[12/02/2009] Dice Town, Wind River

Dice Town retourne sur la table dès le lendemain, car mes amis ludophiles, arrivés le jeudi, souhaitaient vraiment le découvrir tout de suite. Du coup, je profite de cette seconde partie pour le pratiquer à 3 joueurs, pour voir les différences, et également pour obtenir de la part de Piero et de Bruno ma précieuse dédicace sur ma boîte…
Ensuite, pleins d’autres parties furent jouées par votre serviteur, mais une seule sera rapportée ci-après, comme je ne mets en ligne que les comptes-rendus de jeux que je possède (il faut bien un critère…). Dans l’ordre, donc, j’ai joué à : Bombay, le nouvel Ystari qui devrait sortir sous peu, 3 parties de prototypes (2 des miens + 1 d’un ami), et enfin une partie de découverte d’un jeu rapporté d’Essen et qui attendait patiemment son tour : Wind River. Pas mal du tout cette journée…

DICE TOWN :

 


Piero, l’illustrateur dont les dessins sont immédiatement reconnaissables, a encore oeuvré sur Dice Town pour nous proposer un look fun et détendu, bien en rapport avec le système
de jeu concocté par Bruno Cathala et Ludovic Maublanc …

Mes deux partenaires de jeu du jour sont Romain et Franck, et la partie se révèle assez vite tendue, car à 3 joueurs on a souvent accès à plusieurs lieux, ce qui réduit le pouvoir
du docteur BadLuck…

Vue générale après un tour de jeu : 2 cartes grâce aux valets et le sherif pour moi (0 roi), et je vais le garder longtemps, 4 pépites et un terrain pour Franck et le docteur
BadLuck pour Romain qui couine déjà du hasard des dés (0 dame également)…

Mes deux cartes piochées initialement (on les garde au premier tour) : une carte d’annulation d’une carte jouée par un adversaire et une carte pour piquer la moitié de la banque
lorsqu’un joueur commet un hold-up. Je me servirai de cette dernière, après avoir usé du sherif pour soutirer 3$ à Franck (là, c’est lui qui couinera)…

C’est un peu longuet à 3 joueurs, surtout lorsque les pépites sont très très peu collectées (on a eu très peu de dés avec des neufs noirs dessus). Au niveau terrains, cela ne va
gurèe plus vite…

Ah, enfin une bonne combo pour moi, laquelle me permet de récupérer le sherif à Franck, alors que je lui avais remis le tour d’avant, moyennant une pépite, en départageant l’égalité
des rois vers lui au lieu de moi-même. Là, il couine encore…

La partie est achevée et les terrains de chacun sont exposés. Franck, au prix d’un retour fulgurant, passe devant Romain et moi qui nous battions comme des chiffonniers pour les
meilleures cartes…

Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer la toute première dédicace de Piero sur le salon, avec un manequin arborant fièrement le chapeau face à lui 😉

Et voilà le travail ! Du beau boulot, bravo Piero !
Bilan synthétique :

On a aimé
– L’ambiance très fun du jeu,
– La configuration bien tendue à 3 joueurs.

On a moins aimé
– La durée de partie un peu longuette lorsque les pépites traînent à être prises par les joueurs.

Scores de la partie :

   Pépites Dollars Terrains Sherif Total
Romain 4 9 (19)
23 0 36
Franck 5 2 (5)
27 5 39
Ludo le gars
9 0 (0)
27 0 36

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20


Durée de la partie : 1 heure

 

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WIND RIVER :


A Essen, ce jeu avait eu son moment de gloire : avec ses tipis en 3D, il attirait l’oeil du passant, lequel avait bien envie de s’y essayer, et du coup j’avais opté pour me ramener
une boîte. C’est donc ce soir, en plein coeur du Off du Festival des Jeux de Cannes, que je vais le découvrir à 4 joueurs…

La mise en place du jeu est très simple : les bisons sont positionnés à raison de 2 par case sur les 3 rangées les plus à gauche du plateau, ensuite chacun a posé 2 tipis à sa
couleur (bleu pour Richard, vert pour Jacques, violet pour Franck et rouge pour votre serviteur)…

Richard, jeune auteur ayant fait éditer son premier jeu par Alveole (mix-ture), participe avec plaisir à cette partir de découverte. Dans ce jeu, il va nous falloir survivre avec
nos tipis en se nourrissant des bisons qui migrent de la gauche vers la droite, avec comme objectif suprême de faire sortir un maximum de ses tipis par la droite du plateau…

Après un tour de jeu plein, voilà la configuration du jeu : Richard possède 3 tipis en tout, contre 2 aux autres, et les bisons ont déjà été déplacé à raison de 2 par joueur (autant
que de tipis en jeu). Ce système de déplacement donne l’impression d’une vague qui déferle, à plus ou moins grande vitesse. Mais il n’y aura pas de reflux…

Un jeu calculatoire comme celui-ci ne pouvait pas ne pas plaire à Jacques et Franck. Et oui, tout comme moi, il préfère ce type de jeux aux jeux moins maitrisables et plus
chaotiques…

Le mécanisme d’alimentation des tipis est très fin : il faut autant de bisons que de tipis sur une même case, sous peine de payer un cube de nourriture le cas échéant (ce qui arrive
et fait couiner si des tipis adverses se trouvent avec les siens : on commence par les alimenter)…

Nous avons bien conscience qu’il devrait être préférable de construire ses tipis le plus près possible de la dernière rangée de droite, mais nous n’en sommes pas encore là car nos
tipis sont à distance respectable de la sortie…

Le jeu prend une tournure de plus en plus tactique, avec ma cantine de bisons en arrière de mon tipi le plus avancé. A noter que mes camarades sont nettement plus imbriqués au
centre du plateau, ce qui a d’ailleurs donné lieu à des fêtes inter-tribus : paiement d’un cube de nourriture par joueur lorsqu’un tipi adverse rejoint une case où on en a
un…

Les tipis se sont multipliés et le nombre de bisons déplacés par tour également, du coup. Mais, cela génère aussi plus de difficultés pour nourrir tout le monde, ce qui fait payer
pas mal de cubes de nourritures à certains. A noter que pour en regagner, il suffit d’avoir plus de bisons sur ses cases que de tipis (1 pour 1)…

Ca y est, nous entrons dans le dernier tiers de la partie, avec la première sortie d’un bison à droite du plateau. J’ai réussi à placer un tipi juste sur la dernière rangée et je
compte bien m’en servir comme d’un « générateur » de tipis, prêts à sortir le tour suivant. Jacques n’en est pas loin non plus, mais la présence du joueur bleu l’en empêche…

Mon « générateur » de tipis fonctionne bien (j’en ai 3 au même endroit) et ma cantine de bisons 3 cases derrière me promet une fin de partie assez relax. Enfin, il faudra voir en
fonction de la réaction de mes camarades…

Bon, je commence à sortir mes tipis, parce que j’ai comme l’impression que le jeu est en train de s’accélérer de manière délirante et qu’il vaut mieux en avoir 3 ou 4 dehors
(estimation) qu’aucun parce qu’on a été trop ambitieux…

Les sorties se multiplient mais les bisons se raréfient, ce qui commence à bien m’inquiéter (ma cantine est quasiment vide). Il faut dire que mes petits copains ne se sont pas
privés de faire parcourir de grandes migrations à mes précieuses bêtes d’élevage…

Fin de partie ultra-rapide et en tout cas bien avant que chacun ait pu réussir les sorties convoitées. Hallucinant comme cela s’est accéléré ! En fait, on estime après coup que nous
avons sûrement eu tort de négliger les 5 derniers bisons de l’arrière ligne. Enfin, cela donne surtout envie de rejouer et on pressent vraiment des parties différentes à chaque fois
(selon le mode d’avancée des bisons et les choix effectués par chaque joueur)…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le système de jeu, très en phase avec le thème de celui-ci et sans fioriture (pas de cartes spéciales par exemple) : chasse, migration, naissance et fête inter-tribus,
– L’impression de devoir surfer sur la vague provoquée par la migration des bisons,
– Le matériel de jeu, très fonctionnel, très tactile et très lisible,
– Le sentiment que les parties doivent être très variées.

On a moins aimé
– Les trop grands déplacements des bisons, ce qui se ressent surtout à 4 joueurs : soit y jouer à 3, donc, soit imaginer, peut-être, une variante de déplacement : 1 tipi => 1
bison, 2 ou 3 tipis => 2 bisons, plus de 3 tipis => 3 bisons. A voir,
– Les scores trop proches et trop petits : est-ce toujours le cas ?

Scores de la partie :

Richard (bleu) : 1 tipi
Jacques (vert) : 2 tipis
Franck (violet) : 1 tipi
Ludo le gars (rouge) : 2 tipis

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20


Durée de la partie : 1 heure et 15 minutes

 

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2 commentaires à propos de “[12/02/2009] Dice Town, Wind River”

  1. C’est toujours génial de pouvoir revivre ces parties de jeux! Merci au temps consacré pour cela.
    Dice Town: j’ai pris plaisir à jouer.
    Vraiment classe cette dédicace! Je regrette finalement de ne pas l’avoir acheté et fait dédicacé juste après!
    Wind River: même s’il n’y a aucun hasard, on est très dépendant des autres joueurs, qui piquent les bisons, et qui peuvent réduire quasiment à néant les efforts de celui qui est en tête.
    A+ Franck

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