[09/07/2005] Eurorails

Participants
– Nico, joueur rouge, pour sa première partie d’un Crayon Rail System qui sera forcément mémorable,
– Romain, joueur noir, qui après avoir adoré Empire Builder s’adonne volontiers à la carte européenne,
– Sylviane, joueuse bleue, celle qu’on rêvera d’emprunter durant toute la partie ;-))))), même pour un p’tit bout 😉
– Ludo le gars, joueur vert, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Sumum du week-end, point d’orgue ludique, cette grosse partie
d’EuroRails, attendue d’être jouée avec plaisir par Sylviane et
Romain, se déroulera en présence d’un 4ème larron, le bien-nommé
Nicolas, avec qui je passerai la partie à délirer version grand
format
Nous optons pour les aménagements de règles suivants :
– Au début, chacun prend 5 contrats et en défaussera 2 une fois
les 2 tours initiaux réalisés,
– Tout contrat défaussé durant la partie devient un contrat ouvert,
placé dans une zone de contrats disponibles pour tous,
– La fin de partie aura lieu après 2h30 de jeu, le vainqueur étant
alors celui qui aura connecté 7 métropoles (même s’il n’est
alors pas le plus riche) ou, si personne n’ atteint cette condition de victoire,
celui qui est le plus riche à ce moment-là (quel que soit le nombre
de métropoles qu’il aura alors connectées).
La partie débute par la prise de 5 contrats chacun + 50 millions d’écus,
et Nicolas entame la construction de son réseau, suivi de Romain, Sylviane
et Ludo le gars, puis marche arrière pour le second tour de construction
: Ludo, Sylviane, Romain et Nicolas. La « vraie » partie débute
alors? dans une ambiance de pure folie !


Des parties comme ça, on en rêve toutes les semaines,
et celle-ci s’inscrit comme l’une des plus mémorables de ma vie
de joueur…


Allez, Monsieur le gars manipule son crayon vert, afin de prolonger
son tracé, sur une carte plus facile à jouer que celle des
Etats-Unis…


Au tour de Nicolas de procéder à de l’allongemet de voie,
alors que Sylviane ajoute son grain de sel à sa réflexion…


Sous les yeux d’un Romain qui commence à
l’avoir mauvaise (il est 2 heures 25 et il ne reste que 5 minutes à
jouer), Sylviane poses des questions sur ce qu’elle peut faire à
ce stade de la partie. Et encore, cela n’est rien en comparaison de ce
qui l’attend, lorsque je jouerai et Nico dans la foulée (on joue
la montre à mort !)…


La temporisation maximale est l’oeuvre de
votre serviteur, qui non content d’avoir réfléchi bêtement
avant d’opter pour emprunter la voie de Nico jusqu’à Londres, vient
de construire un misérable tronçon au départ de Londres,
vers un milepost isolé et sans but. Inutile de préciser
que je me suis bien renseigné sur le coût de construction
de ce petit bout de voie (on ne sait jamais des fois que cela ait changé
😉 et que mon train vient d’user ses points de déplacement pour
tourner autour de la ville de Londres, sans en sortir, afin de ne pas
emprunter Nico nouveau (pas de nouveau paiement de 4 millions d’écus)…


Romain scrute le plateau, alors que Sylviane, de son côté,
tente de repérer la localisation des denrées qui l’intéressent
et leur lieu de livraison…


Les discussions vont bon train entre Nico à gauche et Romain
à droite. Il faut dire que le calcul de coûts, pas forcément
très compliqué, requiert malgré tout l’attention
de tous les joueurs pour être réalisé sans encombre…


Une vue générale du plateau, alors que nos 4 locomotives
sont bien en place et assez espacées. Le dé jaune à
12 faces permet de mémoriser le nombre de coups restants pour le
joueur actif, lorsqu’une carte événement interrompt son
tour quelques instants. On notera, également, que le réseau
ferré de chacun est facilement repérable, en raison de crayons
de bonne qualité…


Il se gausse le père Nico, tant en raison des plaisanteries
graveleuses que du stress de Romain qui nous incite à jouer vite,
lui qui a besoin de 3 tours pour faire un très gros contrat (néanmoins,
les 3 mecs viennent d’empocher de grosses rentrées d’argent ce
tour-ci, et il apparaît que cela est suffisant, non ?)…

Cliquez pour agrandir !
Une vue de la situation finale, après une fin de partie houleuse
où on a pu voir comment le Romain est bon joueur ;-)))))) A sa
décharge, il est clair que l’attitude de Nico et la mienne ont
dépassé les limites du tolérable pour lui, à
qui il manquait 2 minutes pour remporter une partie méritée,
après 2 heures 30 de jeu.
M’enfin, qu’est-ce que c’était bon…

Décompte final
Durée de la partie : 2 heures et 30 minutes – Mise
en place du jeu : 10 minutes – Explication des règles : 20 minutes
Ludo le gars remporte cette partie avec un total de 57 millions d’écus,
devant Nicolas avec 53 millions, Romain avec 33 millions et Sylviane avec 29
millions d’écus.

Débriefing
Jamais au grand jamais on aurait supposé rigolé autant sur un
jeu aussi sérieux que celui-ci ! On a fait
plus de bruits, sans problème, que l’autre table qui jouait à
Brouhaha (c’est peu dire…).
Cette partie, très très mémorable, aura surtout valu par
son ambiance disjonctée et son déroulement stressant sur le dernier
quart d’heure où les tours de jeu s’enchaînaient sur un rythme
déconcertant : moins de 30 à 40 secondes pour que votre tour revienne
! Mais bon, c’est sans parler des 3 dernières minutes de jeu, où
là, par contre, les tours de jeu se sont purement et simplement enlisés
dans un pur délire ludique. Exceptionnel, pour tous,
sauf pour le pauvre Romain, qui a dû en rêver la nuit…
Au final,
ces jeux de crayons et de trains
sont vraiment sympa et on a du mal à concevoir qu’ils datent de près
de 20 ans, alors qu’ils ne dépareilleraient pas dans la production actuelle,
qui vient d’ailleurs de nous rappeler à ce bon souvenir avec Tahuantinsuyu,
un jeu qui se veut innovant mais qui n’a pas inventé la poudre…
A découvrir absolument, mais avec une autre condition de fin, car une
fin de partie au temps est trop propice aux débordements
(avis aux
amateurs de suggestions…).

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