[05/10/2003] Râ

Participants
– Eric, l’autre gars, mais chantiste celui-là ; d’ailleurs, voici son site : http://roeting.free.fr
– Carine, sa wife, pas chanteuse mais accompagnatrice chantiste lors de ses tournées musicales,
– Julie, la wife du gars, mais l’autre, vous avez bien, votre serviteur,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Comme Eric et Carine n’étaient pas venus jouer à la maison depuis un certain temps, et un temps certain diront les mauvaises langues 😉 , nous les avions invités ce soir, désireux de leur faire découvrir un bon gros jeu, du genre… Pfeffersäcke.
Résultat des courses : on joue à ! Quoi ? Qui a dit que cela ne plaisait pas… Mauvaises langues !!! Je suis bien content de rejouer à ce très bon jeu de Sieur Knizia.
Hop une explication de règles et c’est parti, direction l’Egypte.

Nous attaquons la partie assez rapidement
avec Carine en première joueuse (soleil de valeur 13 dans son jeu).
Nous décidons de jouer avec les scores visibles, convaincus que
cela est plutôt bénéfique au jeu.
Les tours s’enchaînent très vite dès le départ,
chacun ayant compris comment fonctionnait le système général
du jeu.


Le type d’enchère que j’adore : très peu de tuiles à
prendre, mais juste avant que la dernière tuile Râ n’arrive
et pour récupérer un soleil de valeur 13…


Autre enchère pouvant paraître faible : 3 monuments mais
un soleil de valeur 3…

Chaque partie de Râ possède ses
particularités de tirage de tuiles et celle-ci ne déroge
pas à la règle :
– La première époque est ultra-courte avec des tuiles Râ
qui sortent sans discontinuer, favorisant ceux qui acceptent de prendre
des lots de petite taille,
– La seconde époque voit fleurir les tuiles catastrophes, ce qui
nous gêne à tour de rôle,
– La troisième époque rappelle la première, avec
des tuiles Râ qui se rappellent à notre bon souvenir.


Et une tuile de plus pour le gars…

Plus la partie avance, plus il semble que ceux qui ont
misé sur le long terme vont s’en trouver récompensés
: Eric et moi savons que nos bâtimenbts paieront et que nous devrions
ainsi être bien placés. Enfin, surtout moi, car je n’ai pas
pris le même retard que l’autre gars lors de la première
manche…
Carine et Julie sentent que la partie vire mal en ce qui les concerne,
même si Julie sauve les apparences en s’adugeant un magnifique quarté
de civilisations dans la dernière époque.


La configuration finale du jeu


La partie débute à peine…

Dès l’entame, je décide de
mettre en place une stratégie basée sur :
– L’acquisition de nombreux pharaons pour être premier aux 3 époques,
– L’acquisiton de Nil et crues pour glaner beaucoup de points,
– L’acquisition, sans distinction de type, de tuiles monuments,
– La récupération, pour le décompte final des soleils,
des plus forts d’entre eux.
En fait, je mise surtout sur ce qui se conserve d’une époque
à l’autre, sans me focaliser sur les tuiles de civilisations
et autres tuiles d’or ou dieux, toujours attractives pour le joueur
qui mise à court terme.

Eric mise sur les monuments du début
à la fin de la partie, sans faire attention aux autres tuiles,
ce qui le pénalise beaucoup.
Carine tente de récupérer des pharaons mais aura toujours
du retard sur moi (excepté pour la première époque
où nous serons premiers ex-aequo), et diversifie ses collectes,
sans s’intéresser aux monuments.
Quant à Julie, elle jouera de manière bizarre, en récoltant
de-ci de-là des tuiles, notamment de civilisations, mais sans
grande logique de jeu.


Julie rajoute une tuile au lot qui se constitue progressivement…

L’un de mes coups préférés,
que je présente à Eric qui s’en mord encore les lèvres
(arggg… que faire : prendre ou ne pas prendre telle est la question
?), consiste en un déclenchement immédiat d’une invocation
de Râ alors que la piste est vide, ou équivalent (1 tuile)
mais qu’un soleil de bonne taille est présent au centre. Dans
ces cas-là, on apprend à ses dépens ce qu’est un
choix vraiment draconien et ce que veut dire peser le pour et le contre…


Rigolard, le gars Eric, qui vient de remplir la totalité de
la piste d’enchères, tout seul, avant de placer l’ensemble de
ses acquisitions sur son tableau personnel…

Cette dernière époque, valorisée
par les soleils que chacun aura réussi à récupérer,
sera également le théâtre d’une situation étrange
: Carine retarde le moment où elle jouera ses soleils de valeur
12 et 13. Elle me contrarie grandement, puisque j’avais misé
sur l’attribution des 5 points de victoire liés au plus grand
total. En effet, si elle réussit à les conserver, elle
ne devrait pas être inquiétée sur ce point, malgré
le soleil de valeur 11 que j’ai récupéré en début
de manche.
Vraiment bizarre, cette manche se déroule idéalement pour
moi (exception : les plus forts soleils), notamment lorsque je récupère
une tuile crue tant espérée et qu’Eric ne réussit
pas à créer de grandes séries de monuments (comment
? je l’ai embêté ? Non, ce n’est pas mon genre… 😉

La manche se termine la sortie d’une ultime
tuile Râ, mettant en évidence que la gourmandise est un
vilain dafaut, mesdames… 😉

Décompte final
Je remporte cette partie avec un total de 37 points, devant
Carine et Eric avec 24 points chacun et Julie avec 23 points.
Le détail est le suivant :

Epoque 1
Epoque 2
Epoque 3
Total
Eric
– 2
5
11
24
Carine
10
– 2
6
24
Julie
– 2
– 2
17
23
Ludo le gars
3
5
19
37


Débriefing
Une bien belle partie pour un jeu qui a beaucoup à nos invités.
Ils l’ont trouvé abordable, malin et esthétique. Certes, le thème
est complètement absent, mais la qualité des illustrations est
un vrai bonheur.
Seule Julie s’est montrée blasée à l’issue de la partie
: ayant joué sans réelle stratégie, elle a subi la partie
alors que c’est elle qui avait vraiment envie de pratiquer ce jeu. Dommage,
mais elle fera mieux la prochaine fois.

Au niveau des enseignements du jeu, je trouve de plus en plus que ce jeu est
formidable pour titiller le sadique qui est en vous : vous déclenchez
des enchères pour de forts soleils, alors que peu de tuiles sont présentes.
Résultat : on se délecte à observer la tête des autres.
De même, lorsque les tuiles Râ se succèdent à grand
rythme, il est délectable de lancer des enchères sur de petits
lots, certes peu attractifs dans l’absolu, mais qui constitue
un petit pécule tout de même. Surtout, et tout le monde le sait,
tout soleil non utilisé en fin d’époque peut être assimilé
à de la perte de tuiles emmagasinées. Sauf, peut-être, en
ce qui concerne la dernière manche et qu’un soleil de forte valeur peut
vous permettre d’obtenir le plus fort total.

Un grand jeu, inépuisable et tendu. Excellent !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


8 + trois =