[05/09/2020] Oceans

Chacun a ses petites marottes : moi ce sont les jeux d’évolution !
Chacun aime prolonger, souvent, un petit peu ses vacances : en tout cas moi c’est mon cas !
Quand un jeu est beau et remplit les deux premières conditions, il a toutes les chances de sortir très vite sur la table de jeu…

Reçu quelques jours auparavant, le temps de le depuncher et d’en lire la règle avec attention, voici que Oceans est de sortie sur notre table, à 4 joueurs s’il vous plaît !
Comme nous sommes des débutants sur ce jeu, que nous n’avons jamais joué au jeu originel Evolution et que nous intégrons une joueuse d’un peu moins de 10 ans, oui, nous acceptons les conseils livrés dans la boîte, à savoir de jouer, pour s’approprier les mécanismes, à une variante dite Récif, qui, précisons-le bien, était pour les concepteurs la règle normale !
Du coup, nous allons passer pas loin de trois heures, au fond des mers, en pleine harmonie et découverte admirative de la faune et de la flore des profondeurs marines…

OCEANS

Un jeu qui fleure bon l’été, les embruns marins et les plaisirs des fonds… On s’attend à une partie bien immersive, c’est le cas de le dire ! 😉
Pas de plateau à proprement dit dans la boîte, mais une succession de boitiers qui représentent le récif (le plus coloré, de forme carré, à droite) et les trois zones de l’océan en fonction de leur éloignement du récif (de la gauche vers la droite). Entre le récif et l’océan, on a placé de petits plateaux dits d’espèces. J’y reviens.
Comme nous sommes 4 joueurs, dans chaque zone, nous avons placé environ 35 poissons sans que leur couleur n’indique quoi que ce soit de particulier. On pourra considérer ces poissons comme de la nourriture ou de la population, mais on y reviendra aussi…
Chaque joueur dispose d’une main de 6 cartes de surface dites de « traits ». Pour info, il y en a de 12 sortes en 10 exemplaires chacune. Là, ci-dessus, Julie, Yohel et Leila prennent connaissance des leurs, après que Yohel (premier joueur), Leila et moi avons joué notre premier tour. Julie réfléchit au sien…
Voici ma main, après mon premier tour, avec devant moi, sur la table, une première espèce créée. Je vous explique comment ça se passe : j’ai joué une carte de trait « rapide » en tant que première carte d’une nouvelle espèce (d’où le petit plateau placé contre elle). Cette carte me donne les capacités suivantes pour me nourrir : 2 en fouissage (dans le récif) et 2 en attaque (contre une autre espèce, à moi ou à un autre joueur). J’ai également une résistance de 2 en cas d’attaque subie (disque dorée). J’ai donc foui dans le récif et ai obtenu 2 unités de population : j’ai placé 2 poissons sur mon plateau d’espèce. Ensuite, j’ai fait vieillir toutes mes espèces, mais comme je n’en ai qu’une, pour le moment, je n’ai fait vieillir que celle-ci, et ai placé derrière mon paravent 1 poisson (d’où le seul poisson restant sur mon plateau).
En fin de premier tour de table, chacun a développé une première espèce avec un trait chacune. Les combos commencent à poindre le bout de leur nez dans ce jeu de survie ET d’évolution : va-t-on être costaud et calme et se nourrir en fouissant ? va-t-on se montrer agressif envers les autres espèces et les attaquer ? va-t-on user d’autres solutions alternatives comme parasiter un voisin ou nettoyer ses lieux de repas ? Bref, oui, ça sent les nœuds à la tête qui devraient monter en puissance évidemment…
La boîte est quand même juste magnifique et on se sent bien assis à cette table…
Sans trop me rendre compte si je ne prenais pas de risque inconsidéré, j’ai développé une seconde espèce dès mon deuxième tour (celle avec le superprédateur)… Mal m’en prit puisque, dès le tour suivant, je ne peux pas nourrir mes deux espèces et que je dois faire un choix et en sacrifier une ! Je me décide pour conserver mon espèce originelle et lui adjoins le trait sympathique de parasitaire…
Par contre, en revanche, le vieillissement (moment où on doit mettre derrière son paravent un poisson de chaque espèce) est fatal à ma deuxième espèce et je la défausse… 🙁
Dès que le récif sera épuisé en poiscailles, la carte « Explosion cambrienne » sera activée définitivement ! On y est presque : il ne reste que deux poissons égarés, mais ça pourrait changer si l’un de nous joue une carte de surface non pas pour placer un trait mais pour lancer une migration : déplacer d’une zone vers une autre autant de poisson qu’indiqués en bas à gauche de la carte défaussée !
Je l’aime mon espèce bien développée maintenant… Certes elle ne pourra plus fouir (puisque j’ai une interdiction de fouir sur l’une de mes cartes traits), mais alors qu’est-ce qu’elle devient costaude pour attaquer et protégée des attaques adverses !
Ça y est, la carte « Explosion cambrienne » est sortie et affichée à la vue de tous : dorénavant, on ne jouera plus une carte mais deux, de même le vieillissement se fera deux par deux ! Jolie retranscription du thème, clap clap clap ! 🙂
La première zone de l’océan étant à présent épuisée, la carte de scénario de la première zone s’active (jusqu’à ce que, éventuellement, des poissons rejoignent la zone) : chaque espèce qui gagnait de la population grâce aux icônes bleues en gagnent 1 de plus par trait concerné…
Petite vue de mes deux espèces à cet instant, sachant que l’on ne peut avoir que trois cartes de traits au maximum, à moins d’avoir le trait « rapide » qui permet d’en ajouter une de plus (d’où le positionnement en carré de mon espèce de gauche, au cas où)…
J’ai comme l’impression d’être assez à la rue au niveau des poissons derrière mon paravent pour le moment… Surtout quand l’on sait que le but du jeu est d’avoir le plus grand total entre les poissons de derrière son paravent et ceux de ses espèces en fin de partie ! A noter qu’on ajoutera aussi le jeton bonus lié à l’ordre du tour : 7 PV pour Yohel (qui est premier), 6 PV pour Leila, 4 PV pour moi et… 0 PV pour Julie qui couinait à l’entame ! 😉
Leila a très bien joué jusque là, combotant de folie, mais là ça commence à être dur…
C’est à peu près le même constat pour Julie, tandis que Yohel a le rictus de celui qui se sent de mieux en mieux dans l’océan…
Le nombre des espèces qu’on a devant soi croit et ça devient de plus en plus subtil pour savoir où en ajouter une nouvelle éventuellement (à gauche, à droite ou intercalée, mais où alors ?) tout comme on hésite à ajouter des traits, si possible, sur des espèces existantes… Joli, joli tout ça… 😉
La deuxième zone de l’océan étant épuisée, la deuxième carte de scénario va s’appliquer : chaque nouvelle espèce créée démarre avec deux poissons ! Allez, je vous remets un coup de moulinage de cerveau !!! 😉
Oui, oui, il n’y a pas à dire, il y a moins de bien se prendre la tête, le tout avec un thème très bien retranscrit. Et je n’imagine pas lorsqu’on y jouera (enfin, ceux qui voudront…) sans la variante récif, c’est-à-dire en mettant des cartes de scénario au hasard, et avec les incroyables et puissantes cartes abysses (80 cartes uniques) !!!
Lorsqu’il n’y a plus de poisson dans l’océan, on place les poissons de réserve et la partie s’achève à la fin de ce tour de table. Au final, comme c’est Julie qui déclenche cet instant, personne ne rejoue !!! Vilaine !
Wahou, quelle partie !
La zone de Julie une fois la partie achevée, avant le décompte…
Celle de Yohel…
Celle de Leila…
Et la mienne…

Durée de cette partie : 2 heures 45 minutes – Note de cette partie : 17 / 20

Scores de cette partie :

Paravent Espèces Jetons bonus Total
Julie 33 10 0 43
Yohel 38 5 7 50
Leila 34 5 6 45
Ludo le gars 32 10 4 46

Bilan synthétique :

On a beaucoup aimé
– Le thème incroyablement bien retranscrit !!! avec, notamment, des précisions historiques dans les règles et, si on cherche un peu, dans la logique des effets des cartes,
– Les subtilités mécaniques assez jouissives : la surpopulation, jouer des traits ou faire des migrations, nombre d’espèces illimité, …
– L’impression de créer un petit monde virtuel mais presque vrai, avec tous ses défauts, ses essais et ses réussites !
– La profondeur du jeu, même avec simplement la variante du Récif,
– Les prolongements et variations possibles avec les scénarios aléatoirement piochés (2 cartes sur 25) et les abysses (80 cartes différentes), sans parler des extensions offertes avec cette version « édition limitée » !
– Les scores ultra-serrés, au final, malgré des stratégies très différentes,
– La très grosse envie d’y revenir…

On a moins aimé
– Les points de règles qu’on a ratés ce soir : défausse possible de traits, gestion du nettoyeur, … mais ce n’est pas grave, c’est surtout de notre faite ! 😉
– La difficulté que j’aurai d’y faire rejouer Leila ou Julie, en raison de combos qui m’ont, à moi aussi, fait un peu mal à la tête… 🙁

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