[11/12/2011] Walnut Grove

Lookout Games a sorti pas moins de trois nouveaux jeux cette année pour Essen, dans des grosses boîtes qui plus est, appuyant ainsi la tendance ludique actuelle : toujours plus plus plus…
Passant devant leur stand, mon oeil s’est arrêté devant ce remake de « La petite maison dans la prairie » version jeu de société moderne. Son nom : Walnut Grove, avec un subtil
Welcome to placé devant.  Ni une ni deux : je me le prends, convaincu que celui-ci pourrait séduire mes deux gones, adeptes de la série télé…
Ce soir, donc, je le découvre avec Tristan, ma fille aînée vacant à d’autres occupations.

 

WALNUT GROVE :

 


Vous le reconnaissez, vous aussi, le Charles Ingalls de la série éponyme ? Non, franchement, ca me fait d’avance délirer de jouer dans cette ambiance… Après, il s’avérera que l’on
ne se sentira pas tant que ça dans la prairie…

Chaque joueur dispose d’un plateau avec son fermier (pion noir) et un travailleur (jaune pour moi, mais il aurait pu être bleu). On possède également deux pièces de cuivre (valeur
cachée de 0) dans notre cabanon. Notez bien que les deux autres cabanons ne sont pas encore actifs et que mon travailleur dort dans une roulotte faiblement chauffée…

La ville de Walnut Grove. Des échoppes tout autour de la rue principale, laquelle sera parcourue à l’automne par notre pion coloré (naturel pour Tristan, vert pour moi). Trois
bâtiments contiennent des travailleurs recrutables (deux bleus, deux fois un jaune un bleu), alors que d’autres permettent d’acheter un nouveau cabanon ou une maisonnette pour nos
travailleurs, voire donnent l’occasion de vendre des denrées, etc…

La partie se joue en 8 années pleines, chacune d’elles étant divisée en 4 saisons (forcément !). A chaque début d’année on retourne un disque sur lequel sont indiqués les
modificateurs de l’année en cours. Ici, lors du printemps de la première année, Tristan et moi avons construit deux tuiles de terrain sur les quatre que nous avions piochées. Ce
sont ces tuiles qui recevront nos travailleurs…

Comme le montre cette photo, lors de l’été de la première année, j’ai envoyé mon fermier sur un champ de maïs de 3 cases (d’où un gain de 3 maïs) et mon travailleur jaune dans un
pâturage de taille 2 (d’où un gain de 2 cubes blancs + 1, oublié sur la photo, puisque c’est le modificateur de l’été de cette année)…

A l’automne, il est temps d’aller faire des affaires en ville. Je déplace mon pion vert jusqu’à un bâtiment où je recrute, contre 2 cubes jaunes, un nouveau travailleur bleu (en
prévision des sept années à venir). Mais il faudra bien le nourrir et le chauffer, dès l’année prochaine : en aurai-je les moyens ?

Après la phase d’intendance de l’hiver (nourriture des travailleurs, à raison d’un cube de la couleur concernée, et chauffage, à raison d’un cube de bois par roulotte occupée), nous
achevons la première année…

La deuxième année débute avec le retournement d’un nouveau disque de modificateurs. On y voit que l’on piochera trois tuiles pour en placer une au printemps, que l’été favorisera le
ramassage du bois, que l’automne fera gagner plus d’argent aux vendeurs de maïs et que l’hiver sera coûteux pour les employeurs de travailleurs blancs (il n’y en a aucun ce soir)
mais pas trop rude (juste un supplément d’un bois à payer)…

Le jeu est hyper fluide et il est très rapide, même que nosu pourrions jouer de manière simultanée lors de 3 saisons sur 4 ! Bon, on ne le fait pas, préférant observer ce que fait
l’autre…

Ca y est, nous avons achevé quatre années sur les huit que comprend cette partie. Bon an mal an, nous avons assez bien géré notre développement, même si, en ce qui me concerne,
j’aurais bien aimé aller plus loin au niveau des tuiles de développement et des bâtiments à rajouter dans ma ferme…

La ferme de Tristan à mi-partie, avec un nouveau travailleur jaune qui va entrer à son service dès le printemps…

Mon plateau à mi-partie, sans aucun ajout de maisonnette ou de cabanon, éléments que je visais pourtant, pas plus que de tuiles de développement (zones du bas). Ca va venir,
forcément…

La série des disques B est vraiment sévère, comme en témoigne celui-ci : une seule tuile posée au printemps (c’est très peu) et surtout deux types de travailleurs qui veulent ration
double en hiver, ce dernier étant, en outre, particulièrement rigoureux (2 bois à payer en supplément)…

Ouf ! Parmi les trois tuiles piochées, l’une d’elles me convient à merveille comme vous pouvez vous en rendre compte sans que je l’enfonce entièrement dans son espace dédié…

De manière générale, il faut calculer ce que l’on va faire à au moins une année, en ayant évidemment anticipé ses paiements alimentaires et de chauffage de fin d’année… Ce n’est
pas si facile pour mon gone, mais il se concentre…

Petite vue de mon domaine, alors que j’ai enfin ajouté un deuxième cabanon et une maisonnette pour mon travailleur jaune. Ca va mieux…

Les calculs vont bon train et je mise au moins sur le gain d’une tuile de développement avant la fin. A noter que, si on ne peut pas payer un dû à un moment du jeu, on doit prendre
une tuile d’aide alimentaire, laquelle coûtera 2PV à la fin si elle n’est pas remboursée. Il faut donc éviter cela à tout prix, même si parfois c’est bien tentant pour booster son
développement…

Le dernier disque de la partie est plus sévère pour moi que pour Tristan, lequel n’a pas de travailleur bleu. On n’ajoutera qu’une tuile de terrain (mais bon, c’est tard) ce qui
n’est pas essentiel…

Tristan semble miser dans sa pioche de tuiles, tiens, tiens…

Ma ferme juste avant la récolte de l’été…

Illustration des deux choix qui s’offrent à moi pour optimiser mon dernier tour : soit je vais à l’hôtel pour recruter un travailleur (gain de 2PV), hypothèse que j’avais envisage
dès l’année précédente ; soit je prends un risque en allant au magasin pour y vendre des cubes et piocher autant de pièces du sac que de cubes vendus (gain de 0 à ? PV)…

Je suis joueur : je vais au magasin et vends 3 cubes, dont l’un d’eux, le mouton, me permet de prendre une pièce supplémentaire. J’en pioche donc 4 dans le sac. La tension est à son
comble car l’issue de la partie se joue très certainement sur ce coup…

La ferme de Tristan, une fois la partie terminée, avec ses pièces posées face visible (deux fois des pièces d’or, quel veinard, surtout qu’il n’en pas piochées tant que ça)…

Ma ferme, au même moment, et on peut constater que j’ai obtenu 2, puis 1, puis 0, puis 0 sur les pièces piochées lors du fameux dernier tour. Cela me suffit pile poil pour gagner
d’un point…

Et la ville de Walnut Grove une fois la partie achevée…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La fluidité géniale du jeu : tranquille et sans aucune souci de règle,
– La mécanique de gestion, huilée aux petits oignons, envers laquelle je ne peux formuler aucun reproche, mais également sans surprise…
– Le look général des composants,
– Le mixage tuiles de terrain / développement individuel / collectes / bâtiments en ville : très réussi.

 

On a moins aimé
– Un certain manque de relief : oui, ça tourne, mais c’est un peu trop sage,
– Les scores trop serrés à la fin, surtout quand la pioche de pièces peut tout changer d’un coup !

 

Scores de la partie :

  

 

Zones cloturées Travailleurs Bâtiments Tuiles dév. Pièces Paniers Total
Tristan (naturel) 4 6 3 3 5 0 21
Ludo le gars (vert) 3 6 4 4 5 0 22

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20


Durée de la partie : 1 heure 30 minutes

 

 

 

 

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