[14/04/2002] La Guerre des Moutons

Participants
– Julie, reine des bergères, à ne pas confondre avec une brebis galeuse,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Nous n’avions finalement fait qu’une seule partie Julie et moi, ce qui méritait bien une remise en place. C’est chose faite et de belle manière : y-a-t-il plus agréable que de jouer à un jeu de pose de tuiles sur un tapis de velours aplanissant la surface de la table et garantissant de suaves sensations tactiles ?

Julie et moi tirons nos tuiles point d’interrogation : jaune pour Julie et rouge pour moi. Et dire que pendant 2/3 du jeu, j’ai cru que Julie était bleu… je suis vert !

Dès les premiers tours, je décide d’opter pour une stratégie particulière : ne jamais jouer intentionnellement de tuiles de ma couleur, faire croire que je suis jaune et tenter de remplir les trous qui se créent (afin de piocher beaucoup de tuiles).
Globalement les choses se déroulent comme je l’entends. Mais c’était sans savoir que Julie était jaune… et donc qu’elle ne pouvait pas être dupe !

La suite de la partie tend vers le dévoilement jaune de Julie, que je croyais bleu (placement d’un loup à côté d’un champ bleu). De son côté, elle me soupçonne rouge, puisque je ne suis pas jaune ni bleu, et que noir est beaucoup trop dispersé pour être à quelqu’un. Finalement, elle réalise un magnifique champ avec 16 moutons, et me ferme
un champ rouge avec une dizaine. Cela se corse pour moi, d’autant plus que le seul espace éventuellement agrandissable en rouge est très restreint pour l’instant.
Je condamne Julie à se contenter de son champ jaune sus-cité, puisque je place une tuile de telle façon que pour poursuivre son agrandissement elle devrait placer une tuile  contenant village et forêt (ce qui n’existe pas).
Julie commet alors une probable erreur, puisque suite à la révélation de ma couleur, à son placement d’une tuile forêt à côté de mon champ en construction (dans laquelle elle allait placer un loup si je n’avais pas eu l’immédiateté de placer un chasseur), elle abandonne subitement pour engendrer 6 points de plus. Il est vrai qu’en l’état, si elle n’avait pas abandonné, j’aurais fermé mon champ avec une tuile et j’aurais abandonné, ce qui m’aurait permis de finir avec 14 + 6 = 20 points contre 16 + 3 = 19 points pour elle… Grave dilemme pour Julie, mais son abandon ne lui suffira pas, car je joue à présent mes dernières tuiles en solitaire.

Décompte final
Je gagne la partie avec 27 points (24 moutons + 3 points d’abandon) contre 22 pour Julie (16 moutons + 6 points d’abandon).

Débriefing
Cette partie, très relaxante et équilibrée, aura néanmoins laissé entrevoir les limites de ce jeu :
– La désignation du vainqueur se fait suite à l’abandon,
– Les tuiles de loup ne sont finalement pas si dangereuses et trop rares dans le jeu,
– Un blocage dû à un espace vide requérant village + forêt est nettement plus dévastateur car il est beaucoup plus facile à créer et il n’existe aucun antidote.

En bref, nous apprécions La guerre des moutons, mais ce jeu présente des défauts, qui sont différents selon le nombre de joueurs, mais récurrents.

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