[12/02/2004] Age of Steam – Angleterre

Participants
– Jean-Noël, cousin par alliance, amateur de jeux funs mais qui insiste vraiment pour qu’on joue ensemble : ce sera donc Age of Steam 😉
– Jérôme, le fou-dingue des jeux de trains et autres réseaux, qui perdra les pédales lors de cette partie,
– Lolive, qui venant de se procurer ce jeu (et l’extension tant qu’à faire…) est ravi de se faire expliquer les mécanismes,
– Jean-Jacques, copain de Lolive, visiblement hard-core gamer et de la génération des Advanced Civilization et autre Cosmic Encounter,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Trop motivé pour ce jeu ce soir notre groupe de joueurs ! Une réelle envie de découvrir, ou
redécouvrir, comment Martin Wallace a conçu son jeu de trains, et particulièrement l’extension de l’Angleterre ou de l’Irlande. Comme nous sommes 5 à table, ce sera l’Angleterre, avec son unique ville rouge et sa très ludique jouabilité.
Comme toujours, et en tout cas depuis le 31 janvier (thématique des Ludophiles), je me colle à l’explication d’une règle complexe, longue à décortiquer, même si je suis vraiment en terrain de connaissance.
Enfin, il faut bien y passer pour que chacun puisse jouer à Age of Steam en totale confiance.
Après 45 minutes d’un exposé rigoureux de ma part, chacun prend une couleur de marqueurs et la partie peut débuter. Les couleurs de chacun :
noir pour Jean-Noël, jaune pour Jérôme, violet pour Lolive, rouge pour Jean-Jacques et vert pour Ludo le gars.


La situation initiale du plateau : assez peu de
cubes rouges et en tout cas pas trop éloignés de la ville
de Londres, des cubes jaunes disséminés et beaucoup de cubes
violets. Bien entendu, la situation est inverse sur le tableau de production…


Une vue rapprochée du plateau dans la zone du centre légèrement
au sud, où l’on peut mesurer que 4 joueurs sur 5 se chamaillent
pour cette portion. Le début de liaison verte que l’on voit partir
vers le nord se révèle de plus en plus lucrative pour votre
serviteur, celle-ci fendant le plateau en deux et étant très
utilisée pour acheminer des marchandises de la ville F à
la ville 3 grisée…


Une vue générale de la situation après 2 ou 3
tours de jeu. 3 réseaux ferroviaires semblent se dessiner avec
bonheur : le réseau noir de Jean-Noël au nord tendance est,
le réseau violet de Lolive qui s’oriente sur une diagonale nord
ouest – sud est et le réseau vert de Ludo le gars qui s’étend
de l’extrême sud ouest et qui occupe le centre avec solidité…


Peut-être l’instant où la partie tourne à mon avantage
: ayant misé très cher pour l’ordre du tour, je m’octroie
le droit de construire en premier. Résultat : je place 3 tronçons
de voie en des points cruciaux, à commencer par la petite ville
à l’extrême sud est, suivi de la très précieuse
liaison entre la ville F et la ville D en plein centre et d’un début
de liaison qui part de la ville de Londres. Je suis clairement hué
par mes adversaires suite à cet enchaînement de coups…


La partie s’approche de son terme et chacun affirme sa personnalité
autour du plateau : ici vous pouvez admirer votre serviteur en phase d’analyse
approfondie de la situation et Jean-Noël qui semble faire de même
mais qui me conseille surtout de laisser quelques chances aux autres parce
que le jeu c’est un peu ça aussi 😉
On croît rêver !!!


Une scène en deux actes pour le dernier tour de jeu : ici, je
réfléchis où positionner la ville noire que j’urbanise
et Jean-Noël médite sur la condition humaine du joueur qui
s’acharne sur ses adversaires. Il faut dire que mon choix est important
car rien n’est irrémédiablement terminé, puisque
Jean-Noël et Lolive restent en embuscade au score (2 ou 3 points
d’écart et j’ai bien peu de choses à convoyer pour ce tour)…

Cliquez pour agrandir !
La situation finale du jeu, avec une banqueroute mémorable de
Jérôme lors de son dernier tour, et une victoire au finish
pour votre serviteur. Lolive et Jean-Noël finissent aux coudes à
coudes, parfaitement en logique avec leur position sur le plateau. Quant
à Jean-Jacques, son résultat demeure intermédiaire,
à l’image de son réseau ferroviaire sur le plateau…


Une vue des tableaux de positionnement une fois que nous avons choisi
notre action du premier tour : Jérôme, en tant que premier
joueur, décide d’urbaniser, alors que Jean-Noël construira
en premier, que je me rabats sur l’ingénieur, que Jean-Jacques
s’octroie une nouvelle et précoce locomotive et que Lolive, en
queue de peloton, se dit que le tour suivant sera sans doute meilleur
(action Turn order)…


La tablée de joueurs se prend bien la tête sur ce jeu,
c’est clair…


Une vue non conventionnelle des 2 tableaux de positionnement afin
de bien se rendre compte de la quantité de matériel qui
s’y trouve réuni…


Lolive semble bien circonspect sur cette photo. On le serait à
moins, surtout que l’ambiance autour de la partie est assez curieuse
: Jean-Noël vient d’échapper à une banqueroute suite
à un petit retour en arrière de notre part, Jérôme
se sent persécuté par nos actions et commence à
faire tout et n’importe quoi (un tronçon par ci, un autre par
là, des blocages, …), Jean-Jacques parle beaucoup et dit beaucoup
de con______ et, de mon côté, je fais preuve de pas mal
d’intransigeance, d’où des cris, des plaintes et des huées
successives…


Sur cette photo, on peut voir que la ville de Londres est définitivement
reliée par toutes ses extrémités : Jean-Noël,
Jean-Jacques et Ludo le gars ont 1 liaison chacun, alors que Jérôme
en a 2 et Lolive aucune…


Acte 2 du dernier tour : ça y est, je sais où je place
ma ville noire et ce sera en plein milieu du réseau noir de Jean-Noël,
sur l’une de ses petites villes, car je le juge le plus dangereux des
deux. Ce faisant, il perd 3 points de victoire et, surtout, après
que j’ai construit une grande liaison de 3 tronçons au nord,
je vais pouvoir réaliser un inattendu convoiement d’un cube pour
4 points de victoire…


Une vue finale des plateaux de situation…

Décompte final
Durée de la partie : 3 heures – Mise en place du
jeu : 15 minutes – Explication des règles : 45 minutes
Ludo le gars remporte cette partie avec un total de 60 points, devant Jean-Noël
et Lolive avec chacun 44 points, Jean-Jacques avec 23 points et Jérôme
en faillite au dernier tour.
Le détail est le suivant :

Piste de revenus
Liaisons
Titres émis
Total
Jean-Noël (noir)
23 (soit 69 PV)
14 (soit 14 PV)
13 (soit -39 PV)
44
Jérôme (jaune)
-15 (soit -45 PV)
15 (soit 15 PV)
15 (soit -45 PV)
-75
Lolive (violet)
22 (soit 66 PV)
17 (soit 17 PV)
13 (soit -39 PV)
44
Jean-Jacques (rouge)
16 (soit 48 PV)
17 (soit 17 PV)
14 (soit -42 PV)
23
Ludo le gars (vert)
24 (soit 72 PV)
18 (soit 18 PV)
10 (soit -30 PV)
60


Débriefing
Et une partie de plus ! D’un jeu toujours aussi excitant, même s’il a
fait dire à Jean-Noël « Et vous venez ici pour vous détendre
??? ». Sa remarque est pourtant adaptée car on a pas mal fait travailler
nos têtes ce soir, avec de grands moments de réflexion, comme lors
du dernier tour où j’ai beaucoup cogité sur le meilleur emplacement
de la ville noire que je voulais placer.
Au niveau des enseignements du jeu et des erreurs des uns et des autres, nous
pouvons dire que :
– Une erreur d’un $ lors des enchères peut être cruciale (Jérôme)
ou récupérable (Ludo) si cela n’influe pas sur le revenu que l’on
aura à l’issue du tour. Dans mon cas, j’ai misé 4 au lieu de 3
car je croyais avoir 10 $ et non pas 9, et que j’en avais besoin de 6 pour construire
3 tronçons simples (mais en premier) dans ce tour de jeu. Comme tout
le monde s’était couché, j’ai bel et bien fini premier joueur
mais il m’a fallu réfléchir démesurément pour trouver
une solution viable pour m’en sortir (liaison en deux temps de la ville de Londres
à la ville D, voir photos).
Bien que l’on puisse croire qu’avoir le maximum de locomotives
soit forcément un avantage précieux, il s’avère que cela
n’est pas obligatoire du tout. Ainsi, ce soir, j’ai acquis 5 locomotives, pour,
au final, ne jamais avoir besoin de plus de 4 liaisons ! Comme quoi, les idées
toutes faites…
– Une gestion optimisée du nombre de ses titres émis et un certain
contrôle de soi dans les enchères sont assez souvent corrélés
avec la victoire. Ce soir, j’ai fait de gros efforts pour rester calme et m’adapter
à ce qu’il restait plutôt que de me lancer dans des émissions
de folie et des enchères très hautes. Et ça a marché
plutôt bien (je termine avec 3 titres de moins que le joueur suivant).
– Lorsque l’on débute dans ce jeu, on commet en général
deux erreurs classiques et assez proches : on ne joue que trop peu de tuiles
complexes pour remplacer avec pertinence des tuiles simples (on croit que cela
coûte cher mais cela n’est pas vrai puisque l’influence du relief ou du
nombre de sorties dans une petite ville ne comptent pas) et on a tendance à
croire que par un côté de l’hexagone d’une cité on peut
arriver à plusieurs, ce qui est bien entendu archi-faux). Au final, après
plusieurs parties consécutives, je trouve que l’on commence à
bien lire le jeu et que les remplacements de tuiles sont beaucoup plus régulières
et bien plus faciles à concevoir.
– Une dernière remarque concernant l’urbanisation : Lolive l’a utilisée
à outrance ce soir, jusqu’à ce que les autres joueurs s’en mêlent,
dont moi-même lors du dernier tour de jeu. C’est à ce moment que
j’en ai saisi la grande puissance, chose qui m’échappait jusqu’alors.
Je pense que cette action devrait faire partie du panel de mes favories pour
mes parties ultérieures…

Age of Steam est un vrai gros jeu, mon incontestable jeu
du moment et je ne suis pas le seul, si je me réfère au nombre
de messages en ce moment sur TricTrac et les louanges exprimées par leclub
grenoblois Jeux en Société (que je salue au passage : Reixou,
Frédérick, FX et les autres).
A quand une rencontre ageofsteamièsque entre nos deux clubs régionaux
? Au moins pour les secondes Rencontres du Web Ludique en septembre 2004…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


× trois = 18