[11/04/2003] Big City

Participants
– Sophie, qui a choisi ce jeu dans la ludothèque suite à une envie de découvrir les jeux d’urbanisme,
– Julie, pas contre de ré-essayer ce jeu après une seule et unique partie jouée à l’automne,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Big City se présente sous une grosse boîte bien remplie, qui donne immédiatement envie de jouer : des bâtiments à profusion, certes pas toujours très identifiables, et des wagons
de tramways métalliques du plus bel effet. Ajoutez à cela des quartiers numérotés et des cartes également numérotées et vous commencez à deviner de quoi il retourne…
Sophie, pour une raison bien mystérieuse, souhaite s’essayer à un jeu d’urbanisme ce soir. Pourquoi pas ? Alors, entre Metropolis, Chinatown, Big City, Manhattan
ou encore Capitol, pour ne citer que ceux dont la durée est en rapport avec le temps que l’on se fixe (une heure environ), j’oriente le choix vers Big City, car il est un peu plus costaud que Manhattan ou Capitol, mais moins complexe ou pesant que Metropolis
ou Chinatown (négociations).
Le choix est d’autant plus facile que nous n’avons que peu d’expérience sur ce jeu et que c’est en quelque sorte l’occasion de le re-découvrir.

Sophie et Julie se partage la tâche
de la préparation des éléments du jeu, tandis que
je me relance dans la règle, ou plutôt les résumés
puisés sur le net, afin d’être en mesure d’en expliquer les
mécanismes.

Sophie comprend assez vite le système,
même si ses silences ne nous indiquent pas clairement ce qu’elle
a vraiment saisi : contraintes de placement, système de points,
pioche, blocages possibles, conditions de fin, …
Le seul point quie nous déstabilise, avec Julie, concerne la possibilité,
avec les cartes usines et parcs, d’implanter ce type de construction même
si nous ne possédons pas tous les emplacements requis en main.
En fait, nous nous apercevons en analysant un peu la règle, que
nous avions dû commettre une erreur lors de notre partie
de découverte
, car l’autorisation semble semble se limiter
à 1 emplacement non possédé (et non pas un nombre
variable).


Une maison double en périphérie, de valeur 7 points (6
pour le bâtiment + 1 de bonus pour le placement en périphérie)…

Le quartier n°3, initialement écarté
du placement de départ, est bientôt mis en jeu par Julie,
très sympathique sur ce coup-là, car j’envisageais de me
dévouer au prochain tour, surtout que j’avais largement puisé
dans ces numéros.
Je ne tarde pas à m’implanter fortement dans ce quartier, en alignant
cartes sur cartes.

Mais, comme Julie se montré décidément
très affable ce soir, elle y place même l’Hôtel de
Ville au tour suivant, autorisant, dès lors, le placement des bâtiments
spéciaux et du tramway… Cool, quand même. Un peu décontenancé
par son l’emplacement 14 que j’ai en main, histoire de m’assurer qu’il
commence son parcours à cet endroit.
Sophie, quant à elle, nous gratifiera du placement progressif de
quasiment tous les bâtiments spéciaux : banques, cinémas
et postes défilent sur le plateau, mais ne lui rapportent pas franchement
beaucoup de points car ils ne sont jamais doublés ou triplés
(5 points à chaque fois).


Julie vient de placer l’Hôtel de Ville et les bâtiments
spéciaux commencent à faire partie du paysage de Big City…

Deux tours plus tard, cocorico ! je place
enfin mon centre commercial en lisière du tramway, ce qui me rapporte
le joli score de 60 points, et contribue à remplir les quartiers
(voir photo ci-dessous).

Dans le même temps, et sans crier gare,
Julie implante à son tour un centre commercial très lucratif
en utilisant les emplacements 26 et 41. Elles doublent ses points également
et marque aussi 60 points ! La bataille fait rage entre Julie et moi,
Sophie se retrouvant maintenant à plusieurs longueurs.


Une vue rapprochée du plateau permettant de visualiser le centre
commercial…

Julie et moi nous comprenons sans avoir besoin
de dire grand chose : « N’y crois pas un instant, je n’y mettrai rien »
lui lance-je. « Ah ouhais, mais tu y seras obligé » répond-elle.
« Ben non, je passerai mon tour s’il le faut » conclus-je.
Sophie ne mesure pas trop ce que nous entendons pas là, alors que
deux emplacements restent vides dans le quartier n°7 : le 77 et le
78. Possédant le 77, Julie attend que je place un bâtiment
dans le 78, histoire de pouvoir tranquillement placer une église
lucrative dans sa parcelle. Erreur, je ne me laisserai pas berner…


Ma fameuse église source de tant de frustration de la part de
Julie…

Sophie, sans plus aucun ‘espoir de revenir,
propose un échange de carte à Julie, qui accepte pour lui
faire plaisir et lui permettre de placer le dernier bâtiment positionnable
sur le plateau.

De mon côté, j’allonge le tramway
à chaque tour dans des coins inutiles, histoire que Julie ne réussisse
pas à le diriger vers des zones qui l’intéresserait encore.
Le jeu s’achève peu après, lorsque nous passons tous 2 tours
d’affilée.


Julie procède au premier tour de jeu, en construisant une
maison en périphérie : 3 points pour elle…

Julie fait dans l’original ce soir en choisissant
le pion violet, rendez-vous compte 😉 ce qui me motive pour faire des
folies à mon tour, en prenant le pion bleu ! Incroyable, non
? Sophie, de son côté, opte pour le pion jaune. C’est parti,
avec Julie en première joueuse.

Lors des 3 ou 4 premiers tours, nous accomplissons
tous les mêmes actions, à savoir des constructions de maisons
ou de bureaux en périphérie ou en centre ville, de plus
ou moins grande taille. Lorsque nous piochons nos cartes suite aux placements,
en revanche, nous n’avons pas la même tactique : je me focalise
sur le quartier n°3 non encore placé, afin de disposer d’un
panel de possibilités plus grand. Julie et Sophie pioche alternativement
dans 2 ou 3 piles.


Sophie tente d’estimer quel coup lui permettrait d’optimiser ses cartes, ce qui n’est jamais évident tant le calcul des points est alambiqué…

Et c’est alors que je commence à
entrevoir la possibilité de créer un centre commercial
dans le quartier n°1 (voir photo ci-dessous), où je possède
les emplacements n°11, 14, 17 et 18. Il me manque le n°15, qui
m’aurait offert plus de latitude, aussi j’attends que le possesseur
de la carte daigne y placer un bâtiment.
Sophie s’en charge assez vite, en y installant une banque, fort appréciée
de ma part, car, ce faisant, elle m’offre la possibilité de bâtir
mon centre commercial en 2 tours : le premier pour placer une maison
en 17 et 18 et le second pour placer le centre commercial en 11 et 14.
Cependant, par mesure de sécurité d’une éventuelle
intrusion d’usine sur la parcelle n°11 (en prolongement de la 43),
je commence par faire bifurquer le tramway entre les 2 parcelles en
question. Ainsi, par la suite, je serai tranquille.


Sophie avance encore son pion, alors que l’on aperçoit celui
de Jacques, au fond, dans le coin avant la dernière ligne droite…

Par la suite, je récolte de nombreuses
cartes du quartier n°7, puis je place ce dernier contre la ligne
de tramway, histoire d’envisager des points doublés. Je prends
malgré tout la précaution de n’accoller que 2 emplacements
du quartier n°7, au cas, où je ne parvienne pas à
m’emparer du plus grand nombre de parcelles.
Bien m’en prit, car je ne possède finalement que 3 emplacements
dans ce quartier et qu’il peut être préférable de
le ruiner pour la concurrence. J’y place donc une splendide usine, en
empiétant sur une parcelle qui ne m’appartient pas et en anéantissant,
du même coup, l’utilité du tramway.


L’ambiance est bonne autour de la table, surtout depuis que Julie
sait que je ne placerai rien dans la parcelle n°78, histoire qu’elle
ne mette pas une église dans le n°77, dernier emplacement
libre du quartier…

Lorsque j’en ai eu l’occasion, j’ai pioché
du 8, du 8 et encore du 8, dans les derniers tours. Comme Julie commet
l’erreur d’implanter un bureau double sur 2 des 4 dernières parcelles,
il ne me reste plus qu’à placer un bureau simple sur l’une et…
une église sur l’autre (le 88). J’entends encore les lamentations
de Julie suite à cette opération qui visait clairement
à la narguer ;-)))

Cliquez pour agrandir !
La configuration finale du jeu

Décompte final
Je remporte cette partie avec un total de 156 points, devant
Julie avec 119 points et Sophie 95 points.

Débriefing
Big City nous avait séduit moyennement lors de notre première
partie, et il nous a plus emballé ce soir, à l’exception de Sophie
qui ne l’a pas trop apprécié.
En ce qui me concerne, j’ai trouvé le jeu beaucoup moins mécanique que
prévu et j’ai eu l’impression de disposer de moyens pour gêner
mes adversaires :
– Redirection du tramway,
– Endommagements des quartiers dangereux (usine),
– Non placement d’un avant-dernier bâtiment pour éviter les églises,
– Positionnement des quartiers selon ce qui nous arrange et avant que les autres
le fassent,
– …

Le jeu est clairement intéressant et sa durée permet de ne pas
finir trop tard ou trop fatigué par des séances de négociation
à n’en plus finir.
Si cette notion de palabre vous paraît incontournable, Big City n’est
pas pour vous ; en revanche, si ce n’est pas ce que vous préférez
dans les jeux d’urbanisme, il convient très bien pour se faire plaisir
en embêtant ses petits camarades par divers moyens.

Bien sympa et esthétique.

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