[12/07/2013] Notre Dame

Parmi les jeux de Stefan Feld, certains n’ont pas été beaucoup joués à la maison. D’abord, il y a Luna. Celui-là, disons-le clairement, je ne parviens pas à comprendre comment il
fonctionne. Je devrais peut-être l’essayer en solo, puisque la règle en propose une version. Et puis, sinon, il y a Roma. Celui-là, je n’en suis pas vraiment fan. Enfin, il y a
Notre Dame, et pour le coup c’est carrément plus étonnant. En effet, à chaque fois qu’on y joue, on le trouve super bien foutu, bien tendu et court. C’est donc ce dernier qui
sort sur notre table ludique feldienne du jour…

 

NOTRE DAME :


Magnifique, somptueuse boîte, pour un jeu qui se situe au Moyen-Âge à Paris, pendant l’épidémie de peste qui a ravagé tant de villes. Il faudra se battre contre le niveau de
rats, tout en acquérant du prestige dans la ville. Se battre contre le jeu : un mécanisme que l’auteur réemploiera dans L’année du dragon, un autre grand succès de Stefan Feld…

Nous jouons à trois, Tristan avec les éléments jaunes, Maitena les bleus et moi-même les verts. Il y aura 3 manches de 3 tours chacune, avec un très sympathique
draft pour entamer. Ici, j’ai 3 cartes sur les 9 de ma pioche, je vais en garder 1 et donner les 2 autres à Tristan, récupérer les 2 de Maitena pour n’en garder qu’une et enfin
ajouter à ma main la 3ème de carte de Tristan. Dans la foulée, on n’en jouera que 2 sur les 3 de sa main. Et à 3 joueurs, ce qui est très bien, c’est que chacun a une carte de
chaque joueur en main…

Voici donc mes 3 cartes, finalement, pour le premier tour. Les deux de gauche me permettront de mettre chacune un cube à l’hôpital (fondamental pour bien contenir le niveau
de rats), la troisième me rapportant 1 pièce et potentiellement d’autres si je continue d’alimenter la banque…

Le système de jeu, bien retors, provoque des moments de réflexion intéressants et jamais prise de tête (l’une des marques de Feld selon moi). Mes deux enfants se font
plaisir, tout de suite, et je pense qu’on n’a pas fini de se faire du Feld ces jours-ci…

Une fois deux cartes sur les trois jouées, on peut s’octroyer le pouvoir d’un personnage moyennant la défausse d’une pièce. Ca aussi, c’est bien tendu, car on a
impérieusement besoin de cette liquidité si difficile à avoir à chaque tour et, de plus, on aimerait utiliser le pouvoir de plusieurs personnages, ce qui est interdit. A noter que
l’ordre de sortie des personnages, semi-imposé, génère lui aussi des parties forcément différentes…

Vue du plateau une fois le premier tour achevé, avec un cube au parc et un autre sur la calèche pour Tristan, un cube à l’auberge et un autre à l’hôtel pour Maitena, et deux
cubes à l’hôpital pour moi. A noter que nous commettrons l’erreur la plus classique probablement et la plus préjudiciable à la tension du jeu : à chaque placement de cubes à
l’hôpital on a fait reculer le marqueur de rats d’autant que de cubes placés, alors que ça doit être d’une seule case quel que soit le nombre de cubes ! Arghhh…

Après 3 tours, on va décompter les cubes posés sur la cathédrale. Comme je suis tout seul à m’y être placé, avec un cube, les 8PV sont divisés en 1 et donc me reviennent en
intégralité Ca, c’est bon pour le prestige…

Tristan fait couiner Maitena en utilisant toutes les cartes de calèches qui transitent par ses mains. Il prend une confortable avance au score, probablement (jetons cachés),
mais il néglige trop la peste + la production de cubes + la cathédrale, à mon avis, pour mener sa barque jusqu’au bout et gagner…

Nouveau placement d’un cube pour moi à la cathdérale et utilisation d’un assistant pour améliorer mon hôpital…

Pendant ce temps, Tristan va ressentir les premiers effets de la peste : perte de 2PV + d’un cube + maintien de son niveau de rats à 9. Autrement dit, le prochain tour risque
aussi d’être bien tendu pour lui …

Voilà les 3 personnages proposés pour ce tour, avec le mendiant. Si je vous dis que ce personnage est fait pour moi, qu’en dites-vous ?

Après avoir abaissé mon niveau de rats à 0 (grâce à notre erreur de règle, rappelons-le), j’empoche pas moins de 9PV grace à ce divin mendiant…

Fin de deuxième manche et je n’en reviens pas d’être encore tout seul, avec un seul cube, à Notre Dame. Je prends encore 8PV et commence à penser que mes enfants font une
sacrée erreur de me laisser me gaver comme ça…

Pour attaquer les 3 derniers tours, je me suis blindé en cubes et en pièces, ça devrait donc être assez tranquillou…

Maitena chicane son frère sur les calèches à présent mais a moins de chance que lui dans les jetons obtenus : deux fois le 1PV + 1 cube !

On va décompter la cathédrale, avec Tristan qui est venu se mêler à la lutte et il valait mieux je pense. Bilan : 4PV chacun…

Le plateau une fois la partie terminée, alors que Tristan totalise 4 cubes (ou assistant) sur sa zone de plateau, contre 9 à Maitena et 12 pour moi…

Mon butin de prestige acquis tout au long de la partie me paraît relativement correct : 63 PV en tout !
Bilan synthétique :On a aimé
– La rapidité de la partie, pour un jeu finalement très compact en terme de plaisirs et de réflexions : superbe condensé à revoir rapidement,
– La montée en puissance de la peste, laquelle stresse bien les joueurs,
– Les cartes de personnages, variées, avec un ordre de sortie semi-aléatoire,
– Les diverses manières de poser ses cubes dans sa zone de plateau, sachant qu’on ne peut clairement pas se battre sur tous les fronts et qu’il faut faire des choix…

 

On a moins aimé
– Avoir commis une impardonnable erreur de règle à l’hôpital…

Scores de la partie :Tristan (jaune) : 39
Maitena (bleu) : 31

Ludo le gars (vert) : 63

 

Note du jeu (sur cette partie) : 17/ 20


Durée de la partie : 1 heure

 

 

 

 

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