[11/12/2021] Exhibition : 20th Century, Brazil Imperial

Quelle belle après-midi ludique en perspective…
D’abord, Leila et moi allons découvrir mon tout premier Kickstarter reçu, à savoir Exhibition : 20th Century, un jeu réalisé à trois mains, notamment celles expertes de Corné Van Moorsel, un auteur que j’affectionne beaucoup (ah… son Gipsy King…).

Ensuite, fous que nous sommes, nous nous relançons dans un Brazil Imperial mais à trois joueurs cette fois ! Je passe une heure environ à expliquer la règle à Yohel et on va y aller pour un bonheur de près de 3 h 30 !!!

EXHIBITION : 20TH CENTURY

Oui, il faut au moins cette mimique pour se trouver en phase avec le thème de ce jeu : une exposition sur les faits marquants et inventions révolutionnaires du du XXème siècle…
Le jeu est à la fois très conventionnel (collection de cartes avec des contraintes de prise et de pose) et assez original (la carte choisie détermine la colonne suivante où vous pourrez prendre).
Ci-dessus, vous voyez le jeu une fois installé : un étalage de 3 cartes par couleur de continents, soit un total de 18 cartes, sachant que chacune d’entre elles est unique et correspond à une année (de 1900 à 1999) et à un continent (couleur).
Au-dessus, vous pouvez voir nos pions respectifs : l’avion bleu pour Leila, la voiture noire pour moi. A son tour, on choisit une des 3 cartes de sa colonne et on la place dans son musée puis on déplace son pion dans la colonne de la couleur de la carte prise en vue du tour suivant. Tout simple…
Vous pouvez voir que j’ai opté pour la carte jaune de 1992 qui se trouvait dans la première colonne, puis que je l’ai placée dans mon musée (on y revient), avant de déplacer ma voiture noire en haut de colonne jaune.
Leila est en train de prendre son tour en optant, visiblement, pour la carte bleue de 1989 relative à la chute du Mur de Berlin…
Et voici donc où nous en sommes juste après.
C’est fluide et évident, ultra rapide à jouer et plutôt plaisant. Après… il va falloir voir comment se passera le scoring et comment bien s’y préparer !
Je profite de ce moment où je score 5 PV pour avoir au moins une carte de chaque continent (couleur) dans mon musée, pour vous préciser les contraintes de pose des cartes :
– Dans chaque zone, les cartes doivent être en ordre chronologique et de couleur différente (sauf la zone « One continent » évidemment),
– Dans la zone « One era », les cartes ne doivent pas avoir plus de 10 ans d’écart entre elles,
– Dans la zone « One continent », elles doivent toutes être de la même couleur,
– Dans la zone « Year gap », les deux cartes doivent être les plus espacées possibles,
– Dans la zone « Mid century », la carte posée doit être au plus près de 1950 et servira à départager une éventuelle égalité au moment du décompte.
Plus la partie progresse, plus il devient difficile de placer des cartes et on doit, parfois, se résoudre à temporiser en en plaçant jusqu’à 3 dans sa réserve (elles y resteront jusqu’à la fin de la partie). Cela permet soit de gêner son adversaire soit, plus logiquement, de rebondir dans une autre couleur plus intéressante pour soi…
Comme toujours, on se régale dans notre Paradis Jeux !!!
Petite vue rapprochée d’un exemple de carte avec 1972 (ah, quelle belle année…) et l’invention du walkman !
A un moment donné, on ne peut / veut plus prendre de carte alors on passe son tour et l’autre joueur peut continuer à jouer s’il le peut / veut.
Ci-dessus, vous pouvez voir qu’on en a terminé tous les deux et qu’on va pouvoir passer au décompte final !
Le musée de Leila avec des zones plutôt bien remplie (une seule case vide = -1 PV). Elle a a au moins une carte des 6 continents (donc 4 PV parce que réalisé après moi), elle a un écart de 76 ans dans la zone « Years gap » (donc 4 PV car j’en totalise un plus grand), elle a 6 cartes du même continent (donc 6 PV), elle possède au moins une carte de chaque décennie sauf les années 50 et 90 (donc 8 PV) et elle a une suite de 3 années consécutives (donc 3 PV).
A noter, enfin, que sa réserve de 3 cartes lui fait perdre 3 PV.
Et voici mon musée, avec un décompte de PV que je vous laisse calculer au vu de celui de Leila ci-dessus… 😉
Je rappelle qu’en cas d’égalité, c’est la carte placée dans la zone « Mid century » qui tranchera…

Durée de cette partie : 45 minutes – Note de cette partie : 15 / 20

Scores de cette partie :

6 continents Écart d’années Même continent Nombre de décades Chaîne d’années Cases vides Réserve Total
Leila (bleu) 4 4 6 8 3 -1 -3 21
Ludo le gars (noir) 5 5 4 7 3 -1 -2 21

Bilan synthétique :

On a beaucoup aimé
– Le thème du jeu et le plaisir d’aller lire le texte des cartes (même s’il est malheureusement en anglais) car ça peut faire discuter les joueurs,
– L’élégance du système de choix des cartes,
– La fluidité générale de la partie,
– La bonne envie de reviens-y car on a envie de tester d’autres choses et il y a des variantes et add-on dans la boîte…

On a moins aimé
– Un côté un peu kitsch des plateaux de musées pliables et la petitesse des cartes,
– Dommage, pour les plus jeunes, que tout soit en anglais… sauf la règle !

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BRAZIL IMPERIAL

Avec la venue de Yohel en fin d’après-midi, on va enfin découvrir le jeu à 3 joueurs ! Nous retenons la carte de La Guerre de la Plata pour cette partie, pas trop belliqueuse et sans hexagone d’eau. Nous tirons au hasard notre couleur de pions : Leila jouera les bleus, Yohel les violets et moi les verts…
Nous sommes prêts à jouer, chacun ayant positionné sa capitale : j’ai opté pour une ressource de mon choix (pernambouc) en bas avec le bâtiment vert, puis Leila a fait de même à droite, avant que Yohel soit contraint de devenir officiellement premier joueur en devant se placer sur la capitale qui l’indique…
Leila incarnera Alphonse 1er lequel semble très puissant pour convertir des cartes de combat en ressources et même science !
Yohel, la main sur le cœur (mais c’est la mauvaise !) jouera évidemment Napoléon ! Lui aussi pourra convertir des cartes de combat en ressources et science.
Je suis inquiet de la faiblesse des pouvoirs des monarques verts, même si j’ai plus de choix qu’eux…
De mon côté, je retiens Pierre II qui me semble être le moins faiblard des 4 disponibles en vert. Il va me permettre de prendre 1 ressource puis 1 or puis 1 science, en tout et pour tout, en investissant dans des cartes de tableaux de différentes couleurs.
Voici mes 3 cartes de missions retenues pour la partie…
Fin de premier tour, avec nos choix respectifs : construction d’un champ de canne à sucre pour Leila, importation d’une ressource pour Yohel et achat d’un tableau à cadre rouge pour moi (sans coût)…
Yohel a du mal avec toutes les imbrications du jeu et il est surpris de voir comme on est l’aise, Leila et moi, sur ce jeu ! Il faut dire qu’une fois passée la première partie, tout roule… ou presque ! On y reviendra avec quelques interrogations sur les combats.
Allez, si on passait déjà à l’ère 2 ?
Je construis, ensuite, assez rapidement, la première ville de la partie, sur une tuile d’exploration qu’avait révélée Yohel mais sur laquelle il ne pouvait pas s’implanter. Cette tuile me rapportera 2 PV de plus.
Vue générale à cet instant alors que Yohel ne le sait pas encore mais il va bientôt se rendre compte que son monarque va trop loi sur la droite et qu’il sera presque inutile par la suite…
Ça y est… il a les yeux grands ouverts ! 😉
Cette carte d’or que j’utilise me paraît ultra-puissante ! Et, franchement, oui, c’est bel et bien le cas ! Ça va me permettre de booster mon développement grâce à cette unité de science plus que bienvenue…
Cette seconde action gratuite (mais je paie quand même le coût requis) décuple alors mes possibilités.
C’est Leila qui nous fait tous passer de l’ère 2 à l’ère 3, nous rapprochant ainsi sensiblement de la fin de partie…
Vue générale à cet instant…
Qu’est-ce qu’elle vient faire par là avec ces unités militaires bleues la ch’tiote ? Je passe un tour pour me renforcer au cas où en recrutant mon dragon sur ma ville, bien soutenu par mon canon juste derrière. Elle me dit qu’elle ne fait que passer pour aller chatouiller les bases arrières de Yohel. Oui, oui… 😉
Je m’en doutais : elle m’agresse sauvagement !
Bilan des puissances de feu de chacun : 10 pour Leila et 10 pour moi également, avant qu’on joue d’éventuelles cartes. Leila en joue deux et je fais la même chose, me demandant bien comment elle compte atteindre un score suffisant… Effectivement son attaque est avortée, puisque ses deux cartes jouée ne la font monter qu’à 12 PF et qu’une des miennes m’en rajoute 2 également et que l’autre lui en faire perdre 2…
Oui, elle est un peu dégoûtée sur ce coup, mais elle a été un poil téméraire…
Au niveau des combats, j’avais promis d’y revenir, ce n’est pas facile de tout calculer avec justesse, particulièrement quand il y a des unités qui peuvent attaquer à distance (canons / grenadiers) quant à leur bonus applicable (unités de la même case, bâtiment en-dessous) et aux effets d’une victoire (pas de prise du bâtiment attaqué visiblement). J’aurais bien besoin d’un résumé clair et en même temps détaillé et avec exemples de toutes ces situations de combat…
Lorsque je fais cette photo, juste après que Yohel a joué son tour, Leila s’amuse encore mais ignore que je clos la partie sur ce coup ! Comment ? D’abord en construisant une première académie puis en profitant du pouvoir d’un de mes tableaux bleus pour en construire une seconde juste après ! Ces deux actions, combinées à la fabrication d’un quatrième produit et à l’acquisition d’un second tableau bleu lors des deux tours précédents, me permettent de réussir ma troisième carte de mission !
Et Yohel ne rejouera pas…
Allez, pour aller au bout du bout, je termine mon tour en déplaçant mon monarque sur une fonderie de Leila, en totalisant (une fois les cartes de combat révélées) 8 PF contre 6 PF pour elle ! Vous noterez que j’ai défaussé 1 or + 3 science pour augmenter ma PF !!! 😉
Comment optimiser ses PV en un tour ? La parole est à Leila…
Fin de partie sur cette configuration finale…
Les éléments de Leila, avec une claire sous-utilisation des capacités de son monarque. Elle en conviendra finalement, même si, au début, elle ne s’en rendait pas forcément compte…
Les éléments de Yohel, lequel a également sous-utilisé la puissance de Napoléon avec ses cartes de combat à convertir en masse. C’était sa première partie et il a bien apprécié, comme je m’en doutais, convaincu que la deuxième partie sera beaucoup plus accessible pour lui…
Et voici mes éléments, avec quatre cartes de tableaux notamment, super utiles pour développer mon empire, particulièrement le tableau bleu qui a bonifié mes fonderies d’une science à chaque production !
Ah, et voici une ultime photo, suite à mon oubli de placer mon dernier palais sur le plateau. C’est chose réparée…

Durée de cette partie : 3 heures 30 minutes – Note de cette partie : 16 / 20

Scores de cette partie :

Unités recrutées Produits fabriqués Tableaux Missions Cartes or Tuiles explorées Palais Bâtiments + villes Total
Leila (bleu) 13 6 2 3+0 0 1 3 14 42
Yohel (violet) 8 10 2 1+0 3 1 0 16 41
Ludo le gars (vert) 10 10 8 3+3 0 1+2 7 21 64

Bilan synthétique :

On a beaucoup aimé
– La configuration à 3 joueurs apporte plus d’interaction et de discussions, notamment en lien avec des opportunités indirectes qu’on voit bien arriver…
– Faire coïncider le pouvoir de son monarque à ses cartes de mission et au développement de son plateau est un vrai défi très intéressant !
– La bonne envie d’y revenir à 3 joueurs…

On a moins aimé
– La durée de cette partie… même si on ne voit pas le temps passer,
– Le côté âpre pour sa première partie, n’est-ce pas Yohel ?
– La gestion des combats pas aussi accessible que je le pensais (il faut dire qu’on a eu plus de cas à calculer aujourd’hui) : une FAQ serait vraiment la bienvenue…

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Une réponse à “[11/12/2021] Exhibition : 20th Century, Brazil Imperial”

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