[13/08/2003] Edel Stein & Reich

Participants
– Jérôme, qui rempile pour un jeu supplémentaire,
– Olivier, alias Lolive, qui se montre particulièrement intéressé pour essayer ce jeu,
– Vincent, qui choisit ce jeu dans la ludothèque, afin de le comparer à Basari qu’il connaît bien et qu’il apprécie,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Edel, Stein & Reich ne fait pas fantasmer par son titre. Son matériel, certes joli, n’est pas non plus transcendant. Mais ce qui attire devant ce jeu, c’est la réputation élogieuse de son aîné, Basari, et il est donc tentant de découvrir Edel, Stein & Reich.
Vincent, éminent pratiquant de Basari, se coltine la règle et nous l’expose dans la foulée, impressionné par ses similitudes très fortes avec le jeu original, si l’on excepte le jeu à 5 joueurs (mais là on est 4, alors tout va bien ;-).

La partie se déroule dans un climat
excellent, chacun des joueurs étant en pleine forme et motivé
pour produire du grand spectacle ! Chacun y va de son interprétation
du coup de son adversaire, les négociations s’éternisent,
on pinaille pour des pécadilles, bref on s’amuse 😉

Vincent, rompu aux techniques qui marchent
dans Basari, nous suggère de faire attention aux majorités
dans les couleurs de pierre et de ne pas hésiter à essayer
de rentrer dans une négociation lorsqu’aucune action de sa propre
carte ne nous intéresse. En effet, il est alors facile de récupérer
des pierres et, en plus, au détriment d’un adversaire au lieu que
celles-ci proviennent de la banque.


Devant de telles propositions, quelle action privilégier ? La
prise d’argent, la prise de pierres ou l’acquisition d’une carte événement
? Choix difficile, surtout que les autres joueurs adoptent un raisonnement
similaire…

Le jeu est délicieux : les négociations
montent parfois à des niveaux impressionnants (plus de pierres
gagnées de la sorte que si l’action de la carte est jouée
!).
La seconde manche tourne clairement à l’avantage de Lolive, déjà
en tête à l’issue de la première, avec sa collecte
régulière d’argent.
Vincent récolte plusieurs majorités dans les pierres, à
mes dépens surtout, mais je devrais me rattraper dans l’ultime
manche, puisque je possède à présent de très
nombreux bijoux et qu’au contraire de lui, je ne me défausse pas
de la moitié de mon butin.
Jérôme, le pauvre, est le seul durant cette deuxième
manche, à ne pas collecter le bonus de 10 millions accordé
aux joueurs majoritaires sur les certificats.


« Tu crois vraiment que je vais accepter les quelques pierres que
tu me proposes ? » (sic) Il y en a quand même 7 de la part de
Jérôme, mais aucune ne permet à Lolive de devenir
majoritaire dans une couleur (la jaune en l’occurence)…


La bonne ambiance est de rigueur autour de ce jeu…

Lolive, qui s’inspire peut-être de
ma manière de jouer à Chinatown dans la partie
précédente
, décide de collecter le maximum
d’argent, car c’est le seul élément comptabilisé
en fin de partie, les pierres ne rapportant rien de plus. Cela semble
fonctionner, en tout cas dans la première manche.
Vincent et moi nous battons plutôt pour les pierres, alors que
Jérôme et moi rivalisons pour les certificats.
Qu’est-ce qui paiera le plus ?
.


« Allez, je suis bon prince, je t’en rajoute une bleue. Cela
te va ? « …

La dernière manche tourne effectivement
à mon avantage sur les majorités, malgré une transaction
de folie entre Lolive et Jérôme lors du dernier tour et
qui offre la majorité jaune à Jérôme alors
que j’aurais dû avoir 3 majorités sur 4…
Vincent, discret comme à son habitude, s’en tire à merveille
en sortant encore son épingle du jeu…

Décompte final
Vincent remporte cette partie avec un total de 86 millions
d’euros, devant Lolive, dépassé in-extremis, avec 72 millions,
Ludo le gars avec 68 millions et Jérôme avec 67 millions.

Débriefing
Edel, Stein & Reich est un excellent jeu, offrant des parties tendues et
une ambiance du tonnerre, ce qui est souvent le cas dans les jeux où
il y a moins d’actions à réaliser que le nombre de joueurs. Personnellement,
j’adore ce mécanisme car il génère des négociations
fines, où il faut savoir s’arrêter sans s’emballer.
Il me semble qu’à l’exception de Jérôme qui est resté
dubitatif sur l’intérêt de ce jeu, les 2 autres joueurs ont également
adoré ce jeu et que Ravensburger va réaliser 2 ventes dans les
prochains jours 😉

Au niveau des enseignements de jeu, sur cette partie, je constate que l’argent
est fondamental pour l’emporter et que la stratégie utilisée par
Lolive était certainement la meilleure, même si elle ne lui a pas
suffi pour l’emporter. Tenter de placer sa carte d’acquisition d’argent 1 coup
sur 2, au moins, paraît être un très bonne stratégie,
car, au pire, on négociera quelques pierres et on pourra peut-être
obtenir une majorité ici ou là.
Les cartes d’événements sont appréciables car, sans dénaturer
ou renverser le jeu, elles contribuent à le pimenter en amenant, de temps
à autres, des déséquilibres et des conflits d’intérêt.
Très bon.

Edel, Stein & Reich est donc un jeu que j’ai vraiment aimé jouer
ce soir et je pense qu’il va ressortir souvent sur la table, voire chez des
amis, car le format « voyage » de la boîte est un réel
atout. Indispensable.

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