[13/02/2007] Imperial

Cette fois, ça y est  : Julie a joué à Imperial ! Et je puis vous dire que cette partie aura été incroyablement tendue, d’une durée démesurée (près de 4 heures 30 !) et au déroulement
incroyable (2 moitiés totalement différentes avec un coup central particulièrement renversant). Plutôt que de discourir en introduction, je vous laisse en compagnie des photos prises durant la partie et des quelques commentaires que je vous propose…

IMPERIAL :

Début de partie en variante experte, avec une répartition des nations via un achat initial
d’actions. La répartition donne :

Autriche-Hongrie : Ludo le gars avec 4, Julie 2
Italie : Julie avec 6, Ludo 2
France : Ludo le gars avec 6, Julie 4
Angleterre : Ludo le gars avec 4, Julie 2
Allemagne : Julie avec 4, Ludo 2
Russie : Ludo le gars avec 16, Julie 6

Les premiers tours de jeu sont des tours de chauffe pour Julie et nous débutons par d’étranges
choix : Investor pour 2 nations initiales sur 6 ! L’avantage c’est qu’on récupère du cash, l’inconvénient c’est que les nations ne progressent guère et débutent lentement.
Ici, on remarque sur la roue que je réussis une belle combo avec les marqueurs jaune et violet : j’avance violet sur Investor (j’ai la carte), encaisse 8 de dividendes que je
réinvestis immédiatement dans l’Autriche-Hongrie jaune, nation que je déplace juste après sur Investor. Bilan, j’encaisse encore 7 de dividendes et j’oblige Julie à investir avec
un capital bien léger. Ceci dit, elle cmprend vite, puisqu’elle achète une action verte et déplace l’Italie sur Investor juste après…
Mes actions après les 2 investissements relatés auparavant…
Une vue générale de la situation après que toutes les nations, sauf l’Italie, ont progressé sur la
piste de prestige…
La partie prend un tournant très marquée à mon avantage, Julie éprouvant des difficultés à dépasser
ses seules deux nations initiales et n’ayant pas encore tout à fait (et c’est normal) bien compris comment les mécanismes intéragissent et permettent d’atteindre l’objectif d’être
le plus riche en fin de partie…
Cette vue permet de voir comment l’Autriche-Hongrie et la Russie me placent sur un tremplin : deux
taxations attrayantes et une position de proximité sur la carte qui les met presque à l’abri de déconvenues liées à des voisins belliqueux…
Histoire de continuer ma main-mise sur le jeu, j’utilise mes forces russes et françaises pour
affaiblir l’Allemagne, seule nation susceptible contre-carrer mes plans (faire grimper au sommet Russie, mais surtout Autriche-Hongrie)…
Quand on voit une portion de terrain comme cela, on se dit qu’il vaut mieux avoir du jaune dans ses
actions… D’ailleurs je prends le large à ce sujet, avec un total de 41 millions investis dans cette nation (la dernière achetée : 9 millions).
Et voilà le tournant de la partie : Julie investit pas moins de 25 millions secs pour acheter
l’action jaune numéro 8, ce qui porte son total d’investissement à 47 millions, soit pile-poil la majorité définitive sur cette couleur ! Quelle désillusion pour moi : Julie va
profiter de cette nation que j’ai savamment monter jusque là et, plus grave encore, elle va directement menacer ma Russie voisine. Et dire que j’aurais tout à fait pu acheter une
action me mettant à l’abri d’un tel retour (au lieu de la 4 précitée)…
La partie commence à s’enliser dans une improbable situation : en fait Julie ne peut pas vraiment
profiter de l’Autriche-Hongrie car elle n’a que 16 en valeur faciale contre 20 pour moi (j’ai acheté l’action numéro 3 pour atteindre cette avance). Du coup, elle ne taxe jamais
(elle me ferait gagner) et elle ne demande des dividends jaunes que deux fois en tout et pour tout jusqu’à la fin de la partie (je gagne 4 de plus qu’elle). Ici, la photo illustre
bien comment j’use de toutes mes forces pour gêner les voisins allemands (Julie couine d’ailleurs d’avoir récupéré une armée jaune sur une usine noire)…
La partie devient épique et très difficile pour moi : Julie a compris que sa prise jaune
définitive relançait le jeu même si elle n’en bénéficiait pas directement. Sans ce chambardement, le marqueur jaune aurait atteint la case 25 en un temps record…
Il va falloir que je prenne des risques, parce qu’après les jaunes, Julie s’adjuge définitivement
les rouges et ceux-ci sont en embuscade au score. Du coup, je décide de taxer au plus vite et le plus possible, quitte à payer souvent, la Russie…
La partie s’achève sur une avance russe considérable mais les actions de Julie, ci-dessus, prouve
qu’elle l’avait anticipée. On déplorera qu’elle ait acquis une action verte et deux noires en toute fin de jeu, ces deux nations n’étant pas rentabilisées autant qu’elles auraient
pu l’être (Julie ne pensait pas que j’irai aussi vite pour clore la partie). Mais je lui tire vraiment un coup de chapeau magistral parce qu’elle a réalisé une partie de toute
beauté, sans se faire avoir notamment par des taxations opportunistes de ma part…
Mes actions : surtout du jaune et du violet, et pas assez de rouges pour contenir la puissance de
cette couleur. Lors de mes deux dernières possibilités d’investissement, j’ai jalousement gardé mon argent, convaincu que ni l’Italie, ni l’Allemagne ne pourraient m’offrir de
juteuses plus-values. Au final, je suis plus que satisfait d’avoir conservé de l’argent en main et d’avoir choisi de collecter des dividendes violets juste avant de taxer cette
couleur…
La situiation finale sur la carte. Notons que nous avons joué une fin de partie qui m’a fait très
très mal à la tête : j’ai constamment rabaissé l’Allemagne, bien que la possédant, car j’étais persuadé que Julie me la prendrait pour attaquer les russes. Du coup, je n’ai ni
développé la France, ni l’Allemagne, et j’ai lutté comme un beau diable pour que les russes aillent au bout (sans arrêt, Julie occupait mes usines avec du jaune). Pour revenir à
l’Autriche-Hongrie, de mémoire de joueur impérial, je n’avais jamais vu une nation se faire « voler » par un adversaire, lequel au lieu d’en profiter, s’en est servi pour
affaiblir la nation de secours du copain. Franchement, cela a donné un cocktail particulièrement dense et je dois dire que cela s’est avéré épuisant (mais bon, hein !)…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Les luttes sévères même dans une configuration deux joueurs
– La possibilité de voir la partie se retourner et déboucher sur de l’inédit

On a moins aimé
– Les prises définitives de nations qui interviennent parfois en réponse à un vol opportuniste : léger immobilisme du jeu
– Le trop grand nombre d’investissements par joueur à 2 : une fois sur deux, cela fait beaucoup et permet de revenir à chaque fois
– La durée un poil trop exagérée

Scores de la partie :

 

vert violet jaune rouge bleu noir $ Total
Julie 0 80 32 66 7 18 28 231
Ludo le gars 0 100 40 42 9 9 55 255

Note du jeu (sur cette partie) : 17 / 20

———————————————————————————————————————————————–

2 commentaires à propos de “[13/02/2007] Imperial”

  1. Vous vous êtes pris la tête, effectivement ! Je n’ai joué à Imperial qu’à à 2 joueurs et les parties n’ont jamais dépassé 3 heures.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


huit + 2 =