[08/11/2002] Tony & Tino

Participants
– Julie, qui accepte un petit jeu pour terminer la soirée d’anniversaire de Maitena,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Parmi les jeux récents de ma ludothèque se trouve celui de Bruno Cathala, dans la série Games for 2 de Jeux Descartes, intitulé Tony & Tino, un de ces jeux où la notion d’optimisation calculatoire semble déterminante et donc qui m’attire tout particulièrement…
Julie prend les pions violets et me remet les pions bleus marines, je lis la règle en quelques minutes seulement (ce qui est bien agréable !) et nous pouvons attaquer la mise en place du jeu.

Parlons-en de cette mise en place : incroyable
longue et fractionnée, et que je te place des marqueurs par-ci,
et que je les remplace par là, et que je mélange mes cartes,
et que j’en prends 3, …


La configuration initiale du plateau représentant un quartier
de Chicago…


Le plateau se remplit petit à petit et la première récompense
m’est attribuée, notamment grâce à mon homme de main
de valeur 3 : c’est agréable 30 000 $….

La suite de la partie me permet de prendre
une avance assez considérable, avec des récompenses successives
de 30, puis 50, puis 30 encore, soit un total intermédiaire de
110 000 $ ! Dans le même temps, Julie est restée bredouille,
ce qui, d’après mes calculs ne lui laisse que très peu de
chances de s’en sortir : au total 260 000 $ sont en jeu, sachant que j’en
ai 110 000 et que j’ai annulé les effets d’une récompense
de 10 000 $, il ne reste plus que 140 000 $ en jeu. Si je glane encore
20 000 $, je gagne inévitablement.


Une vue rapprochée du plateau, lors des derniers tours de jeu…


Mais, c’est qu’elle réfléchit la miss !

Le début de partie nous permet,
comme pour chaque test de nouveau jeu, de saisir les mécanismes
et de tenter de deviner comment jouer intelligemment. Il me semble tout
de suite nécessaire de bénéficier des effets de
mon homme de main de valeur 3 le plus rapidement possible pour une ligne
et une colonne, afin d’imaginer le ré-utiliser, par une inversion
de position avec l’un de mes indicateurs, pour une autre mission.
Aussi, je le place sur une intersection proche de révéler
son verdict pour une ligne, charge à moi d’activer les effets
pour la colonne.

Julie semble jouer de manière
un peu aléatoire, avec des difficultés évidentes
pour percevoir l’intérêt des cartes d’action. Ses hommes
de main ne bénéficie pour l’instant que de la carte Passe-droit
pour tenter de se placer sur des intersections plus lucratives.


Votre serviteur en train de remporter la colonne n°1 (celle avec
les 50 000 $), malgré le fait que Julie aie sa carte Descente
de police le tour précédent…

Le jeu tire à sa fin, et Julie fait
un petit baroud d’honneur, récupérant 60 000 $ d’affilée.
Je joue alors ma carte Super gang me permettant de jouer 2 coups d’affilée,
afin de gagner une colonne, puis d’inverser la position de mon homme
de main de valeur 3 (enfin !) avec un de mes indicateurs placé
sur une intersection où ni la colonne, ni la ligne, n’ont encore
été décomptées.
Le jeu va livrer son verdict et la loi du parrain semble être
promise à Ludo le gars, roi de la mafia !

Cliquez pour agrandir !
La configuration finale du plateau.

Décompte final
Je reporte cette partie avec un total de 160 000 $ (50 +
3×30 + 20) contre 80 000 $ pour Julie (3×20 + 2×10), sachant que la défausse
est constituée de 20 000 $ (2×10).

Débriefing
Tony & Tino est un jeu que j’ai bien apprécié, au contraire
de Julie, car je le trouve esthétique au niveau de son mécanisme,
malgré un thème guère convaincant.
Le fait de devoir anticiper sur une colonne, en jouant pour une ligne, ou l’inverse,
est particulièrement ingénieux, et pour une fois, le faible nombre
de cartes différentes, ne génère pas un chaos trop prononcé.
Enfin, je ne parle pas ici de la carte Roulette russe, que je n’ai d’ailleurs
pas utilisée, tant cette carte a un effet destructeur sur le jeu.

Il me semble que l’une des clés du jeu est de savoir ré-utiliser
ses hommes de main puissants (2 cartes Arnaque) afin de remporter plusieurs
récompenses juteuses. Dans le même ordre d’idées, la carte
Super gang et la carte Descente de police peuvent être déterminantes
si elles sont jouées au meilleur moment, qui n’est pas forcément
la toute fin de partie…
Enfin, il est parfois très fin d’annuler l’une des récompenses
du plateau si l’on en a l’opportunité, car, après tout, il vaut
mieux qu’il en soit ainsi plutôt que votre adversaire se l’approprie de
manière inévitable (imaginez, en plus, s’il avait misé
de nombreux hommes de main sur celle-ci : cela aura été en pure
perte…).

Tony & Tino est donc un jeu malin, où le hasard a quand même
sa place, ne nous y trompons pas, tout particulièrement lorsque vous
piochez vos cartes action (si vous n’avez pas en main la carte Descente de police
au moment essentiel, vous ne pouvez pas contrer votre adversaire, même
si vous saviez que c’était le moment de le faire…).
J’ai apprécié ce jeu, et je le ferai découvrir à
d’autres, puisque Julie, de son côté, n’a pas été
enthousiasmée outre-mesure (c ‘est l’une de ses expressions fétiches
!) par les principes de jeu.

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