[12/08/2011] Euphrat & Tigris

The jeu que nous aimons pratiquer à deux en vacances : Euphrat & Tigris ! A noter que, cette année, cette partie constituera la seule que Julie et moi réussirons à pratiquer
tous les deux, en raison tant des horaires tardifs de nos repas, que de l’envie de jouer avec nous de nos deux plus grands enfants, que des réveils nocturnes quasi-systématiques de notre petite dernière…

 

EUPHRAT & TIGRIS :

 


Une fois n’est pas coutume, j’ai apporté cette année au camping la plus grosse boîte d’E&T que j’avais dans ma ludothèque, à savoir celle éditée par Pegasus et qui intègre des
variantes de jeu. D’ailleurs, histoire de rester dans du connu mais en y incorporant une petite dose de nouveauté, nous nous essayons au plateau alternatif, en gros tourné d’un
quart de tour par rapport au plateau classique…

Mes tuiles initiales, sans aucune rouge comme vous pouvez le constater, avec des illustrations bien tape à l’oeil et assez réussies. A noter que sur le plateau alternatif figurent
plus de trésors que dans la version classique (4 de plus), mais comme la règle ne semble rien préciser quant à la condition de fin de partie liée au nombre de trésors restants,
nous optons pour déclarer la fin de partie avec le même critère : seuls deux restants…

Au premier tour, je pose mon chef bleu (vache) et une tuile bleue, alors que Julie pose son chef noir (pot) et une tuile bleue également. Ca commence fort sans les rouges…

Un peu plus tard, en fin de 7ème tour, alors que j’ai déjà couiné de chez couiné, hyper discrètement je vous rassure, puisque j’ai pioché ma première tuile rouge en fin de 5ème tour
!!!

Les positions commencent à se clarifier, avec les quatre chefs de Julie en jeu contre seulement deux à votre serviteur (elle m’a expulsé mon chef bleu et je n’ai pas encore placé le
rouge)…

Qu’est-ce que c’est que ces séries de tuiles sans rouge ? J’en veux pour preuve le seul misérable petit cube rouge collecté jusqu’alors… Heureusement, connaissant parfaitement le
jeu, je ne me formalise pas et tente de trouver la meilleure manière de jouer ma main de tuiles, en me passant des rouges…

Je provoque le premier conflit externe de la partie, qui met aux prises les chefs verts, dans un conflit que je ne devrais pas perdre…

Comme prévu, le chef vert de Julie rentre dans ses pénates et le mien reste en place. En revanche, je tremble toujours à l’idée que Julie organise des conflits internes, tant ma
main de tuiles est dépourvue des rouges et avec une crainte évidente de voir mon chef vert gicler en raison de sa faiblesse de soutien (une seule tuile rouge adjacente !)…

Et ça continue…

Julie opte pour la pose d’une tuile catastrophe pour affaiblir mes positions noires…

No soucy : je construis un monument rouge/noir, lequel profitera à mon solide chef noir et à mon hyper faible (mais présent et il faut prendre des risques en rouge !) chef rouge…

Julie, elle, a clairement besoin de cubes noirs. Comme j’en suis bien conscient, je sais que mon monument devrait attirer son chef noir. Cela me laissera-t-il tranquille au niveau
du chef rouge ? Et puis, je ne la laisserai pas récupérer de cubes noirs, car c’est un peu ma seule chance de ne pas être distancé au score (je manque toujours de rouges !)…

Julie trouve une autre parade à sa pénurie noire : elle bâtit un monument bleu/noir, lequel devrait lui assurer quelques rentrées de cubes. Mais, évidemment, je ne vais pas la
laisser faire bien longtemps…

Hop, hop, hop, conflit externe entre les deux grands royaumes, à mon initiative (je craignais vraiment qu’elle le fasse, auquel cas l’ordre de résolution, différent, m’aurait
massacré !). Comme j’en suis l’instigateur, je déclare que l’on va commencer par les rouges…

Plus de conflit ! Du coup, Julie est séparé de son monument bleu/noir, ce qui va l’obliger à poser de nouvelles tuiles pour y revenir. De mon côté, ce conflit rouge externe remporté
me procure de nombreux cubes rouges tant convoités…

Deux autres tuiles catastrophes ont été jouées, toujours au centre du plateau, et je dois bien avouer que je n’ai pas eu l’impression qu’elles m’aient été tant préjudiciables que
ça. Je prends une grosse avance au score et on voit pas moins de trois chefs pot devant ma dame. Elle a clairement loupé le coche au moment où j’étais en grosse difficulté et où je
bluffais au niveau de ma robustesse dans les royaumes…

Petit exemple de gains sur un seul tour : 7 cubes verts (avec un conflit externe), 1 bleu, 2 noirs et 2 rouges. Ca capitalise sérieux, sans compter que je me gave de trésors…

De dubitative, l’attitude de Julie passe au découragement, ayant eu l’impression de subit et de ne pas avoir de solution. Ce qu’elle ignore, c’est qu’elle a clairement laissé passer
sa chance beaucoup plus tôt dans la partie, à un moment où elle aurait dû ne pas me laisser prendre les initiatives et les prendre elle-même. C’est souvent comme ça quand on joue
ensemble et ce n’est pas faute de le lui rappeler à chaque fois…

La partie s’achève au nombre de trésors restants, sans aucun suspense finalement, alors que je ne brillais pas du tout du tout un peu avant la moitié de cette partie !
Bilan synthétique :

On a aimé
– L’aventure que nous conte ce jeu sublime,
– Les tensions perpétuelles liées aux conflits potentiels,
– Le bluff que l’on peut essayer de faire (c’est bien l’une des premières fois que je m’y risque tant),
– L’obligation de faire avec ce que l’on a en main (je n’ai défaussé qu’une fois des tuiles, afin de ne pas gaspiller trop d’actions)
,
– Le plateau alternatif semble mieux découper le jeu avec ses fleuves plus centraux (est-ce la raison pour laquelle on a eu l’impression qu’il y avait plus de tuiles bleues que
d’habitude ?).

 

On a moins aimé
– ?

Scores de la partie :

Cubes bleus Cubes verts Cubes rouges Cubes noirs Trésors Total
Julie (pot) 11 11 10 7 3 10
Ludo le gars (vache) 17 22 28 33 9 24

 

Note du jeu (sur cette partie) : 20 / 20


Durée de la partie : 1 heure 30 minutes

 

 

———————————————————————————————————————————————–

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


× 6 = quarante huit