[06/04/2009] Keltis X 2

Ma dame a un peu moins envie de jouer que par le passé. Alors, histoire de lui redonner le goût du plaisir ludique, je lui fais découvrir ce soir le Spiel des Jahres 2008, le kniziesque
Keltis, justement récompensé. Un jeu très tendu, très prenant, basé sur Les Cités Perdues, mais je craignais autant le matos que l’impossibilité de jouer sur une couleur où on n’a pas de carte. Ici, on a affaire à un vrai jeu de plateau, avec des choix souvent cornéliens et de bons moments bien couinants. On s’embarque pour deux manches successives, car la première sert surtout à se roder. La seconde, particulièrement, fut très tendue…


KELTIS X 2 :

 


Le matériel est sympa, ça c’est clair. Le plateau propose 5 chemins jalonnés de 9 pierres, sur lesquels nous allons essayer de faire progresser nos marqueurs (les noirs pour Julie,
les marrons pour moi) en utilisant une carte pour avancer d’une pierre (le plus souvent). A noter que dans la partie à 2 joueurs, 30 cartes sont écartées dès le départ, sans avoir
été vues (c’est vraiment beaucoup)…

Après 3 tours de jeu chacun, nous avons 3 cartes devant nous et autant de marqueurs en jeu que de couleurs entamées. Ainsi, Julie a 3 séries (rose, jaune bleue) et moi 2 (bleue,
rouge). Les séries entamées doivent suivre un ordre logique : croissant ou décroissant (égalité OK), sachant qu’il y a 2 exemplaires de chaque carte de valeur 0 à 10 par couleur
(moins les cartes écartées au départ, ce qui pose souci)…

Quatrième carte pour Julie, et nouvelle série entamée, juste après que j’ai attaqué ma 3ème série (la rose)…

Vue de la situation alors que Julie a entamé ses 5 séries contre seulement 3 pour moi (et mon marqueur double n’est pas encore placé)…

Avec cette main de cartes, j’hésite vraiment : vais-je attaquer la couleur jaune (4 cartes en main mais valeurs de 4 à 8) ? dois-je passer du 5 rose au 7 ? dois-je passer du 2
rouge au 6 ? Non franchement, c’est dur là… Du coup, je m’en vais défausser ma carte 10 rouge au centre de la table (disponible en pioche visible pour nous deux) et on verra plus
tard…

Séance réflexion pour la dame, elle qui peine à récolter les précieuse pierres vertes, synonymes de PV (il en faut raisonnablement 4 ou 5 pour que cela soit rentable). De mon
côté, pas de souci sur ce point, avec en ligne de mire 2 pierres vertes dans le chemin rouge, pierres qui manqeront cruellement à Julie…


La partie ne va pas tarder à s’achever : 3 marqueurs sur les 5 requis dans la partie supérieure du plateau (3 dernières lignes). A moins que cela s’achève à l’épuisement de la
pioche…

Les 5 séries de cartes et les 3 pierres vertes de Julie, une fois la partie terminée…

Mes 4 séries de cartes une fois la partie terminée, alors que mes 6 pierres vertes ne sont pas visibles ici…


La partie s’est terminée à la pioche, finalement, surtout parce que Julie ne pouvait pas faire monter le 5ème marqueur en haut (score plus bas pour elle que de continuer à piocher
et à faire monter ses marqueurs jusqu’à la ligne marquée d’un 3. De mon côté, je ne parvenais pas à trouver la carte jaune qu’il m’aurait fallu…

Seconde manche, avec nouveau placement aléatoire des tuiles sur les pierres sombres. On notera la présence de 3 pierres vertes sur le chemin jaune, tout comme le chemin vert. Enfin,
il est également utile de repérer la position des trèfles dorés, lesquels permettent de progresser d’une case, pour le marqueur y parvenant ou, plus fin, pour n’importe quel
marqueur en eju…

Julie joue sa deuxième carte et ajoute un de ses marqueurs sur le chemin bleu, alors que, au premier plan, on peut voir que ma main de cartes est assez orientée : 4 cartes vertes
(0, 3, 5, 7) et 4 cartes rouges (0, 4, 5, 5)…

Bon, cette fois, pas de tergiversation, je joue mon marqueur double sur le chemin vert, espérant bien le faire grimper rapidement, tout en collectant avant Julie les pierers vertes
et en profitant des trèfles dorés. Repérez bien le chemin jaune, pour le moment vierge de marqueurs, il sera le théâtre des plus belles luttes de cette partie…

Plus tard dans la partie, alors que nous avons attaqué 4 séries de couleurs chacun, Julie possède deux cases d’avance sur le fameux chemin jaune, mais je lui réserve une belle
remontée, sans pour autant user trop de cartes (utilisation des trèfles dorés). A noter que Julie devient la reine des pierers vertes (elle en a 3 contre 2 pour moi)…

Distancée d’une case sur le chemin jaune, contre toute attente pour elle, Julie revient sur ma case, mais elle est obligé de jouer une carte jaune pas mal « écartée » de la
précédente… Et cela ne suffira pas : je m’empareraien premier de la pierre verte de la ligne marquée du 3, la faisant bien couiner au pssage (elle comptait vraiment dessus)…


La partie n’est pas très loin de se terminer (3 marqueurs dans les 3 lignes du haut, à savoir 2 marrons dont mon double et 1 noir). Tout l’art semble être de placer le 4ème marqueur
en cette zone, afin de pouvoir, ensuite, faire monter comme bon nous semble ceux déjà présents, alors que l’adversaire, lui, ne pourra pas en faire monter un de plus sans clore la
partie…

Autre grand moment de cette partie : convaincu que je dois tenter un gros coup pour dépasser définitivement Julie, et sevré de cartes roses (seulement 2 en tout et pour tout dans ma
main depuis le début de la partie !), je joue ma carte 0 juste après ma carte 10 !!! L’idée : profiter du trèfle de la case suivante pour avancer sur le chemin vert, puis jouer une
carte verte et arriver en haut, pour profiter du trèfle qui s’y trouve, pour avancer d’une case sur le chemin rouge, puis en jouant une carte rouge, arriver en haut également…

Petite vue des cartes de Julie (5 séries à nouveau) et de ses 4 pierres collectées (elle qui croyait me mettre minable sur ce point n’a pas réussi, finalement, à en amasser 5). On
notera qu’attaquer les 5 couleurs est quand même fortement risqué car on est contraint de n’en laisser aucune en arrière, sous peine de marquer des points négatifs. Du coup, on
dispose de moins de force de frappe pour aller chercher le haut des chemins…

Et là, ce sont mes cartes jouées (4 séries) avec notamment mon incroyable série rose ! On remarquera que je possède également 4 pierres, ce qui indique clairement que j’ai limité la
casse sur ce point…

Vue générale du plateau une fois la partie achevée : seulement 4 marqueurs dans la zone du haut, donc encore une fin à la pioche. En effet, Julie n’avait aucun intérêt à arrêter la
partie, et il aurait fallu un miracle pour que j’influence à nouveau le jeu : seules les cartes 10 rouge ou 0 rose me l’auraient permis…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La possibilité de jouer sur des chemins où on n’a pas la chance de tirer assez de cartes, en utilisant les trèfles,
– La tension générée par la condition de fin de partie aux 5 marqueurs en haut (le 4ème qui y entre est crucial),
– Le look du jeu, ses composants et sa lisibilité, nettement plus avantageux que le jeu de cartes des Cités Perdues,
– Le renouvellement des parties, notamment en raison des tuiles disposées aléatoirement,
– La très bonne jouabilité à 2 joueurs (pour les cartes écartées, voir la variante).

 

On a moins aimé
– L’écart arbitraire de 30 cartes à 2 joueurs : aléas, aléas…
– La plus grande facilité à 2 joueurs pour obtenir des PV avec les pierres vertes (mais comme c’est pour les 2 joueurs, ce n’est pas grave).

 

Variante
A 2 joueurs, au lieu d’écarter 30 cartes aléatoirement, retirer les cartes 8, 9 et 10 de chaque couleur.

Scores de la partie :

 

Manche 1 :

 

  Piste Marqueurs Pierres Total
Julie (noir) 7 30 3 40
Ludo le gars (marron) 12 35 10 57

 

Manche 2 :

 

  Piste Marqueurs Pierres Total
Julie (noir) 5 19 6 30
Ludo le gars (marron) 6 34 6 46

Note du jeu (sur cette partie) : 16 / 20


Durée de la partie : 30 minutes par manche

 

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