[12/09/2012] Hansa

En jeu présenté en express sur Tric Trac en ce début de mois de septembre, figurait Hansa, un jeu assez anodin, et pas loin d’être complètement oublié voire ignoré aujourd’hui,
et que j’avais aimé sans plus il y a un peu plus de 8 ans… Et puis, en lisant  jmguiche (oui, je crois bien que c’est lui)
sussurant « Tiens, il faudrait le ressortir celui-là », je me suis dit : « Ben ouhais, après tout, ressortons-le celui-là ! ».
J’ai relu la règle, consulté mes propres CR histoire de voir sur quoi j’en étais resté et puis, en toute logique, je l’ai proposé en petit comité, puisqu’il semblait que ce jeu gagnait à être
joué à peu de joueurs pour plus de contrôle. Du coup, Tristan m’accompagnera sur cette redécouverte, très agréable…

 

HANSA :


Abacus propose (proposait ?) une collection de boîtes extrêmement plates (2 à 3 cm maxi), avec de très bons jeux, comme California, Emerald, M ou encore Hansa donc. Dans ce
dernier, on tente de commercer le mieux possible entre les villes de la mer hanséatique, avec possibilités d’installer des comptoirs pour ne rien devoir aux autres…

Le plateau est -très- verdâtre. Mais je le trouve beau et fort lisible, malgré le nombre impressionnant de liaisons (flèches) entre certaines villes (par terre ou par mer).
Dans chaque ville, on a installé un ou deux jetons de denrées, avec de un à trois tonneaux dessus, avec quatre couleurs possibles (à 2 joueurs)…

Le navire partira de Copenhague et nous avons installé chacun trois piles de deux comptoirs dans des villes, ce qui nous garantit, au moins pour quelques tours, des
destinations où l’achat de denrées sera gratuit (si on achète sans être majoritaire en comptoirs, on doit payer 1 thaler à l’adversaire ou à la banque) …

Lors de son tour, le joueur fait transiter le navire de ville en ville, pour le coût de 1 thaler à chaque fois, avec comme seule possibilité d’exécuter une et une seule
action par ville traversée. Les actions possibles sont d’acheter un jeton de denrée, en payant 1 thaler à qui de droit, de vendre des jetons de denrées d’une couleur (au moins 2 à
la fois) en défaussant un de ses comptoirs et en transformant ses tonneaux vendus en PV, ou d’installer des comptoirs en défaussant autant de tonneaux que voulus (de 1 à 3)…

En faisant arriver le navire à Beval, j’installe un comptoir supplémentaire, en défaussant un jeton avec 1 tonneau, alors que Tristan, lui, mise rapidement sur la conversion
de tonneaux en PV…

Je reviens vite sur Copenhague pour y poser pas moins de trois comptoirs, histoire de gêner Tristan, lequel sera contraint de me payer régulièrement des thalers s’il souhaite
acheter ci ou là. De plus, lorsque je voudrai convertir mes tonneaux restants en PV, je pourrai plus facilement perdre un comptoir. L’investissement me paraît rentable…

A deux joueurs, le jeu est carrément plaisant et malin : on voit bien ce qui va arriver, on peut contrecarrer les plans de son adversaire, sans avoir envie de râler sur la
place du hasard !

Certes, oui, il faut compter pas mal. Il faut anticiper ce que l’on voudra faire, en fonction de ses thalers, afin d’alterner entre petits tours et grands tours. Ajoutons que
la défausse de tonneaux paraît paradoxale (car ils valent des PV) mais celle-ci est nécessaire pour pouvoir convertir ses tonneaux restants. C’est très bien vu de la part de M
Schacht…

La partie s’achèvera quand nous attaquerons la dernière piles de jetons de denrées (on en remet sur toutes les villes quand on le veut pour 1 thaler : autant que ce soit
l’adversaire qui s’en charge !). Il en reste très peu…

Ca y est le dernier tour a débuté et on peut voir que Tristan a eu le temps de changer d’avis quant à sa stratégie, convaincu par ses paiements trop pénalisants à son
paternel et par le fait qu’il n’avait plus beaucoup de comptoirs à défausser. Et en plus, il y a quand même 2PV par ville avec au moins un comptoir à soi à la fin…

La partie est terminée et j’ai réussi à convertir finalement plus de jetons de denrées que mon fils, qui s’y était pris beaucoup plus tôt que moi. On a vraiment passé un bon
moment et je ressortirai ce jeu, mais à deux joueurs uniquement, peut-être à trois pour voir…
Bilan synthétique :

On a aimé
– L’excellente fluidité du jeu, avec une certaine pureté et logique que j’affectionne bien,
– La configuration deux joueurs, clairement optimale pour contrôler et anticiper ce qui peut arriver,
– Les choix difficiles et à priori paradoxaux, quant à l’utilisation de ses tonneaux : les convertir en PV mais s’affaiblir en comptoirs OU les utiliser pour placer des comptoirs
mais en avoir moins à convertir !

 

On a moins aimé
– Le « bordel » ambiant à 4 joueurs, car tout change trop vite et, surtout, un des joueurs aura tôt fait d’être hors course car mal placé dans le tour sans que ce soit sa
faute…

 

Scores de la partie :

Tristan (jaune) : 45 (31 de tonneaux + 0 de jetons visibles + 14 de villes)
Ludo le gars (violet) : 62 (38 + 2 + 22)

Note du jeu (sur cette partie) : 16 / 20


Durée de la partie : 45 minutes

 

 

 

 

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