[08/02/2009] Pyramidis, Le Tapis Volant

Deux jeux Ravensburger de la grande époque des années 80-90 au programme aujourd’hui, avec les enfants, dans le prolongement de la partie du Tour du monde en 80 jours de dimanche dernier. On a passé un très bon moment, entamé avec Pyramidis, un jeu abstrait sur le thème de l’Egypte antique mais qui est plutôt une variation sur le jeu des petits chevaux, et ensuite, une partie tout aussi sympathique du Tapis Volant, un jeu de course au pays des Mille et Une nuits qui nous aura procuré de bonnes sensations.
Ca devient sympa de pouvoir faire des jeux de grands avec nos gones…

PYRAMIDIS :

 


Ce jeu m’avait été suggéré en 2002 par le bien connu François Haffner et c’est donc en sa compagnie que j’en avais fait ma première partie. Depuis, il figurait régulièrement sur ma
liste de recherches à Essen. En 2008, enfin, l’occasion s’est présentée à moi et je l’ai acquis. Du coup, c’est avec plaisir que je le propose, aujourd’hui, à Julie et aux enfants,
convaincu que le 12 ans de la boîte ne sera pas un problème…

Le plateau vient d’être mis en place. Chacun d’entre nous possède 8 pyramides empilées sur leur case de départ, Julie jouant les rouges, Maitena les bleues, Tristan les jaunes et
moi-même les vertes. Le but est d’en ramener 5 au point d’arrivée (cercle de la même couleur), en suivant (ou pas : ça dépend de ce que font les autres) le parcours de 16 cases
fléchées à la couleur concernée…

Après un tour de jeu, c’est déjà bien la pagaille sur le plateau, sachant que l’égrainage de pyramides (de 1 à 5) a tendance à mélanger les couleurs…

Le premier empilement de 5 pyramides vient de se produire : du coup, pour l’égrainage, à présent on saute la case…

Bonne ambiance, jeu facile, contrôle délicat…

Grâce aux largesses de sa mère, Tristan vient de glaner sa première pyramide (Julie a fait avancer le jaune, directement sur sa case d’arrivée)…

En fond de photo, on peut voir que j’ai réussi à agglutiner 5 pyramides vertes, pensant que je parviendrais à les faire revenir au but. Ce ne sera pas si simple, car ne pas être
très présent sur le dessus des piles sera vraiment un problème pour moi, à la longue…

Bon, j’ai collecté à présent 2 pyramides, mais les choses se sont gatées sur le plateau, et c’est Julie qui semble très nettement la mieux placée avec ses pyramides rouges
presqu’arrivées et non blocables (pour les 2 de la pile de 5 en tout cas)…

3 pyramides vertes au premier plan amassées par votre serviteur, mais c’est Julie, qui, décidément, va certainement rafler le gain de cette partie…

Les graphismes du plateau de jeu sont vraiment de toute beauté…

Voilà comment ma dame va nous avoir : elle réussit à créer 2 piles de 5 pyramides, imprenables, et elle va paisblement les mener toutes les deux au bout en les égrainant
tranquillement…

Fin de partie, sans surprise, avec une Julie qui nous aura donné une leçon. Bien qu’un peu difficile à contrôler, le jeu s’est avéré très plaisant…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le système de jeu ultra-simple et suffisament propice pour générer des situations très compliquées (les pièces à soi emportées plus loin, c’est assez difficile à rattraper),
– Le matériel de jeu, très tactile,
– Le fait de pouvoir y jouer, sans prise de tête, avec les jeunes et les moins jeunes
.

On a moins aimé
– Le chaos, quand même, car on a du mal à tout prévoir,
– L’impossibilité de gêner un empilement de pyramides de hauteur 5,
– Les possibilités de kingmaking, non rencontrées mais bien visualisées.

Scores de la partie :

Julie (rouge) : 1ère (5 pyramides)
Maitena (bleu) : 2 ème (3 pyramides)
Tristan (jaune) : 4ème (1 pyramide)
Ludo le gars (vert) : 2ème (3 pyramides)

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20


Durée de la partie : 45 minutes

 

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LE TAPIS VOLANT :


Le Tapis Volant fait partie de ces jeux qui sont sortis souvent avant que mon site ne soit créé en 2002. Et comme il n’est pas ressorti depuis, et bien il n’y avait aucun
compte-rendu sur mon site. C’est chose réparée ce soir et on a passé un bon p’tit moment, sur un jeu entre Ave César et Rivière d’enfer

Ce qui est bien dans ce jeu, c’est la possibilité de créer un parcours à chaque partie. Ainsi, pour cette partie de RE-découverte, je suggère que Tristan et Maitena placent chacun
4 objets de décor, avec 5 au sol et 3 nuages. Voilà donc ce qu’ils nous proposent, après aménagement du nuage vers la zone d’arrivée…

Après un tour de jeu, voici les positions de chacun. A noter que je me retrouve sur le tapis blanc de Tristan, le contraignant à passer son prochain tour, tout simplement parce que
je n’avais pas autre chose à faire avec mes 3 cartes en main…

Le look des illustrations est tout simplement exceptionnel. En tout cas, moi, je l’adore cet éléphant d’Asie qui nous est proposé…

Explication du mécanisme de déplacement : je viens de jouer la carte qui me permet soit de monter de 3 cases, soit de descendre de 3 cases. Attention, si je monte, comme je vais
être dans le vent fort (bleu foncé), je vais être poussé de 2 cases vers l’avant…

J’ai opté pour ma montée de 3 cases, puis j’ai subi la poussée du vent et je me retrouve donc relativement bien avancé au-dessus du gros nuage, prêt à continuer ma route en
continuant, tant que faire ce peut, à me laisser porter par le vent…

Julie semble tiquer, mais ce n’est qu’une impression car elle se montre plutôt habile dans le déplacement aérien de son tapis…

Maitena, après pas mal de ralages, commence à mieux se débrouiller sur le plateau. A noter que Julie vient de se mettre dans une position dangereuse : juste pile deux cases devant
moi, ce qui veut dire que si je me laisse porter par le vent sans jouer de carte, boum, soit je la blqoue, soit je la fais choir…

Bien entendu, je ne joue pas de carte et je la fais choir. Je ne vais pas me priver de la faire tomber entre les bâtiments les plus hauts que propose le jeu. Cela ne devrait pas
être si facile que ça de ressortir…

Tristan s’en sort assez bien avec ses cartes, même si le système de déplacement (horizontal – vertical, sans zigzag) n’est pas si élémentaire que ça pour lui, surtout quand il doit
prendre en compte l’effet du vent et les obstacles, nombreux…

C’est Maitena qui, finalement, revient sur moi lors des ultimes tours de cette partie, mais je possède une ou deux tours d’avance, non comblables…

Hop ! A l’aide d’une carte me permettant de descendre de 2 cases verticalement adjointe d’une tuile de +1 (on en a 5 au départ), je clos cette rapide partie, bien sympathique et
tout à fait prémonitoire pour nos futures parties de jeux familiales…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La beauté des illustrations et le côté très sympa du matériel modulaire,
– Le système de déplacement, assez vicieux avec les obstacles et la force du vent : on peut bien réfléchir si on veut,
– La prise en compte du hasard et ses possibilités de nivelage : tuiles + ou – 1, possibilité de ne pas jouer de carte,
– La rapidité de la partie, invitant à la revanche
.

On a moins aimé
– Le hasrad dans la pioche des cartes : si vous ne picohez que des cartes pour reculer, comment allez-vous faire ? Peut-être qu’il faudrait autoriser une carte visible pour la
pioche.

Scores de la partie :

Julie (rouge) : 4ème (résidu : 3 tuiles)
Maitena (bleu) : 2ème (résidu : 2 tuiles)
Tristan (blanc) : 3ème (résidu : 0 tuile)

Ludo le gars (vert) : 1er (résidu : 1 tuile)

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20


Durée de la partie : 30 minutes

 

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2 commentaires à propos de “[08/02/2009] Pyramidis, Le Tapis Volant”

  1. « si vous ne picohez que des cartes pour reculer, comment allez-vous faire ? »
    Il y a deux solutions : se laisser porter par le vent sans jouer de cartes (c’est le moyen d’écarter une carte pour en piocher une autre) ; utiliser une des cinq petites cartes de direction distribuées au début du jeu, qui permettent de corriger un peu le hasard.
    Pour notre part (par « nous », j’entends mon fils et moi), nous trouvons d’ailleurs ces petites cartes trop puissantes, et limitons leur nombre à 3. À mon avis on devrait même pouvoir s’en passer.
    il peut être intéressant aussi de jouer cartes sur table.
    Le jeu devient alors très tactique.
    J’adore moi aussi les illustrations de Tilman Michalski. L’un des éléments du décor (le tigre derrière le palmier) pourrait être du douanier Rousseau.
    Tilman Michalskiest aussi l’illustrateur du non moins superbe et excellent Elefantenparade.

  2. Roland Siegers n’aime pas le hasard, aussi s’ingénie-t-il à inventer des jeux où il intervient le moins possible, et curieusement ces jeux, en dépit de leur simplicité, engendrent un chaos fabuleux. La plus maîtrisable de ses créations reste peut-être Das glorreiche Manover. Même Mississippi se révèle terriblement imprévisible, même à un petit nombre de joueurs.
    Quant à Pyramidis, il me semble qu’il s’agit plutôt d’un jeu de la famille de l’Awele, que d’une énième variation sur les Petits Chevaux.

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