[07/07/2007] Subbuteo, Brass, Zooloretto

« Ludophiles en gîte » – jour 2 : Après une nuit courte, mais profitable, c’est reparti pour une grande journée ludique, au vert, avec un splendide temps extérieur qui aura favorisé les jeux de type Mölkky et autres palets sur planche. Du coup, encore peu de parties à mon actif, même si les progrès sont sensibles : Subbuteo avec mon gone pour commencer, puis le tout-nouveau Wallace et extrêmement attendu Brass, avant de terminer par un Zooloretto après le dîner et un ultime Carambouille bien grisé par la bière en fût…

SUBBUTEO :

Une partie endiablée avec mon gone, lequel voulait à tout prix se mesurer à son illustre paternel
sur ce jeu de footeux ! Un bon moment, avec plein d’émotions et c’est moi qui ouvre le score au grand dam de mon gamin…
Il s’accroche le chtiot ! Il revient au score et on achève donc cette petite partie sur ce score
de parité avec pas mal de promesses sur nos parties à venir… inéluctables…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le réalisme de ce jeu, même si c’est l’adresse du poignet et des doigts qui comptent au détriment de celle des pieds
– La tension qui monte au fur et à mesure du match, couplée à l’obligation de réagir vite pour jouer ses coups de défense
– La possibilité d’adapter la règle pour y jouer avec ses enfants fous de foot…

On a moins aimé
– Les zones floues de la règle lorsque le ballon sort en touche, en corner, quand c’est un joueur qui sort du terrain, …

Scores de la partie :

 

 

Tristan (bleu) : 1
Ludo le gars (rouge) : 1

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20

———————————————————————————————————————————————–

BRASS :

Et le voici, le voilà, le nouveau Wallace promis pour Essen !!! Et, pour la première fois depuis
2003 et les « Princes de la Renaissance », voici un jeu qui n’est pas un jeu de conquête historiquement marqué. En effet, le compère Wallace repart de plus belle dans l’ambiance Age
of Steam, avec ce jeu construit autour de la révolution industrielle dans le Lancashire…
Dans Brass, chacun des joueurs essaie de maximiser ses profits en rentabilisant ses usines :
filatures de coton, mines de charbon, fonderies et autres chantiers navals. Le jeu se divise en deux périodes distinctes, ressemblantes, et à la fois fort différentes, puisque à
la relative lenteur de la période des canaux succédera la rapidité ébourrifante de l’âge de la vapeur…
L’idée du jeu est de profiter de l’explosion de la demande de coton afin de gagner du pognon. Pour ce
faire, chacun devra construire des mines de charbon, minerai nécessaire au bon fonctionnement des filatures, alors que d’autres miseront avec plus ou moins de bonheur sur les
fonderies d’acier, métal nécessaire pour évoluer. Enfin, on ne peut pas occulter les voies maritimes et terrestres, qui à elles seules génèrent un profit important…
Le jeu est assez touffu, avec un pré-réseau établi sur une carte du Lancashire : localisations
comportant de 1 à 4 cases pouvant accueillir diverses usines, liaisons pré-tracées sur lesquelles on bâtira ses canaux (période 1) puis ses rails (période 2), ports prêts à
accueillir les investisseurs qu’incarnent les joueurs, … L’une des caractéristiques du jeu, qui rappelle fortement Age of Steam, est cette obligation de prévoir ce que l’on va
faire, tant financièrement qu’en fonction du temps qu’il nous reste à jouer…
Chaque joueur possède 5 tas d’usines différntes, ordonnées selon leur niveau de technologie. On ne
peut bâtir les niveaux 2 que lorsque les niveaux 1 sont épuisés ou défaussés (action de développement)…
Une vue rapprochée permettant d’apprécier la situation : les cubes noirs représentent le charbon
disposés dans les mines, les cubes oranges l’acier des fonderies, quant aux cubes de gauche ils symbolisent les importations possibles de ces ressources…
Pratiqué en extérieur, en après-midi, Brass nous permet de passer un très bon moment, avec Sylvain et
Romain qui font travailler leurs méninges, sous l’oeil sérieux de François, réputé pour savoir réfléchir avec talent pendant le tour des autres ;-)))
Sylvain retire un cube d’acier pour réaliser une de ses constructions. A noter qu’épuiser un de ses
gisements (charbon ou acier) assure des gains financiers importants et qu’il est donc préférable de le faire chez soi…
Une vue générale alors que la fin de partie n’est pas loin : 16 rounds de jeu à raison de 8 par
période. A noter que la piste de score sert aussi bien de piste de revenus (les disques de bois indiquent les revenus actuels : Romain et Sylvain caracolent en tête) que de points
de victoire (les carrés de carton ont été avancés en fin de première période et je suis le seul en retard)…
Une vue rapprochée de mon ultime réalisation : je viens de construire un rail et un chantier
naval très onéreux (25£) afin de marquer d’un coup 18 PV. Pas mal, mais cela ne suffira pas tant les manières de marquer des points de victoire auront été mal maîtrisées
par votre serviteur…
Une vue de la configuration du jeu une fois la partie terminée. Pour info, voici le décompte final de
points de victoire :
– chaque liaison rapporte à son propriétaire autant de PV que de disques dorés présents à ses extrémités
– Chaque usine rapporte autant de PV qu’indiqués dans l’hexagone présent sur sa face (si visible)
– chaque dizaine de £ rapporte 1 PV.
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le jeu en deux périodes distinctes : lent puis rapide, cela permet de repartir quasiment de zéro entre les deux
– L’obligation d’anticiper car le temps est extrêmement compté : deux fois 8 rounds à 4 joueurs
– Les interactions, très présentes, qui semblent offrir de belles perspectives de variétés de jeu

On a moins aimé
– Une certaine réserve quant au côté un peu figé des localisations : il semble qu’un départ programmé soit possible,
– La difficulté pour déloger le premier joueur en fin de tout premier tour, d’autant plus qu’il s’est retrouvé là par hasard,
– Le manque de crédibilité thématique de l’acier : on peut le prendre n’importe où sur le plateau !

Scores de la partie :

 

Période 1 Période 2 Total
Liaisons Usines £
Romain (bleu) 16 45 46 0 107
François (jaune) 18 22 35 0 75
Lucarty  (rouge) 18 33 44 0 95
Ludo le gars (vert) 10 26 42 0 78

Note du jeu (sur cette partie) : 16 / 20
(à revoir car la version finale risque de différer quelque peu)

———————————————————————————————————————————————–

ZOOLORETTO :

Pour finir la journée, une partie de découverte du tout-nouveau Spiel des Jahres : en route
pour Zooloretto où chacun d’entre nous va s’efforcer de faire croître son zoo de manière harmonieuse (regroupement d’espèces dans des enclos de taille adaptée, placement de
boutiques, limitation du stockage des bêtes non présentées…).
Mon enclos de taille 4 accueille pour le moment 3 zèbres, celui de taille 5 abrite 2
chimpanzés, enfin celui de taille 6 héberge 2 kangourous. Pour le moment, je tente de temporiser au maximum, histoire de ne pas m’engorger de bêtes et de voir celles que mes
camarades de jeu ont plutôt choisies (histoire d’éviter si possible les bagarres)…
Une belle tablée de joueurs : y’a pas à dire, c’est bon Ludophiles en gîte…
Julie surveille attentivement ce que manigance Thibault, lequel se lance dans les kangourous…
Une vue générale en fin de partie.
Mon zoo une fois la partie achevée, avec un nouvel enclos ouvert spécialement pour les pandas…
Bilan synthétique :

On a aimé
– L’extrême fluidité du jeu, très agréable et exthétiquement réussi
– Le malin système de choix des espèces : on pioche ou on prend un lot, à la manière d’un Râ, ce qui n’est pas peu dire…
– La possibilité d’attaquer un adversaire en lui prenant ses bestiaux (rare dans un jeu allemand) !

On a moins aimé
– Le manque de possibilités tactiques si l’on excepte de prendre un lot qu’un autre joueur visait (un California, du même auteur et assez proche, se révèle un tantinet plus
excitant).

Scores de la partie :

 

Enclos Boutiques Etable Total
Lucarty
23 2 -6 19
Julie 26 4 -2 28
Thibaut 23 8 -4 27
Ludo le gars 19 8 -4 23

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20

———————————————————————————————————————————————–

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


6 × = trente