[16/02/2012] Casus Belli

Il y a de ça 6 ans et 1/2, sortait un jeu assez révolutionnaire en raison d’un système de jeu tout à fait original, la roue d’actions : Antique. L’auteur, Mac Gerdts, a, depuis cette date,
sorti nombre de jeux, toujours avec cette même roue d’actions pour gérer l’ordre du tour et ce que peuvent faire les joueurs. Les jeux sont assez différents les uns des auters, à l’exception d’Imperial et d’Imperial 2030. Un peu dans le même esprit, voici que pour Essen 2011, il nous a concocté une variante estampillée 2 joueurs pour son Antique ! Cette variante, qui utilise un matériel dédié, se prénomme Casus Belli (un doux nom pour les rôlistes, mais cela n’a rien à voir;-)
A noter que, pour de sombres raisons de délais trop serrés, l’éditeur PD Verlag n’avait pas reçu les boîtes définitives pour le salon et qu’il proposait un kit prêt à jouer avec le matériel de la boîte de base. A priori, l’achat de ce kit donnera une ristourne de 10 € sur le jeu définitif qui devrait voir le jour en 2012…
Voilà donc, évidemment, un compte-rendu de partie de Casus Belli (pas le magazine, je l’ai déjà dit ;-))

 

CASUS BELLI :

 


Le kit Essen 2011 est constitué d’un tube de carton renfermant un plateau de jeu roulé, quelques cartes d’événements (allemand/anglais) et les règles. Donc, vous l’aurez compris,
pas question d’y jouer sans la boîte de base du jeu…

L’un des deux joueurs incarne Carthage (Tristan en rouge), l’autre Rome (moi, en vert). Comme dans le jeu original, l’idée est de collecter 9 personnages célèbres avant son
adversaire, en réussissant les objectifs de ceux-ci : contrôler 7 mers, avoir construit 3 temples, ……

Nouveauté : un étalage de 3 cartes d’événements est proposé, sachant que le joueur pénalisé dans le jeu (destruction d’une de ses cités et personnage empoché par l’adversaire) peut
en prendre à son choix. Une manière d’aider le joueur en retard… A noter j’ai traduit les cartes en français, cela rendant le jeu nettement plus abordable pour tout le monde…

Evidemment, il y la roue d’actions. Celle-ci ne change pas d’un iota par rapport à l’originale, même si les intitulés des secteurs ont été latinisés 😉 Au premier tour, j’opte pour
la production de Fer et Tristan se détermine sur la production d’Or. Assez logique et, de toutes façons, les 10/15 premiers tours de jeu ne réservent aucune surprise (un poil
décevant d’ailleurs)…

J’équipe militairement mes deux unités présentes dès l’entame dans ma boîte de recrutement (une galère et une légion) et je les lance dans le grand bain méditerranéen…

A chaque fois qu’on produit une denrée, o empoche une pièce de monnaie, lesquelles ne servent qu’à payer une taxe lorsqu’on fonde une cité adjacente à une autre qui produit la même
denrée (idem pour les temples). Du coup, c’est assez rare et nous croûlons bien vite sous les pièces, ce qui constitue ma deuxième déception sur ce jeu…

Tristan observe la situation, lui qui est en avance sur les personnages, avec 3 contre 1 pour moi. Cependant, au contraire de son père, il n’est pas du tout développé sur le plateau
et il manque cruellement d’unités militaires…

Tristan possède maintenant 4 cartes de personnages, 3 d’entre elles provenant de la seule ligne de progrès. A noter que, dans cette version, il y en a 5, sans priorité
d’achat…

Petit exemple d’utilisation d’une carte d’événement que j’avais devant moi : je fonde une cité produisant de l’Or, pour le coût d’une seule pièce d’Or au lieu de 1 Or + 1 Marbre + 1
Fer…

Tristan possède toujours deux personnages d’avance sur moi, mais je pense ma position meilleure que la sienne, en raison de mers et terres mieux contrôlées et plus de forces vives
prêtes à casser du temple…

Ca y est, j’ouvre les hostilités, mais deux tours trop tard à mon goût (j’ai laissé Tristan prendre le contrôle de 5 cités et, ensuite, je l’ai laissé passer à 3 temples, d’où deux
cartes « évitables »)…

Comme dans Antique, les combats se déroulent avec des pertes à 1:1. Pour les cités, on doit également égaliser au moins leur défense quand on attaque. J’ai pris ainsi le contrôle de
deux lieux où il faisait de l’Or et je lui ai cassé un temple…

Dans la foulée il pioche la carte Diplomatie qu’évidemment je détruis instantanément avec ma carte Sabotage, des fois qu’il veuille collecter de l’Or en utilisant mes cités…

Plus qu’un personnage d’avance pour Tristan, alors que nous nous rapprochons de la fin de partie. Il se lance dans le Fer en prévision des unités qu’il ne va pas tarder à placer
dans sa boîte de recrutement…

Voilà qui est fait : il a investi dans 4 galères et 6 légions, pour un total de de 14 Or et, à présent, il dépense 18 Fer pour équiper militairement ses unités et les placer sur le
plateau. A noter que, dans le même temps, je me suis préparé à aller attaquer un de ses temples, synonyme de victoire pour moi si j’y parviens (tout dépend où il positionnera ses
forces)…

Vue générale, alors que je ne suis qu’à un seul personnage de la victoire et que celui-ci ne pourra venir que d’un temple adverse détruit. Dommage que Tristan ne m’ait pas vu venir,
surtout que je lui avais bien dit d’essayer de deviner ce que je pouvais réussir comme objectif et ce qui m’était impossible…

Sans surprise, je déplace mon cylindre sur le déplacement d’unités…

Vous me voyez venir ?

Voilà qui est fait : je positionne 6 galères sur Carthage afin de lui chiper sa cité en lui cassant son temple. En effet, sa défense est également de 6 : 3 pour le temple + 1 pour
la muraille + 1 pour la galère + 1 pour le progrès Res Publica…

Bien, bien, bien, je m’en sors donc avec l’acquisition de mon 9ème personnage sur ce coup, mais je dois bien dire que Tristan aurait tout aussi bien pu gagner, lui qui était partir
très tôt dans la collecte de personnages liés aux progrès…

La configuration finale de cette partie, après laquelle Tristan m’explique ses objectifs pour ses deux derniers personnages : il voulait construire un temple, ce qui portait son
total à 6 (donc une carte de plus), et m’en casser un (une carte de plus également). Je lui fais alors remarquer qu’il aurait eu meilleur compte à se placer sur 7 mers, car sur les
cases avec une galère dessinée, c’est assez facile (elles comptent double). M’enfin, il a très bien joué, avait pris une avance quasi-suffisante et j’ai bien failli perdre en misant
trop sur le positionnement à long terme…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Les cités qui produisent les denrées de notre choix,
– La boîte de recrutement, intermédiaire avant le placement sur le plateau (obligation d’anticiper davantage),
– Certaines cartes événement apportent une touche stratégique au jeu et le renforcement du joueur en retard est assez bien vu.

 

On a moins aimé
– La lenteur du démarrage : on a l’impression que le jeu est très routé pendant 10 à 15 tours et qu’on va galérer pour s’équiper militairement et pour s’étendre sur le
plateau,
– Un relatif manque de tension sur la roue,
– L’inutilité totale des pièces de monnaie, malgré plusieurs vérifications pour être sûr qu’on ne se trompait pas de règle,
– Le manque de lisibilité des productions des cités, tout comme dans l’Antique de base, ce qui est toujours dommageable à la rapidité du jeu lorsqu’on produit des denrées.

 

Scores de la partie :

  

 

Tristan (rouge) : 7 personnages collectés
Ludo le gars (vert) : 9 personnages collectés 

 

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20


Durée de la partie : 1 heure 45 minutes

 

 

 

 

———————————————————————————————————————————————–

8 commentaires à propos de “[16/02/2012] Casus Belli”

  1. En ce qui concerne la lisibilité, le mieux, comme dans le premier Antique d’ailleurs, est de ne pas placer les jetons cité sur leur icône…

  2. Concernant les pièces de monnaie, il me semble que dans le jeu de base elles peuvent être jouées comme du marbre ou du fer ou de
    l’or… dans cette version deux joueurs elles ne gardent pas cette fonction de joker ?

  3. Juste pour confirmer mon dernier commentaire, après relecture des règles d’Antique les pièces
    de monnaies peuvent être jouées comme du marbre ou du fer ou de
    l’or.

    Je pense que ça peut avoir un certain impact sur votre partie et surement atténuer cette lenteur en début de partie et
    ajouter une gestion plus fine des ressources et aussi un peut plus de punch…

     

  4. En ce qui concerne la lisibilité, le mieux, comme dans le premier Antique d’ailleurs, est de ne pas placer les jetons cité sur leur icône…

  5. Concernant les pièces de monnaie, il me semble que dans le jeu de base elles peuvent être jouées comme du marbre ou du fer ou de
    l’or… dans cette version deux joueurs elles ne gardent pas cette fonction de joker ?

  6. Juste pour confirmer mon dernier commentaire, après relecture des règles d’Antique les pièces
    de monnaies peuvent être jouées comme du marbre ou du fer ou de
    l’or.

    Je pense que ça peut avoir un certain impact sur votre partie et surement atténuer cette lenteur en début de partie et
    ajouter une gestion plus fine des ressources et aussi un peut plus de punch…

     

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


trois + = 9