[06/11/2009] Imperial 2030, Beer & Pretzels

Soirée ludophiles pour votre serviteur ce soir ! Yes, cela faisait longtemps ! Du coup, on fait dans du lourd, forcément, avec la découverte du déjà mythique Imperial 2030, la version modernisée futuriste du jeu du même nom de Mac Gerdts. Ici, les pays joués seront ceux qui semblent devenir les grandes puissances de ce XXIème siècle : la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, les Etats-Unis et l’Europe (un pays, l’Europe ? tiens, tiens…).
Ensuite, pour clore cette soirée en beauté, nous nous lançons, fort tard, dans un jeu d’adresse complètement déjanté sorti également pour Essen : Beer & Pretzels de Ted Alspach.
En route pour les comptes-rendus…

IMPERIAL 2030 :


La boiboîte propose une illustration qui peut plaire… ou pas ! Moi, j’aime bien cette brochette de chefs d’état plus ou moins futuristes, qui nous font immanquablement penser à
certains de ceux qui dirigent les grandes puissances d’aujourd’hui. Dans cette version du jeu, quelques petits changements (canaux : Panama et Suez, banque suisse, bonus des
taxations, …) mais rien de très neuf quand même (d’ailleurs, à l’exception des bonus liés aux taxations, les autres nouveautés, dans notre partie à 4 joueurs, ont été clairement
sous-utilisées…

Ci-dessous les investissements initiaux :

vert violet jaune rouge bleu noir nations
Sylvain 2 4 4 4 4 0 1 1
Franck 0 0 2 6 6 4 1 2
Philippe 6 0 0 9 2 2 0 2
Ludo le gars 4 2 6 2 0 0 5 1

Au premier tour, Sylvain et moi optons pour l’investisseur, ce qui gêne Franck puis Philippe car ils n’avaient pas d’argent à dépenser ! Gnark, gnark. Trois pays, le Brésil, les
Etats-Unis et l’Europe, ont opté pour la construction d’une usine, le dernier, l’Inde, produisant des unités..


Fin de deuxième tour de jeu, avec de l’import d’unités pour la Russie, de la production d’unités pour la Chine, le Brésil et l’Europe, des manoeuvres pour les unités produites par
l’Inde au tour précédent et, enfin, une construction d’usine pour les Etats-Unis. Remarque que nous nous faisons à ce moment-là : « Tiens, mais Philippe contrôle entièrement
l’Amérique ! » ce qui nous inquiète un peu : peut-il faire une sorte de mur avec ses deux puissances ?

Ces drapeaux sont des goodies offerts à Essen avec le jeu : ne les cherchez pas dans la boîte de jeu ! En fait, même si c’est gadget, c’est assez visuel quand même et donc plutôt
pratique. A noter que j’ai chipé le Brésil à Philippe, convaincu que sa position géographique pouvait être assez intéressante… Ici, Sylvain réfléchit sur quel pays investir,
sachant que, comme toujours avec Imperial, seuls des gains personnels sont à viser, en aucun cas un développement, aussi méritoire serait-il, du pays n’est à considérer…

Grosse partie, qui démarre très lentement, avec des automatismes liés à notre bonne connaissance de la première mouture du jeu… La seule vraie différence que l’on observera se
situe au niveau de la taxation : avec l’amoindrissement des bonus, qui plus est qui viennent du pays et non pas de la banque, on est finalement moins intéressé pour venir chiper le
pays de quelqu’un d’autre. L’important, c’est qu’il y ait taxation…

Petite vue générale, alors que les scores ont démarré, avec une certaine avance de l’Europe, dirigée par Sylvain le plus souvent, bien partie, bien implantée et avec une bonne marge
de progression, suivie par le Brésil, que je fais avancer tout seul ce qui n’est pas bon du tout. Il semble que Franck ait le même problème avec l’Inde. quant à la Chine et aux
Etats-Unis, il faudra voir plus tard…

Alors qu’il avait réduit la puissance chinoise avant que je la taxe, Franck réalise ce que j’avais estimé qu’il ferait : il achète une grosse action et s’en empare à mes
dépens. Pourquoi l’avoir diminuée juste avant ? Je suis convaincu que, dans ce jeu, la taxation profite presque autant à tous les joueurs ayant des grosses actions dans un pays,
sans que le bonus donné soit suffisant pour tenter d’affaiblir le pays si c’est un autre qui le dirige à ce moment-là…


La tension monte et je couine beaucoup, ce que mes camarades de la table ne manquent pas de souligner. Pourquoi ? Tout simplement parce que je voulais essayer de développer un jeu
basé sur de la diplomatie ce soir (venir en copain sur les mers) et que les autres joueurs attablés disaient non systématiquement en détruisant mes unités (et les leurs, du même
coup) …

Je lance clairement les hostilités en Amérique, en lançant des unités brésiliennes occuper des usines états-uniennes. Ah, là, ça gronde autour de la table ! Et dire que, dans pas si
longtemps, je vais me lancer à acheter des actions US… Pas très malin, finalement, mon coup, là…

Et puis, surtout, en ayant mis en avant la puissance armée brésilienne, j’ai donné envie, aux autres joueurs, de venir me taquiner ce pays en l’attaquant de toute part. Ainsi, ici,
je taxe le Brésil mais les gains sont assez faibles et le marqueur vert est à 7 cases du bleu de l’Europe, déjà sur la case 12 de la piste…

Franck est en train de réaliser le coup de l’Inde, pays qu’il aura contrôlé absolument toute la partie ! Incroyable, surtout que son développement n’est pas si mauvais que cela…

Sylvain va investir à nouveau, lui qui domine l’Europe très largement : sur quel pays se portera son choix ?

Les marqueurs de score, à l’exception de celui de l’Europe, sont assez groupés. En ce qui me concerne, je tente de beaucoup diversifier mes actions, afin d’être en mesure de gagner
de l’argent à chaque arrêt sur la case Investisseur (mais cela ne marche pas : comme les pays ont moins d’argent que d’habitude, on ne s’arrête pas autant sur cette case et on passe
plutôt au-dessus, sans s’arrêter)…

Petite vue sur le Canal de Panama, pour sa seule et unique utilisation de la partie : étant possédé par le Brésil, la Colombie vient d’autoriser lune unité navale russe à passer
entre le Pacifique nord et.la mer des Caraïbes. Pour info, ne rêvez pas de diplomatie autour de cette table, c’est bien moi qui contrôlais les deux pays à ce moment-là ;-). Le Canal
de Suez fonctionne de la même manière…

Intense séance de réflexion pour Franck, lequel réussit un développement sans précédent des chinois : 18 !!! Du coup, le pays encaisse 18 moins ses unités en argent, Franck prend 5
millions de bonus sur ce total et, surtout, le pays avance de 10 cases sur la piste de score. On sent bien que la partie n’est pas loin de son terme et que la Chine et l’Europe sont
les mieux placées…

La partie va arriver à son terme et bien plus vite que ne le pensent Franck et Philippe : je suis persuadé que Sylvain va payer 15 millions de sa poche (1+valeur du pays par secteur
au-dessus de 3) pour amener le marqueur bleu directement sur la case de Taxation. Du coup, je vais investir dans l’Europe avant de donner la carte Investisseur à Sylvain (qui ne
s’en servira pas : besoin de son argent)…

Deux pays sont vraiment très très riches : la Chine et l’Europe (jetons blancs 10 milions, bleus 5 millions, rouges 2 millions et noirs 1 million). Ah, si un arrêt ou deux sur
la case investisseur avaient pu être faits. Ce manque d’argent m’a trop plu : j’aimais bien l’opulence du premier Imperial…


Les actions de Sylvain sont sans équivoque sur ses intentions : pas moins de 32 millions investis en Europe, nettement plus que dans l’ensemble des autres pays réunis. Et comme il
n’investira pas ce tour, cela me conforte dans mon anticipation : il va payer, cher, pour clore la partie…

Plus que 4 cases pour le marqueur bleu et cela revient à une taxation même pas forcément très importante. J’ai eu raison : Sylvain taxe le pays en payant ses 15 millions et la
partie s’achève là-dessus. Je ne suis pas mécontent d’avoir bien lu son jeu car je pense être devant lui, et, donc, visiblement, en tête sur cette partie. Bon, ça ne devrait pas se
jouer à beaucoup quand même…

Patatras ! Mon incrédulité est hallucinante une fois que chacun a révélé son argent caché : Franck avait en poche la bagatelle de 32 millions d’euros ! De quoi bouleverser
complètement les scores, lui qui n’avait que peu d’actions européennes. Je suis encore sous le chox et lui tire un immense coup de chapeau pour son effet de surprise…

La vue finale du plateau, avec, si vous regardez attentivement, les flèches de chaque côté de celui-ci pour indiquer que, la Terre étant ronde, l’on peut passer de l’Asie ou de
l’Océanie vers l’Amérique, et vice versa. Vous imaginez le mal de tête pour lire le plateau ? Ca, c’était très bien. Et le jeu en lui-même est toujours aussi excellent. Quel grand
moment, forcément…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le thème 2030 qui nous immerge tout de suite dedans,
– La prise en compte du côté sphérique de la Terre,
– La banque suisse, qui permet à un joueur sans pays d’obliger un joueur dirigeant un pays à s’arrêter sur la case investisseur même si celui-ci ne le voulait pas : sûrement très
utile et vicieux à 5 ou 6 joueurs,
– L’utilisation des canaux si les joueurs se la jouent plus diplomates que la tablée de ce soir..
.

 

On a moins aimé
– La moindre rotation des pays, par rapport au jeu original, surtout liée au manque d’avantages d’en posséder un au moment où la taxation est intéressante,
– Le manque d’argent des pays, rendant le jeu plus sec à mon goût.

Scores de la partie :

 

vert violet jaune rouge bleu noir Total
Lucarty 2 2 15 4 60 0 5 88
Franck 0 0 21 6 25 10 32 94
Philippe 3 3 18 20 5 2 6 57
Ludo le gars 6 5 9 12 50 0 7 89

Note du jeu (sur cette partie) : 19 / 20

 

Durée de la partie : 3 heures 30 minutes

 

 

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BEER & PRETZELS :


Une cordelette, pour délimiter la zone de jeu, et une boîte bien remplie de sous-bocks en 5 couleurs. Par contre, grande est la déception de n’y trouver aucun pretzel pas plus que
la moindre bouteille de bière…:-)))

Pour ce type de jeu, rien de tel qu’une bonne vidéo plutôt qu’un long discours…


Comme le jeu se limite à 5 joueurs et que nous sommes 7, nous optons pour une partie en équipes de deux, Franck avec Pierre, Jacques avec Vincent, Philippe avec moi, Sylvain
préférant jouer tout seul…

Le calcul des points est élémentaire : tout pretzel visible rapporte les points indiqués, la bière, si elle est visible, multipliant les points par deux. Visible = tout le bord noir
est non masqué par un autre sous-bock…

Comme on joue autant de manches que d’équipes, on en jouera donc 4. Ici, seuls les pretzels jaune de valeur 2 et vert de valeur 3 comptent, le vert de valeur 4 étant partiellement
masqué…

Il semble qu’on s’améliore, petit à petit. En tout cas, l’ambiance est excellente et ce petit jeu sans prétention marche très bien. Il a eu du succès à Essen et je comprends
bien pourquoi aujourd’hui…

Ah oui, ça c’est clair que c’est sympa et parfait pour l’apéro ou le digestif…


Les sous-bocks en fin de troisième manche avec des points marqués tant que les sous-bocks sont soit à l’intérieur soit reliés entre eux à l’extérieur de la cordelette…

Il a encore à progresser le Philippe : regardez donc comme son sous-bock plane bien juste entre lui et la table 😉 …

Derniers scores avant les totaux…
Bilan synthétique :

On a aimé
– le jeu d’adresse sans prétention, qui s’avère vraiment idéal pour terminer en beauté après un Imperial,
– Le matériel proposé, très sympa à manipuler et très lisible,
– La règle, limpide, avec un système de score qui ne laisse aucune part au doute (très bien pour un jeu aussi fun)
.

 

On a moins aimé
– La difficulté pour se placer tous vraiment à la même distance de l’aire de jeu (bon, on n’en pas fait cas, mais je sens bien que sur certaines parties ça pourait
arriver).

Scores de la partie :

Manche 1 Manche 2
Manche 3 Manche 4 Total
Lucarty (rouge) 2 4 14 8 28
Franck / Pierre (jaune) 4 16 8 7 35
Jacques / Vincent (bleu) 4 2 8 8 22
Philippe / Ludo le gars (vert) 3 11 7 11 32

 

Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20

 

Durée de la partie : 15 minutes pour 4 manches à 4 joueurs

 

 

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7 commentaires à propos de “[06/11/2009] Imperial 2030, Beer & Pretzels”

  1. Merci Ludo pour ce reportage et cette belle séance de couinage surtout sur le final d’Impérial! hé! hé!
    Une gestion économe à Impérial 2030 ça marche dirait-on, mais de justesse tout de même. Pourtant, j’étais prêt à investir encore plus en Europe, l’ayant « protéger » dans ce but, mais je n’ai pas eut
    le temps à un tour prêt, bougre de Sylvain!
    A+
    Franck

  2. J’adore aussi le jeu!
    Dans mes 3 ou 4 parties du 1er lmpérial, j’avais trouvé ça trop opportuniste (surtout lors de la 1ère partie) de pouvoir piquer la nation d’un autre joueur juste avant la taxation, il fallait avoir
    la chance d’avoir la carte Investisseur. Et en plus on empochait en argent la différence par rapport au prestige précédent si je ne me trompe; avec 2030 ça dépend uniquement du développement.
    J’ai eut l’impression ne pas pouvoir assez investir. Y aurait-il eut moins de tours qu’une partie 1er impérial?
    Je suis impatient de refaire une partie. N’as-tu pas une revanche à prendre?

  3. Merci Ludo pour ce reportage et cette belle séance de couinage surtout sur le final d’Impérial! hé! hé!
    Une gestion économe à Impérial 2030 ça marche dirait-on, mais de justesse tout de même. Pourtant, j’étais prêt à investir encore plus en Europe, l’ayant « protéger » dans ce but, mais je n’ai pas eut
    le temps à un tour prêt, bougre de Sylvain!
    A+
    Franck

  4. J’adore aussi le jeu!
    Dans mes 3 ou 4 parties du 1er lmpérial, j’avais trouvé ça trop opportuniste (surtout lors de la 1ère partie) de pouvoir piquer la nation d’un autre joueur juste avant la taxation, il fallait avoir
    la chance d’avoir la carte Investisseur. Et en plus on empochait en argent la différence par rapport au prestige précédent si je ne me trompe; avec 2030 ça dépend uniquement du développement.
    J’ai eut l’impression ne pas pouvoir assez investir. Y aurait-il eut moins de tours qu’une partie 1er impérial?
    Je suis impatient de refaire une partie. N’as-tu pas une revanche à prendre?

  5. Rétroliens : [Incontournables] Les jeux de l’année 2009 |

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