauche), ses cartes d’objectifs (en haut) et ses spécificités de style (en bas par type ou à droite placées face cachée).
La carte avec Pessoa sur fond noir indique que je contrôle Pessoa (c’est-à-dire le pion noir sur le plateau) en début de partie (mais il change très facilement de joueur).
Une aide de jeu biface est remise à chaque joueur pour bien retenir le déroulement du jeu et les effets des quartiers…
Voici ma main de départ, avec 3 cartes colorées (toujours en fonction du style) et numérotées (de 1 à 5, sachant que certaines cartes ont des valeurs doubles). On a aussi 2 cartes objectifs.
Pour réaliser un poème, il faut jouer au moins 3 cartes par ordre croissant, en essayant d’utiliser plutôt celles qui correspondent à ses styles majeurs (les vertes pour l’instant pour moi)…
Au premier tour, je viens placer mon pion blanc sur le quartier où on réalise des poèmes, sachant qu’il n’y a que deux places par quartier et que Pessoa, ici, occupe la deuxième place. A noter, également, qu’à trois joueurs, un joueur neutre est utilisé (le rouge aujourd’hui).
Je dépense les cartes ci-dessus pour créer un poème de 3 strophes, ce qui me rapporte notamment un bonus de PV puisque j’ai réalisé l’un des deux premiers de 3 strophes.
Chacun a joué un tour et mon pion, par exemple se retrouve sur la case 6 PV suite à mon poème initial…
La partie s’achèvera quand la tête de Pessoa, au centre, aura réalisé un tour plein.
Tout plein d’ancrages thématiques avec ce jeu bluffant d’originalité et de belles mécaniques !
Eh, vous savez quoi ? Sur l’autre table, au fond, ils jouent aussi à Pessoa !!! 🙂
Lorsqu’on décide de méditer, on récupère tous ses chapeaux et on doit piocher une nouvelle carte d’objectif, en placer une au-dessus de son plateau, avant d’en donner une à son voisin de gauche (draft bienvenu et très gênant parfois)…
Mon objectif est d’être celui qui aura réalisé le plus de poèmes de 3 strophes en fin de partie pour marquer 5 PV.
Nous sommes à mi-partie…
Bien bon moment passé sur ce jeu, avec un Pessoa plus vrai que nature attablé avec nous ! 😉
Dernier tour et je me rends compte que je ne vais pas pouvoir l’optimiser car ma piste de chapeaux est épuisé et qu’à part méditer je ne peux rien faire…
Le domaine de Jacques une fois la partie terminée (enfin, juste avant le décompte final).
Celui de Leila, qui pèche clairement par un manque total de poèmes réalisés : un seul au dernier tour !!!
Et mon domaine, avec 5 poèmes réalisés, en attente du dernier qui sera construit avec les cartes mises de côté sous ma tuile cartonnée (à la manière de Gutenberg sorti chez Nuts Publishing en 2021)…
Je vais couiner, je le dis de suite, car je vais échouer à 1 point de Jacques, juste parce que, au dernier tour, il ne restait aucune des deux places dans le quartier pour prendre des cartes (l’une d’elles valait 0 chapeau). La prendre m’aurait rapporté 1 PV et me faisait terminer à égalité avec Jacques… mais devant lui car j’ai écrit plus de poèmes que lui !!! Dégouté… 🙁

Durée de cette partie : 1 heure 30 minutes – Note de cette partie : 16 / 20

Scores de cette partie :

Piste Poème final Tuiles de poèmes Cartes en main Objectifs Total
Jacques (bleu) 53 11 17 0 5+5+5 96
Leila (jaune) 31 0 4 2 12+5+4 58
Ludo le gars (blanc) 44 12 21 0 5+5+8 95

Bilan synthétique :

On a beaucoup aimé
– L’ancrage du thème dans ce jeu : ça transpire de partout et permet des mécaniques particulièrement originales, comme d’aller dans la tête de Pessoa ou de jouer l’action de son pion !
– Le look du jeu, juste sublime,
– Le timing à trouver, entre prendre des cartes et/ou des chapeaux, et les dépenser au bon moment,
– La facilité de la prise en main même si ce n’est pas simple du tout et qu’on est constamment dérouté par le système de jeu. Bravo
!

On a moins aimé
– Ce côté non naturel justement, qui laisse un drôle de goût dans la bouche, qui nous perd un peu, mais avec les parties ça devrait disparaître.

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SPY CONNECTION

Après notre micro-morceau de partie au FIJ de Cannes, nous allons attaquer une vraie partie entière de Spy Connection avec Pierre qui nous accompagne sur cette découverte !
Chacun de nous interprète un espion qui, aidé de ses agents, va tenter de se rendre de villes en villes pour remplir des missions. Ci-dessus, vous voyez que le pion rouge de Pierre se trouve à Helsinki, l’orange de Leila à Londres et mon marron à Rome.
A son tour, soit on se déplace sur un réseau qu’on a déjà établi, soit on agrandit son réseau avec des agents en déplaçant son espion sur la ville d’arrivée, soit on prend une nouvelle carte de mission (maximum 3 en tout). Ensuite, en fonction d’où on est, on peut valider une ville en plaçant des agents sur les cartes de mission concernées.
Tout simple et ça paraît plutôt efficace…
Ma première mission, donc, va me mener de Rome à Istanbul, en passant par Londres et Berlin. J’empocherai alors 7 PV et je rejouerai un tour (symbole +).
La partie s’achèvera quand l’un des joueurs aura réussi 7 missions.
Au premier tour, chacun est resté sur place, en prenant une deuxième carte de mission, juste pour pouvoir valider sa ville de départ !
Petit à petit nos réseaux s’étendent, en sachant qu’il n’est pas interdit de passer sur une intersection occupée par un autre joueur, mais qu’il faut alors placer deux agents au lieu d’un !
Pierre est le premier à terminer une mission : il va retourner la carte devant lui et récupérer ses 3 agents (fondamental car on en manque très souvent)…
Et voilà !
La partie est vraiment très fluide et plaisante, Leila commençant à prendre un soupçon d’avance sur nous…
Le matériel est assez esthétique une fois la partie en cours…
Seul deux points de règle nous auront interrogés :
– Peut-on récupérer des agents pour prendre une carte de mission ? Nous pensons que non, au vu de l’endroit où est mentionné la récupération d’agents dans la règle.
– Lorsque l’un de nous a réalisé 7 missions, termine-t-on le tour ? Il y a ambiguïté dans la règle…
Ah, quand même, je vais paraître moins ridicule ! 😉
Ça va se finir sous peu…
Pas mécontent de réussir celle-ci de mission…
Nous terminons la partie tous les trois à Berlin ! C’est rigolo, non ?
Les missions réussies par Pierre.
Celles de Leila.
Et les miennes.

Durée de cette partie : 1 heure – Note de cette partie : 15 / 20

Scores de cette partie :

Missions Villes Total
Pierre (rouge) 29 1 30
Leila (orange) 31 1 32
Ludo le gars (marron) 23 0 23

Bilan synthétique :

On a beaucoup aimé
– La fluidité du jeu, avec ce côté : « On sait déjà y jouer avant d’avoir commencé ! » (comme dans mon podcast n°126 à écouter ici),
– Une efficacité certaine entre plaisir de jeu et prise de tête,
– La rapidité des parties.

On a moins aimé
– Globalement le look du jeu,
– Ce manque d’originalité qui ne fait pas d’effet Wahou,
– Les deux micro points de règles à éclaircir….

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