[16/04/2005] Australia

Participants
– Jérémie, alias Turbo, membre de la caladoise team,
– Julie, membre de ma maisonnée 😉
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Bien qu’Australia n’ait pas été ma meilleure surprise parmi les jeux récemment sortis, il me tentait bien de le faire découvrir à Julie et Jérémie ce soir, un peu parce qu’il vient de sortir, beaucoup parce que c’est quand même le nouveau Kramer. J’explique la règle, celle du Windmill direct parce qu’on n’est pas des rigolos quand même 🙂 puis nous attaquons la partie, Julie avec les noirs, Jérémie avec les blancs et Ludo le gars avec les oranges.
A noter que nous corrigeons un point de règle, suite à des discussions ayant eu lieu sur Tric Trac : nous jouons cartes de pioche cachées et non visibles.


Jérémie et Julie sont franchement concentrés en
début de partie, chacun essayant de voir comment rentabiliser au
mieux le placement de ses rangers…


La situation se clarifie : Jérémie joue surtout à
l’ouest de l’Australie, alors que je joue à l’est et que Julie
répartit ses forces. De plus, en ce qui me concerne, je mise beaucoup
sur les points récupérés grâce au Windmill
(j’ai placé 3 rangers aux positions 2,3 et 4, ce qui me permettra,
après élimination de la moitié des rangers, de marquer
les points de la première place 3 fois d’affilée)…


Certainement le meilleur coup de la soirée ! Etant à
court de rangers (1 seul), je me dois d’en récupérer mais
je me dois malgré tout de marquer des points. Comment concilier
les deux ? Premièrement, je déplace mon avion en zone maritime,
d’où je retire 3 rangers de camps adjacents (2 + 1), ce qui me
permet de décompter deux tuile d’industrialisation. Puis je dépense
4 pièces pour déplacer un ranger dans l’un des camps de
cette zone, ce qui complète les camps autour d’une des régions.
Bilan de cette récupération de rangers : 18 points pour
votre serviteur !


Une vue générale après quelques tours, alors
que Jérémie a pris une nette avance sur Julie et moi,
en ayant placé quasiment tous ses rangers blancs…


Cette vue permet d’apprécier comment je prends mon envol au
score : je parviens à créer quasi-systématiquement
des décomptes multiples, qui me rapportent des points en pagaille.
De plus, j’ai enfin trouvé l’utilité de dépenser
4 pièces d’or pour déplacer un ranger d’un camp à
un autre : cette action supplémentaire peut entraîner 2
décomptes, voire 3, car en retirant un ranger d’un camp on peut
égaliser la valeur de la tuile d’industrialisation présente,
et en le replaçant ailleurs, on peut atteindre et la valeur d’une
tuile d’industrialisation et compléter l’ensemble des camps adjacents
à une région, d’où un décompte sur les projets
de conservation du patrimoine. Résultat : mon avance s’accroît
vraiment beaucoup…


Il est clair que nos scores de la partie précédente,
jouée également à 3, vont être explosés
ce soir, en raison surtout de notre compréhension de l’utilité
de dépenser 4 dollars pour mouvoir un ranger. A noter que Jérémie
sera bien prêt de revenir sur moi, malgré mes 50 à
60 points d’avance (un demi-plateau en longueur !), car il dispose en
main de 2 cartes lui octroyant suffisament d’or pour pouvoir s’en servir
encore une fois (4 dollars) et également parce que les décomptes
qui s’ensuivent se déroulent à présent dans la
zone ouest du plateau. Enfin, il a réussi à investir au
bon moment sur le Windmill et en fin de partie cela est déterminant
(12 points)…


Une vue de la configuration finale du jeu, avant l’ultime décompte
du Windmill, où l’on notera surtout qu’il ne reste plus que 2
pauvres petites tuiles d’industrialisation sur le plateau une fois les
cartes épuisées !

Décompte final
Durée de la partie : 1 heure 30 minutes – Mise en
place du jeu : 5 minute – Explication des règles : 20 minutes
Ludo le gars remporte cette partie avec un total de 222 points, devant Jérémie
avec 206 points et Julie avec 182 points.

Débriefing
Cette partie d’Australia nous aura bien plu, même si Julie se montre moins
enthousiaste que Jérémie et moi-même. Certes on a affaire
à un jeu où il convient de trouver le meilleur coup à son
tour de jeu (dixit Jérémie) mais où, à mon avis,
il faut surtout essayer d’optimiser ses tours les plus faibles :
– Quand on a besoin de rangers dans sa réserve, il faut marquer malgré
tout des points,
– Si des décomptes pointent le bout de leur nez et qu’on n’est mal placé
là-bas, il vaut mieux les lancer soi-même histoire de limiter la
casse,
– Utiliser la couleur des cartes pour se placer dans des zones potentiellement
décomptables est pertinent si, en plus de ça, on peut lancer un
décompte en déplaçant un ranger grâce à une
dépense de 4 $ ailleurs (toujours l’idée de marquer des points
coûte que coûte),
– Si un joueur est très bien placé sur le Windmill, on peut lui
poser des soucis en optimisant son placement de rangers dans des zones où
il est mal placé (il hésitera à lancer l’un des seuls décomptes
possibles).

Sinon, au niveau des 2 enseignements majeurs de cette partie on peut noter
que :
– Le fait de jouer cartes cachées ne nous a pas gêné vraiment,
malgré le fait que nos mains ne soient que de 2 cartes, mais il nous
semble quand même plus sympa de jouer cartes visibles car ainsi on a encore
plus de choix : vais-je prendre cette carte parec qu’elle m’intéresse
pour ses rangers/pièces ou parce que j’ai besoin de ette couleur ? En
plus, ce faisant, on donne une précieuses indication aux autres joueurs
et cela amène un peu d’anticipation (on sait que tel joueur, tôt
ou tard jouera une carte marron),
– Le fait de dépenser son argent pour déplacer un ranger est une
action surpuissante justifiant à elle-seule l’accumulation de liquidités.
En effet, les décomptes ont tendance à se multiplier agréablement
si l’on joue de la sorte et quand je vois qu’on a passé toutes les tuiles
sauf 2 sur cette partie, je me dis quand même qu’on n’est pas loin du
sans-faute. D’ailleurs, au niveau des scores, celui de Julie (dernière)
est plus élevé de 30 points que celui du vainqueur de la partie
de découverte que nous avions faite !

Australia se joue donc bien, se révèle limpide et finalement
pas si gênant avec ses décomptes en cascade et, bien que moins
riche que Tikal ou Java,
il se pratique avec plaisir. Merci Mr Kramer…

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