[13/05/2006] Cléopâtre et la Société des Architectes, Himalaya

Bourgoin-Jallieu, organisateur d’un événement ludique de taille : Le printemps du jeu en Isère, les samedi 13 et dimanche 14 mai 2006. Je suis passé, le samedi, en compagnie de Sylvain, vice-président de notre association ludophile caladoise, et nous avons passé un très bon moment, à jouer tout d’abord à Cléopâtre, avec Bruno Cathala, l’un des auteurs, puis à Himalaya, avec Jean-François, webmaster de BDML, et son épouse.

CLEOPÂTRE :

Quel matériel de dingue ! Ici, on remarque au premier plan l’une des pyramides recueillant des points de corruption, au second plan l’obélisque, premier monument construit ce jour, et au dernier plan les fondations du palais de Cléopâtre…
Notre sympathique Bruno des Montagnes déroule sous nos yeux son ouverture de la mort : 2 constructions de mosaïque, bonifiées donc de 2 points, lesquelles lui permettent , en association avec la carte de personnage jouée en même temps, de se constituer un très précieux espace dans les jardins (jugez-en sur la photo suivante)…
Les 2 pièces de mosaïque jouées par Bruno sont phénoménales : il peut placer l’une de ses deux figurines dans la cour créée, celle-ci ne pouvant plus accueillir de pentomino. Cette zone l’autorisera à retirer 9 points de corruption en fin de partie (autrement dit, il ne risque plus d’être jeté aux crocodiles pour corruption abusive).
Vincent Ludochon (est-ce son vrai nom ? 😉 et Bruno Cathala sont en pleine cogitation opportuniste. Et oui, le jeu l’est fondamentalement. En ce qui concerne l’évolution de la situation, j’ai pu réaliser une cour similaire à celle de Bruno dans les jardins, ce qui limitera la casse en fin de partie. Sylvain a réussi aussi à s’y placer. Quant à Vincent, il est le plus exposé aux crocodiles sur ce plan-là…
Que c’est beau ! Les obélsiques ont été toutes deux construites à l’entrée de l’allée des sphinx, intelligemment bâtis en paire par Vincent (2+5 points, bonifiés de 2 = 9 points). La partie est vraiment sympa et seule une certaine difficulté à mémoriser les combinaisons de cartes est à déplorer…
Une petite vue des jardins, lesquels ne vont plus trop offrir de solutions contre les crocodiles. C’est à présent que les murs, puis les portes vont en revanche s’affirmer…
Cléopâtre progresse sur le chemin jusqu’à son palais (case 3 sur 5), ce qui indique qu’il y a 3 types de monuments sur 6 qui ont été construits. Lorsque 5 seront achevés, la partie sera terminée…
Cela sent la fin de partie : en fin connaisseur de son jeu, Bruno sait qu’il doit clore la partie sur son tour de jeu. En effet, je ne suis probablement pas loin de lui au score et si je rejoue, je devrais le dépasser. Il combine donc pour terminer la partie, alors que lors de mon tour précédent, j’ai surtout oeuvré pour que personne ne puisse marquer beaucoup de points via les portes. Une bonne partie du sel du jeu est là : entre construire pour marquer des points et construire pour gêner les autres.
La partie est terminée : les jetons de corruption de nos pyramides sont étalés sur les cases de nos cours fermées construites dans les jardins. A ce petit jeu du plus corrompu, Vincent se retrouve out et jeté sans vergogne aux crocodiles…
Une vue de la configuration finale de la partie, alors que nous discutons des dernières combinaisons jouées. Cette partie, vraiment conviviale, aura permis de sentir le potentiel de ce jeu familial, au look très réussi et aux mécanismes, nombreux, ingénieusement liés. Une belle réussite.
Bilan synthétique :On a aimé
– Le système d’élimination du joueur le plus corrompu
– La possibilité de jouer des personnages, quitte à vendre son âme : chacun gère son vice !
– Le matériel et le thème du jeu, parfaitement harmonieux
– L’opportunisme à mettre en oeuvre dans l’ordre à prévoir des constructions
On a moins aimé
– Le placement moins esthétique des portes du palais : un tantinet cheap (juste pour dire, hein…)
– Le nombre peut-être un peu important de mécanismes différents dans le jeu
– Le manque d’une aide de jeu de type tableau à double-entrées pour les combinaisons de cartes : avec du marbre, que puis-je faire ? (une aide de jeu de ma conception, moche mais fonctionnelle, est accessible ici : lien)
Scores de la partie :
Vincent (blanc) : 47 (mais éliminé à la corruption : 10)
Bruno (violet) : 53 (0)
Lucarty (noir) : 37 (0)
Ludo le gars (vert) : 52 (0)

Note du jeu : 16 / 20

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HIMALAYA :

J’aurais bien voulu jouer avec l’extension, nouvellement sortie, permettant à 5 ou 6 joueurs de participer au jeu. Mais bon, comme nous sommes 4, dont 3 qui voulaient vraiment découvrir le jeu, je me résous à expliquer la règle de base à mes 3 acolytes. Ici, la mise en place initiale.
La particularité des boîtes de démo est parfois de livrer du matériel incomplet : ici, on admire le paravent du 4ème joueur… Mais bon, ce n’est pas si grave, je m’en suis sorti 😉 Au premier plan, ma programmation prévue pour le tour à venir : prise d’un cube, chemin de pierre, prise d’un cube, chemin de terre, chemin de glace, prise d’un cube. Lucratif tout ça, si ça passe !
L’une des particularités de cette partie est que l’on a pris l’habitude de se suivre, ou en tout cas, 3 sur 4… ici, seul le joueur rouge pourra se saisir de l’or et envisager le contrat supérieur…
Une vue générale en fin de 4 tour, juste avant que nous procédions à la bonification liée à l’inventaire, ressource par ressource. Au niveau du plateau, seul Jean-François est en retard au niveau stupa…
Une petite photo générale, en cours de 8ème tour, alors que Sarah est allée s’occuper du fiston pendant quelques minutes. La partie est tendue, mais quelque part, presque jouée en ce qui concerne l’élimination religieuse : Jean-François aura bien du mal à revenir sur ce critère…
La partie est terminée : autant l’influence religieuse est clairement établie, autant les deux derniers tours auront eu raison de l’influence politique de Sylvain. Et comme au niveau yacks, Sarah en a obtenu 9 lors du dernier inventaire (à 1 cube près à chaque fois, alors que je suis à égalité sur les 2 autres et que je ne gagne donc rien), et bien on connaît le nom de la gagnante…
Bilan synthétique :
On a aimé
– La fluidité du jeu et son aspect « on joue tous en même temps sans temps mort »
– Le système calculatoire des contrats à remplir
On a moins aimé
– Le hasard lié à l’attribution des cubes et contrats : prendre la ville n+1 quand la ville n est occupée me paraît facteur de concentration peu intéressant
– La crainte que le jeu, déjà chaotique à 4, devienne injouable à 5 ou 6 (comment prévoir qui sera éliminé et qui verra donc ses pions délégation retirés, changeant les majorités politiques ?)
Scores de la partie :
Sarah (violet) : 31 en économie – 3 en politique – 7 en religion
Jean-François (rouge) : 33 en économie mais éliminé à la religion
Lucarty (blanc) : 11 en économie mais éliminé à la politique
Ludo le gars (bleu) : 24 en économie – 3 en politique – 7 en religion

Note du jeu : 17 / 20

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2 commentaires à propos de “[13/05/2006] Cléopâtre et la Société des Architectes, Himalaya”

  1. Bonjour,

    Je pensais moi aussi que le jeu a 6 allait etre cahotique.
    Pour avoir essaye de jouer a 6 avec extensions, mais sans aucune utilisation des cartes, je peux dire que nenni !
    ca tourne super bien malgre deux inities nouveaux (a 6 faut voir hein 🙂 ). C’est super bien, ca tourne super bien et c’est decidemment un tres bon jeu, qui ne soufre pas de l’extension.

    A bientot.
          Torg.

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