[14/04/2006] Hart an der Grenze

Oh le jeu vicieux que voilà ! Un jeu où l’on doit tenter de passer des denrées illégales en douce et où on peut sans vergogne tenter de corrompre les bons fonctionnaires douaniers ne peut pas être un mauvais jeu. Preuve en est, on s’est même beaucoup amusé en jouant à cet imprononçable Hart an der Grenze. Un bon jeu d’enfoirés où l’on couine, où l’on pleure, où l’on se venge… une sorte d’Intrige en presque plus méchant (car on peut à chaque tour s’acharner contre le même joueur s’il joue de manière trop louche).

HART AN DER GRENZE :


Le début de partie est prometteur, la suite est savoureuse, avec des acteurs dignes des plus mauvais films américano-hispaniques existants. On assiste à un défilé de mensonges, avec des arguments à deux balles : « Quoi, tu doutes de mes deux cartes, mais ce ne sont que deux cartes ! ». Je vous en passe et des meilleures…

Sylvain le fait bien en douanier peu commode. Pierre, à droite, ne sait plus où donner de l’argent pour combler l’appétit peu scrupuleux de notre ami. A noter que, sans aucun repère initial, nous négocions en général une corruption de 2 cartes à 5 ou 6 dollars et 3 cartes pour 6 ou 7 dollars. Dur de savoir si cela correspond à ce que cela vaudra plus tard…

Une petite vue de la table avec le très joli matériel proposé : des valisettes en métal, des billets de grande taille au look de vautours affamés, des cartes curieuses mais finalement fonctionnelles. En bref, pas grand chose à jeter…

Une vue de l’intérieur de ma valise en fin de partie, juste avant que nous procédions aux ventes finales, avec ce qui a été mis de côté tout au long du jeu (gain X 2). Comme nous avons commis l’erreur de vendre jusqu’à 3 cartes à chaque tour et de conserver le reste, nous avons nettement trop de cartes à la fin et cela gâche un peu le plaisir (chaque maximum est atteint par un seul joueur, au lieu que plusieurs puissent vendre quelques denrées). Mais bon, ne nous plaignons pas, le plaisir a vraiment été là. Une réussite !
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le système très pervers du jeu : on corrompt à tour de bras et on crie à l’injustice quand on est accusé
– La fluidité des tours de jeu et le fun généré
– L’originalité du look du jeu

On a moins aimé
– La part de hasard en fin de partie lors de la vente finale : à une carte près on risque de ne rien vendre (à vérifier)

Scores de la partie :

Romain : 156 $
Jacques : 155 $
Lucarty : 201 $
Pierre : 187 $
Ludo le gars : 109 $

Note du jeu : 16 / 20

 

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