[14/05/2003] L’Encanteur

Participants
– Vincent, qui apprécie particulièrement les jeux « fun » et qui devrait donc accrocher à l’Encanteur,
– François H., qui nous pousse à faire cette partie, dans l’objectif de tester le jeu qu’il vient de recevoir,
– Jérôme, qui remet en jeu son titre de meilleur restaurateur de la Côte Atlantique, chèrement acquis une semaine plus tôt,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Lorsque nous décidons de clore la soirée, je propose une partie de l’Encanteur ou une de Zum Kuckuck !, espérant que ce dernier recueille les suffrages puisqu’il me tardait de l’essayer. C’est finalement l’Encanteur qui est retenu, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, puisque ce faisant je vais pouvoir rejouer à ce jeu en configuration idéale : 4 participants.

J’explique les règles à l’assemblée
en essayant d’illustrer les mécanismes par des exemples. François
connaît les règles, visiblement, et Jérôme en
étant à sa seconde partie, je « travaille » pour
Vincent qui n’a jamais essayé ce jeu.


Grandiloquent dans le rôle de l’Encanteur, François joue
son rôle à merveille…

La seconde manche débute avec François
dans le rôle de l’encanteur et il prend son rôle au sérieux,
essayant de nous faire acheter tout et n’importe quoi, surtout que nos
finances s’amenuisent. Et oui…
L’un des problèmes du jeu survient alors, lorsque nous décelons
qu’il est très limite de ne pouvoir miser qu’à hauteur maximale
de son capital. Comment vérifier le sérieux et l’honnêteté
de chacun ? François s’est d’ailleurs illustré en ne pouvant
pas honorer l’une de ses enchères face à Jérôme
et il est toujours délicat, alors, de redescendre le prix à
la valeur qu’il avait lorsque le joueur a commis son erreur. Que serait-il
advenu si, au final, c’est Jérôme qui l’avait emporté
? Aurait-il payé le montant atteint, sans savoir que François
avait excédé ses possibilités ?
Il est clair que l’argent doit être disposé sur la table
et non dans les mains des joueurs, afin d’être toujours en mesure
de juger des capacités de chacun. C’est d’ailleurs la version des
règles que Christophe Berg a retenu, alors que lors de sa présentation
au salon de Toulouse il
n’avait pas réglé ce petit souci.
Nous avons imaginé, ce soir, une variante intéressante (cas
où l’argent reste en main) : il est permis de monter plus haut
que ses possibilités, mais si l’on remporte l’enchère et
que l’on ne peut pas honorer le montant prévu, on se doit de reprendre
en main l’une de ses cartes poissons objectifs déjà effectuée.
Comme cela il devient délicat de prendre ce genre de risque mais
il est toujours possible de mettre la pression sur un joueur même
si celui-ci est le seul à pouvoir réellement payer…


Cette fois, c’est Vincent et François qui en décousent…


La combinaison finale du vainqueur


Vincent paie son dû suite à une bien belle enchère
ma foi…

Chacun élimine 2 poissons de ses
objectifs et le jeu démarre avec Vincent dans le rôle de
l’Encanteur.
La première manche est plaisante, à défaut d’être
réellement passionnante, et les ventes bénéficient
surtout à Jérôme qui a réussi à vendre
nombre de ses poissons.


Les enchères vont bon train : Jérôme et Vincent
se chamaillent pour une belle pièce…

Les cartes objectifs se dévoilent
petit à petit, et le jeu arrive bientôt à son terme.
Les cartes de bouteille de vin blanc, bien qu’achetées, ne servent
pas, ce qui n’est pas le cas des plateaux de fruits de mer qui s’avèrent
très lucratifs (tant en espèces sonnantes et trébuchantes
qu’en points de victoire).


Malgré son seul et unique client devant lui, François
(en haut), remportera la partie…

François, qui a particulièrement
bien géré ses finances, réussit le tour de force
de remporter cette partie alors que les clients ont eu tendance à
déserter son estaminet lors de l’avant-dernier tour. Il a compris
l’un des principes essentiels de ce jeu : il faut, pour gagner, attirer
les clients de ses adversaires.

Décompte final
François remporte cette partie avec un total de 10
(combinaison de 6 + 2 de fruits de mer + 2 de bonus), devant Jérôme
avec 7 (5 cartes objectifs + 2 de fruits de mer), et Vincent et Ludo le gars
avec 5 (5 cartes objectifs).

Débriefing
Très sympa à 4, à mon avis, l’Encanteur n’aura pas séduit
les autres joueurs de la tablée, qui lui reproche de ne pas générer
une ambiance aussi fun que les règles ou les principes de jeu auraient
pu laisser croire.
Je ne suis pas tout à fait de cet avis, même si les problèmes
liés à la capacité individuelle d’enchère m’ont
effectivement gêné.

Je continue à penser que ce jeu constitue un excellent jeu de cartes,
rapide et original, et je ne saurais que vous le conseiller.

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