[11/12/2004] Torres

Participants
– Romain, joueur noir, de retour parmi son équipée de joueurs après 15 jours d’abstinence,
– Fred, joueur bleu, de retour parmi nous après moins de 48 heures d’abstinence 😉
,
– Ludo le gars, joueur vert, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Ni Fred, ni Romain, n’avaient eu l’opportunité de jouer à Torres par le passé et comme ce jeu fait clairement partie de mes incontournables absolus, j’accède à leur demande de leur
faire découvrir lors de la traditionnelle nuit de la FONA, organisée à la maison des jeux de Saint Fons, un lieu lui aussi incontournable.
Petite annecdote : lors de ma première nuit du jeu ici même en 2001, le premier jeu auquel j’avais joué était… Torres ! Comme quoi, certains jeux possèdent une histoire…
Nous jouerons dans la version de base, en prenant soin de commencer chacun avec ses 10 cartes d’Aktion personnelles disposées en une pile de pioche (minimisant les effets préjudiciables du hasard du tirage).
Romain est désigné comme premier joueur et il place donc un premier chevalier, puis Fred fait de même, et enfin je place le mien suivi du Roi. La partir peut débuter.


Ayant eu le privilège de placer le roi sur le plateau, je l’ai
mis à proximité immédiate de mon chevalier, afin
d’envoyer un de mes miens dans le château du souverain…


En fin de première année (4 tours), les positions ne
sont pas très distinctes : je possède 1 point d’avance sur
Fred et 11 sur Romain, mais tout est possible, surtout que Romain a déjà
fait entrer 4 chevaliers sur le plateau…


Après quelques péripéties, je parviens à
m’imiscer aussi au niveau 2 du château du roi, mais cela sera faible
en regard des 40 points marqués par Romain avec son autre chevalier
placé au niveau 4 de ce même château…


Une vue de la configuration finale après la troisième
année, celle où Romain a donné le coup de collier
nécessaire pour l’emporter brillamment. En effet, suite au quasi-sacrifice
du roi (il l’a mis sur un château de taille 1 de possibilité
d’expansion quasi-nulle), il a pu se consacrer à la répartition
de ses chevaliers, alors que je me suis senti obligé de réduire
à néant ses hypothétiques visées sur le château
du roi (j’ai perdu 1 tour pour en bloquer définitivement l’expansion,
à droite sur la photo)…


Après deux tours, j’ai rejoint le château du roi au niveau
1 (nickel), alors que Romain a déjà fait entrer 3 chevaliers
et que Fred s’est spécialisé dans la construction de blocs
de plastique…


En cours de seconde année, il semble que Romain commence à
revenir dans le jeu, notamment en raison de son choix de placement du
roi dans le grande château « de Fred » où ils sont
déjà tous les deux au niveau 2 requis…


Le bilan en fin de seconde année est assez saisissant, puisque
ni Fred ni moi ne réussissons à nous démarquer (toujours
1 point d’écart) alors que Romain revient à 5 points de
votre serviteur et qu’il pourra placer le roi pour les 3 derniers tours…


Une autre vue de la configuration finale, vue de dessus, qui offre
un panorama utile pour juger des positons de chacun (même si la
perte de perspective n’est pas suffisante pour mesurer la pertinence de
chaque placement)…

Décompte final
Durée de la partie : 2 heures – Mise en place du
jeu : 5 minutes – Explication des règles : 15 minutes
Romain remporte cette partie avec un total de 192 points, devant Ludo le gars
avec 190 points et Fred avec 182 points.
Le détail, année par année, est le suivant :

Année 1
Année 2
Année 3
Total
Romain
19
60 + 10
103
192
Fred
29
54 + 10
89
182
Ludo le gars
25 + 5
54 + 10
1 + 95
190

Débriefing
J’aime ce jeu. Je perds souvent, mais j’aime ce jeu, et ce n’est pas cette partie
qui me fera changer d’avis. Romain a beaucoup, beaucoup aimé et je crois
que Fred aussi, même s’il estime qu’il lui faudra d’autres parties pour
ne pas commettre de grossières erreurs comme ce soir 😉
L’un des principaux enseignements que je retire de cette partie est que le dernier
joueur peut très bien sacrifier le roi, finalement à son avantage,
alors que l’on aurait pu croire que cela allait lui être préjudiciable
(moins de possibilité de marquer des points, donc de revenir dans la
course). En plus, en le plaçant dans un endroit ambigü où
même difficiles les choses étaient encore possibles, il s’assurait
que j’allais perdre un peu de temps pour essayer de contre-carrer ses éventuels
plans… Subtil et c’est certainement ce qui me coûte la partie, car en
perdant un tour sur les 3 de la dernière année (pour ne marquer
que 2 points…), je ne dispose plus d’assez de tours pour faire vraiment augmenter
mon score.
Autre remarque : j’ai pioché toutes mes cartes d’Aktion et j’en ai joué
8 sur 10, ce qui est énorme, mais cela n’a servi à rien et je
m’interroge quand je vois que Romain en a pioché la moitié et
qu’il a gagné la partie… Néanmoins, la prochaine fois, je pense
que je referai de même, cela ne m’a paru que conjoncturel et pas du tout
explicatif de ma défaite.
Enfin, dernière petite chose : une bonne position dans un grand château
est souvent préférable à 3 positions convenables dans des
châteaux plus petits. Moralité : autant concentrer ses forces sur
quelques objectifs plutôt que de viser de multiples positions (à
ce titre, si l’on regarde la dernière photo, on remarque que Romain marque
avec 4 chevaliers seulement, et que Fred et moi marquons avec 5 chacun).

Toujours aussi sympathique, il n’y a pas à dire, et cela fait du bien
de revenir aux grands classiques…

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