[08/05/2007] Los Mampfos, Villa Paletti X2, Java

En cette journée fériée du 8 mai, je passe une partie de l’après-midi à jouer avec mes enfants, et ce seront successivement Los Mampfos et Villa Paletti qui se retrouveront à
l’honneur. Le premier, qui ne m’avait pas enthousiasmé des masses, s’avère finalement assez sympathique et il plaît toujours autant aux plus jeunes. Quant au second, que j’aime bien, a été un vrai supplice pour Tristan, hyper-tendu tout du long et pour qui la chute est un véritable drame !
Ensuite, en soirée, avec la venue de Sylvain et Thibault, nous partons sur un vrai bon classique : le superbe Java, un jeu comme on aimerait en voir sortir parmi les nouveautés ! Et bien oui, parce que, franchement, quand on se fait un petit Java, on se rend vraiment compte du talent qu’un auteur comme Kramer a pu y distiller… Un vrai grand moment de bonheur !

LOS MAMPFOS :

Un peu d’avoinr pour l’âne marron : un grain rouge, un autre bleu et enfin un vert. Puis, il
avancera de 3 cases…

 

Maitena s’apprête elle-aussi à alimenter l’un des ânes, sous les yeux de son frère…
Trois ânes à la queue-leu-leu, sans qu’aucun n’ait encore procédé à une évacuation anale de
l’avoine précédemment consommée !
Tristan vient de réussir un grand coup : il a estimé que l’âne blanc allait donner beaucoup de
rouge et il a eu raison ! Le pire, c’est que nous le savions tous, mais j’escomptais que Maitena fasse le même choix que lui…
Tristan nourrit l’âne blanc, un peu plus tard, après nous avoir livré son secret : il place dans
la bouche des ânes les couleurs représentées sur la boîte de jeu, en face de chacun d’eux ! Ca va être super dur de ne pas se tromper !!!
Maitena vide le contenu de l’âne marron, alors que son frère vient de réussir une prouesse sans
nom : il n’a pas indiqué la couleur bleue et pourtant c’est celle qu’il a placée à n’en plus pouvoir à l’intérieur ! Du coup, je me gave…
La partie s’achève sur mon tirage de la carte STOP. En fait, nous allons juste décompter chacun
des ânes et ce sera fini…
Profitant de choix particulièrement curieux de Maitena et de Tristan, je remporte cette partie
haut-la-main !
Bilan synthétique :On a aimé
– Le matériel de jeu, absolument transcendant pour les enfants (le système d’alimentation des ânes est superbe)
– Le plaisir pris par les plus jeunes sur ce jeu très simple
– La possibilité de faire des choix pas forcément optimaux, histoire d’encaisser plus de jetons qu’en bloquant un copain (autant que ce soit un autre qui s’y colle)

On a moins aimé
– La répétitivité des tours de jeu
– L’obligation de jouer sur sa mémoire et donc de rester un tantinet concentré
– La longueur des parties pour les adultes

Scores de la partie : 

 

Maitena : 18
Tristan : 22
Ludo le gars : 39

Note du jeu (sur cette partie) : 12 / 20

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VILLA PALETTI X 2 :

Début de partie de la première manche à 3 joueurs : Tristan va enlever un pilier et le
replacer au-dessus, ce qui désignera sa couleur, puis Maitena et moi ferons de même. La couleur restante sera la neutre qui devra, par la suite, voir un de ses piliers retirer à
chaque tour avant que l’on puisse jouer ses propres pièces…
En fin de premier tour de jeu : Tristan a choisi de jouer les jaunes, Maitena les rouges et
votre serviteur les bleus. Les piliers verts, non choisis, sont donc les neutres. A noter que j’ai bien expliqué le système de points en fonction de la taille des piliers (3, 2 ou
1), un peu pour voir si les enfants arriveront à jouer en intégrant cette notion…
La concentration est à son paroxysme et Tristan est vraiment vraiment dans le jeu, craignant
comme un fou de tout faire tomber…
Là, du coup, il hésite, essaie et se ravise : il décrète qu’il n’arrivera pas à retirer de
pilier neutre. Mais Maitena y parvient et le jeu se poursuit..
Maitena aussi est concentrée et elle essaie de revenir sur son frère, au niveau des points :
elle parvient à reprendre le sceau et le place devant elle…
Boum ! Badaboum ! Tristan vient de faire chuter la Villa Paletti dans un concert de pleurs,
alors qu’il reposait sa pièce assez facilement cueillie ! Il est complètement démolli par cette maladresse…
Seconde manche, après avoir beaucoup palabré avec Tristan pour lui signifier que ce n’était pas
grave. Résultat : il est encore plus concentré qu’avant !
Derrière un mur de piliers, le gamin tente de retirer une de ses pièces sans commettre
l’irréparable…
Pour le moment, Maitena possède le sceau devant elle mais en cas de chute de sa part, c’est
Tristan (vert), qui gagnerait…
Ô le bel équilibre ! Dans quelques secondes, Tristan décrétera qu’il ne peut pas retirer de
pièce à sa couleur…
Mais Maitena fera la supergirl et voudra nous prouver qu’elle peut le faire : du coup, elle
fait choir l’édifice…
Et comme je venais de lui prendre le sceau, c’est moi qui gagne, pas son frère, lequel, bien
entendu est déjà dans a chambre en train de pleurer à chaudes larmes ! Dure la vie de maçon…
Bilan synthétique :On a aimé
– Le principe génial du jeu : on prend dessous pour replacer plus haut, jusqu’à ce qu’on dise qu’on ne peut plus et hop, nouveau palier !
– Le matériel du jeu, évidemment agréable !
– Jouer entre parents et enfants, sans problème (mais c’est dur quand même pour les enfants de moins de 6 ans)

On a moins aimé
– Les pièces de bois ont un peu tendance à glisser
– Le système de points et de désignation du vainqueur sont un peu artificiels
.

Scores de la partie : 

Tristan : 2 défaites
Maitena : 1 victoire et 1 défaite
Ludo le gars : 1 défaite et 1 victoire

Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20

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JAVA :

Sans y avoir rejoué depuis 2003, Julie savoure déjà de revenir à Java, et son premier tour de jeu,
visible ici, confirme que la mémoire est là et bien là : une ville de taille 2, approche d’un bassin et, surtout, entrée de 2 pions noirs…
Une photo à l’issue du premier tour de jeu : j’ai rejoint Thibault (blanc) avec mon pion orange, tout
près du bassin, alors que Sylvain s’est acoquiné avec Julie, sur le haut…
En cours de deuxième tour de jeu : l’ambiance est studieuse, avec de grandes phases de réflexion à son
tour, mais on s’immerge dans un jeu à la profondeur certaine et à la richesse envoûtante…
A peine plus tard, on voit que j’ai réussi un bon coup avec mon bassin de valeur 9, ce qui explique mon
avance au score. En revanche, au niveau pions, c’est Julie qui tient le rythme avec 3 pions noirs en jeu (je vais devoir consacrer des points d’action pour y remédier)…
Le plateau se remplit à vitesse grand V, surtout parce qu’on joue le plus souvent des tuiles
communes de taille 3. A noter que j’ai mis en application mon principe de faire rentrer des pions oranges : pas moins de 3 dans le même tour de jeu !
Petit panorama des villes proposées aux joueurs : pour commencer, la plus attirante, celle de valeur
8…
Une ville de valeur 6, non loin de là…
L’autre ville de valeur 6…
Et enfin, la ville de valeur 2, créée par Julie, probablement par souci de s’autoriser une porte de
sortie si les 3 autres venaient à être imprenables…
Thibault s’est bien vite familiarisé avec la forme des tuiles ! C’est assez rare pour être souligné.
Ici, il essaie d’en rajouter une, alors que, objectivement, c’était sûrement pour lui le meilleur moment pour faire rentrer des pions blancs, bien peu nombreux sur le plateau…
Même si mon avance commence à devenir importante, je ne suis pas sûr de mon fait. En effet, rappelons
que le décompte final rapporte gross-modo autant de points que sur l’ensemble de la partie. Du coup, je tente de me placer près de chaque ville, afin de pouvoir grimper haut lorsque
la partie s’achèvera…
C’est à Sylvain de jouer et il ne sait plus trop comment gérer ses quelques tuiles qui lui restent,
car il sent bien qu’il aura besoin de terre ferme pour l’ultime tour. Il est impressionnant de constater les écarts au score : 9 points entre chaque position, ce qui paraît
beaucoup sur ce jeu…
No comment…
The same…
On voit la fin de partie qui ne va pas tarder (Julie estime que Thibault finira, mais en fait ce sera
moi)…
Une vue de la configuration du jeu, juste avant que je réalise mon grand décompte final…
Scié par ma main-mise sur le jeu (j’ai scoré sur chaque ville, premier partout et deuxième sur une
seule ville), Sylvain ne sait pas comment il va pouvoir faire quelque chose avec ses quelques tuiles qui lui restent…
En ligne de mire de Thibault, la falaise rouge est superbe : pas moins de 8 tuiles empilées, ce qui
correspond à une de moins que la pile orange juste derrière (du coup, rouge est resté deuxième sur cette ville !)…
Et voici la configuration du plateau, une fois que tous les joueurs ont réalisé leur ultime tour et
leur décompte consécutivement. A ce petit jeu, Thibault a vraiment mesuré l’importance de penser plus tôt au grand décompte final (il n’y marquera que 5 points). Au final, on a
vraiment passé un excellent moment sur un super jeu…
Bilan synthétique :On a aimé
– Le matériel du jeu, somptueux, et vraiment comme je l’aime : des tuiles plus qu’épaisses, un plateau nickel, des tons originaux pour les pions en bois, …
– Le mécanisme à la fois limpide, élégant et abordable : un must
– Le décompte final qui n’intervient pas tout à fait en même temps pour tous les joueurs : une même ville peut rapporter de multiples fois
– La durée de la partie, bien correcte, et en harmonie avec ce type de jeu où on apprécie de se creuser les méninges
– Le sentiment d’avoir participé à un grand jeu, une fois la partie terminée, peut-être en raison de la possibilité de croître à son rythme, sans être à la merci d’une carte
providentielle d’un adversaire

On a moins aimé
– Les temps de jeu qui peuvent s’allonger de manière conséquente si les joueurs mettent 10 ou 15 minutes pour jouer leur tour !

Scores de la partie : 

Lucarty (rouge) : 58 (43 avant son décompte + 15)
Julie (noir) : 68 (40 + 28)
Thibault (blanc) : 35 (30 + 5)
Ludo le gars (orange) : 85 (44 + 41)

Note du jeu (sur cette partie) : 18 / 20

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