[14/06/2002] Java

Participants
– Elisa, motivée pour un deuxième gros jeu ce soir,
– Gaël, envoûté depuis de longs mois par ce jeu avant même de l’avoir essayé,
– Julie, prête également à revenir à Java Centre,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Julie et moi avons pratiqué Java à 2 joueurs, et il est très intéressant, mais ce soir la partie à 4 qui se profile nous tentent tout particulièrement. En effet, nous allons pouvoir mesurer les notions d’égalité à plusieurs dans les palais et le fait que seuls les 2 joueurs placés les plus hauts marquent des points lors du grand décompte final.
Java étant un autre de jeu de Kramer, l’explication des règles à Elisa et Gaël ne se fait pas sans mal, quand l’on connaît l’esprit un peu tortueux qui préside à ses jeux (mécanismes, placement et surtout les calculs de points).

Gaël et Elisa se montrent complètement dubitatifs et décontenancés au moment de devoir
jouer leur premier tour. Afin de les sécuriser un peu, j’ai entamé la partie, suivi de Julie, mais cela ne semble pas suffire… Remarquez, on peut les comprendre, car le propre de Java est justement d’être très difficile à aborder, car on ne sait pas du tout ce que l’on doit faire : le terrain est complètement vierge et la marge de manœuvre est totale.

La partie débute vraiment au bout de 3 ou 4 tours, lorsque le terrain devient truffé de bassins qui gêneront la progression des rizières plus tard dans la partie. Les scores sont assez serrés, personne ne prenant d’avantage déterminant.
Julie et moi, sûrement parce que nous connaissons le jeu, arrivons à placer nos pions le plus près possible des palais de 10 déjà complets. Cependant, à cause des bassins, il sera beaucoup plus difficile de couper une ville en deux pour isoler des pions, et donc des véritables tours vont se construire à distance des palais, et rapporter des points.

La suite de la partie voit Julie, notamment, organiser des fêtes sans beaucoup d’opposition (il faut dire que je ne possède aucune carte masque dans ma main, et que, bien sûr, c’est la figure recherchée…).
Gaël prend un temps croissant pour réfléchir à ses actions (les derniers tours dureront 10 minutes par personne en moyenne !) et il dose savamment ses placements, en bloquant par exemple des rizières avec des pions. Cette manipulation est assez fine, de même que celle qui consiste à placer des pions sur des cases pour empêcher des constructions…
Je deviens un peu expert là-dedans si vous voyez ce que je veux dire…

La fin de partie est tendue : chaque action coute et doit être pleinement mesurée. Il n’est pas rare que l’on pose, que l’on commence à compter, et paf, on enlève et on recommence. Un peu fastidieux quand même…
Je prends 2 des 3 dernières tuiles triples, afin de ne pas terminer le premier et en incitant Julie à le faire. Il me semble me souvenir qu’il est intéressant de faire son grand décompte final en dernier.
Julie place la tuile triple restante lors de son 4ème point d’action et procède à son décompte.
Dans l’ordre du tour, chacun tente de glaner des points de-ci de-là, ce qui n’est pas une mince affaire, au vu du peu de tuiles qu’il reste à chacun.
Lorsque mon décompte arrive, je dispose d’une tuile double et d’une tuile simple de ville, mais toutes les meilleurs positions sont déjà occupées…. J’avais donc oublié cette prise de risque fatale..
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Décompte final
Julie remporte cette partie avec un joli total de 64 points, suivie de Ludo le gars avec 59, de Gaël avec 51 et d’Elisa avec 50..

Débriefing
Java est un jeu magnifique mais fastidieux… La durée de réflexion des joueurs est marquée et il est difficile d’anticiper puisque, entre deux tours, la physionomie du plateau a tendance à changer beaucoup.
Le fait de placer, déplacer, compter, décompter, recommencer, etc, devient également un tantinet agaçant surtout à près de 3 heures du matin, lorsque ce sont les autres qui jouent, bien sûr…

Gaël et Elisa ont bien apprécié ce jeu, même s’ils ont préféré la légèreté d’El Grande,
que nous avons pratiqué juste avant. Cependant, Gaël aura eu la réflexion suivant : « On voit bien que dans Java, il y a un sacré potentiel ! ».
En effet, je pense qu’en terme de profondeur de jeu, peu de boîtes peuvent se vanter d’être aussi riche.

Java est excellent et le jeu à 4 est parfait.

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