[07/12/2007] Im Reich der Jadegöttin, Medici

Les fêtes de Noël approchent à grands pas et nous vivons nos derniers instants ludophiles de 2007. Encore quelques jeux de 2007 à découvrir, dont la nouvelle mouture d’Entdecker, version dans la jungle, toujours par l’auteur des colons et surtout de Die neuen Entdecker ou de Löwenherz. Un certain Im Reich der Jadegöttin.
Et puis, parce que les jeux exceptionnels ne meurent jamais, une petite partie de Medici ne fait jamais de mal à personne…

IM REICH DER JADEGÖTTIN :

Ce jeu qui semble être le point de départ d’une nouvelle trilogie Entdecker, se situe dans la
jungle et les joueurs sont des archéologues qui tentent de mettre à jour des artefacts plus ou moins précieux. Ici, on peut voir la situation à l’issue du premier tour de jeu, les
zones vertes représentant la jungle, les zones jaunes représentant des vestiges de la cité oubliée…
Une vue rapproce au moment où l’opportuniste Sylvain rouge vient de clôturer une grande zone
jaune, sans avoir oublié de positionner un de ses pions rouges portant son total à 4, contre 3 à bleu (Marc) et 3 à blanc (Jérôme). Du coup, Sylvain empoche tuiles d’artefacts (4
masques sur la zone) et les 2 autres en empochent la moitié (2 chacun)…
Sylvain sera clairement LE joueur opportuniste de la partie, n’hésitant jamais à déplacer sa jeep
d’un bout à l’autre du plateau en construction en empruntant surtout les voies blanches (déplacements non interrompus). De mon côté, je mise sur une dissémination de mes pions
archéologues, afin de collecter des artefacts et des pièces d’or d’un peu partout. Qu’est-ce qui marchera le mieux ?
Une fois de plus, Sylvain s’immisce dans une zone où il n’était pas présent et n’hésite pas à
payer des pièces d’or, soit pour jouer un tour supplémentaire, soit pour placer un pion de double archéologues ou même de triple. A l’arrivée, il semble que cette tactique très
dépensière soit plus performante car elle paie plus souvent et plus, tout simplement. Marc et Jérôme,  nouveaux ludophiles à qui nous souhaitons chaleureusement la
bienvenue, jouent un mix de ses deux tactiques…
Le plateau se construit petit à petit, mais ce qui est très amusant c’est cette évolution sur une
seule moitié de la table ! La partie du haut sera bâtie par la suite…
Une vue qui illustre bien ma volonté de répartir mes pions sur plusieurs zones au lieu de
concentrer mes forces et de risquer de trop blinder sans raison. En même temps, il est fort probable que je me retrouve dans l’obligation de fermer moi-même ces zones excentrées et
peu attractives pour les autres joueurs. Du coup, ma jeep risque de se retrouver dans des coins d’où je la ferai difficilement repartir…
Marc vient de piocher quelques tuiles d’artefacts depuis la pioche cachée. A ce sujet, on ne peut
que déplorer la part de hasard absolument hallucinante : on est tributaire de ce qu’on pioche même si on a la possibilité de venir faire un échange avec l’une des 5 tuiles
visibles (ou 2 cachées). Et oui, parce que dans ce cas, il faut sacrifier un tour en ramenant sa jeep au centre du plateau…
Chacun dispose d’un chevalet sur lequel il place ses tuiles d’artefacts collectées. Voici mon
maigre butin actuel : 9 tuiles qui, par chance, se complètent très bien (j’ai ainsi une statue bleue complète et pratiquement une verte). Et je n’ai jamais été faire d’échange…
Sylvain poursuite son exploration en piochant une nouvelle tuile cachée pour étendre la zone
découverte. A noter la bonne idée du jeu : si la tuile ne peut pas être placée, le joueur la conserve devant lui et pourra s’en servir plus tard, à son gré, lui offrant ainsi
des certitudes de placement…
La partie s’achemine vers son terme, comme en témoigne l’abaissement des piles de tuiles de
terrain. Certaines zones ne seront jamais découvertes puisque nous avons 85 tuiles et que l’espace de jeu en requiérerait 100 pour être complet.
Mon chevalet juste après l’acquisition de ma dernière tuile d’artefact. Remarquez combien la
chance me sourit : j’ai tiré la fameuse tuile A verte qui me manquait…
Nouvel ajout de tuile…
Je joue mon dernier « vrai » tour de jeu en prenant un risque avec ma jeep : positionner un double
archéologue vers une zone potentiellement fermable par bleu avec une tuile marron, blanche, marron, banche. De toute manière, au point où j’en suis, je ne peux plus prétendre à
grand chose…
La partie s’achève sur pas mal de gâchis de ma part : mes pions archéologues non rentabilisés sont
nombreux encore sur le plateau. Et au niveau des artefacts, je n’en ai pas beaucoup…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le matériel de jeu qui se marie bien avec le système d’exploration,
– La collecte personnelle des tuiles non plaçables.

On a moins aimé
– L’impression de jouer à un jeu qui stagne trop par moment (quand les jeeps sont bloquées) et qui va trop vite par d’autres (quand les lignes blanches sont empruntées) : 2
vitesses trop différentes,
– Le système de pioche beaucoup trop aléatoire : j’ai eu une chance de dingue avec peu de tuiles, alors que d’autres, malgré des tours à échanger, terminent péniblement avec une
statue complète,
– Les lettre noires sur les maques ne pénalisent pas assez le joueur : le bonus est de 3 points au lieu de 5,
– Les tuiles proposées au marché d’échange sont trop statiques : on aimerait les faire plus tourner et/ou autoriser des échanges entre joueurs,
– Qu’apporte ce jeu par rapport à Entedecker ?

Scores de la partie :

Lucarty (rouge) : 17 (14 tuiles + 3 de bonus)
Marc (bleu) : 14 (11+3)
Jérôme (blanc) : 17 (14+3)
Ludo le gars (orange) : 16 (10+6)

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20

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MEDICI :

Medici est le roi des jeux d’enchères : on s’apprête à y jouer à 5, avec 3 joueurs l’ayant déjà
pratiqué (Sylvain, Philippe et moi). Afin de ne pas être trop tributaire du hasard, nous avons retiré toutes les cartes 3 et une carte aléatoirement pour chaque manche…
Ma collecte en fin de première manche me satsifait pleinement : 2 cartes grises et 3 dorées, donc
probablement deux premières places. Au niveau des valeurs, je n’en suis qu’à 14, ce qui peut me laisser espérer la 3ème ou 4ème place (10 ou 5 de revenus)…
J’ai terminé mes achats pour cette manche mais ce n’est pas le cas de Sylvain et de Marce, lesquels
réfléchissent pour mesurer combien peut bien valoir ce lot de 2 cartes que Sylvain propose. A noter que sur la première manche, Philippe a acquis la carte 10 (sans couleur) et qu’il
se dirige vers le gain des 30 de revenus liés au plus grand total de points…
Fin de première manche et les points ont été enregistrés. Bilan des courses : Sylvain a investi 14
et a gagné 17, Marc a investi 20 et a gagné 34, Philippe a investi 24 et a gagné 39, Jérôme a investi 15 et a gagné 22, et enfin j’ai investi 19 et j’ai gagné 25. Deux joueurs
se détachent en tête (Philippe et Marc)…
Fin de deuxième manche : Sylvain a investi 32 et a gagné 34, Marc a investi 27 et a
gagné 17, Philippe a investi 18 et a gagné 47, Jérôme a investi 16 et a gagné 19, et enfin j’ai investi 14 et j’ai gagné 19. Philippe s’envole au score…
En cours de troisième manche, la partie semble jouée et Philippe s’amuse à balancer qu’il n’arrive
pas à comprendre ma stratégie… Le saligaud, je vais lui apprendre 😉 En fait, je tente de minimiser mes dépenses quitte à rater quelques cartes qui m’auraient bien plu…
Mon butin de 3ème manche me convient bien, même si j’ai hésité à prendre le lot de 3 cartes que
j’ai moi-même pioché pour 1 sur la piste de score. En effet, même si le 1 vert, la carte 10 et le 5 gris peuvent me garantir de substantiels gains, je rate forcément les enchères
suivantes et le bonus de 10 de la pyramide dorée… M’enfin, pour 1…
La tension est palpable autour de la table même si le nom du vainqueur est tout désigné (avec 33
points d’avance sur moi, il faudrait que Philippe n’obtienne quasiment rien pour que le verdt change)…
Fin de 3ème manche et également de partie : Sylvain a investi 30 et a gagné 30, Marc a investi
6 et a gagné 34, Philippe a investi 15 et a gagné 19, Jérôme a investi 8 et a gagné 32, et enfin j’ai investi 14 et j’ai gagné 52. Le verdict sidère la tablée : je passe devant Philippe d’un tout petit point… Un point c’est rien, mais c’est déjà beaucoup ! Et, de plus, je croyais bien avoir loupé le coche lorsque Sylvain m’avait subtilisé une précieuse carte 5 dorée pour 11… Incroyable dénouement qui nous fait nous émerveiller devant un tel condensé de réussite ludique !

 

Bilan synthétique :

On a aimé
– La tension permanente dans ce jeu,
– L’élégance et la pureté du mécanisme de constitution des lots et d’enchère en 1 seul tour,
– Le look de la version Amigo de ce jeu.

On a moins aimé
– ?.

Scores de la partie :

Lucarty (rouge) : 35 (33 en fin de manche 1, puis 35, puis 35)
Marc (bleu) : 62 (44, puis 34, puis 62)
Philippe (jaune) : 78 (45, puis 74, puis 78)
Jérôme (blanc) : 64 (37, puis 40, puis 64)
Ludo le gars (vert) : 79 (36, puis 41, puis 79)

Note du jeu (sur cette partie) : 19 / 20

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