[16/10/2009] Salamanca

Voilà un jeu qui faisait clairement partie de mes jeux pas assez joués alors que l’envie était là et bien là. Une semaine avant Essen, j’ai bien eu raison de le ressortir, car, sinon, dans combien de temps aurait-ce été, avec le foisonnement de nouveautés qui vont, sous peu, atterrir sur la table ?
Salamanca est un jeu élégant de Stefan Dorra, un très bon auteur de jeux allemand, lequel a déjà plusieurs succès à son actif : For Sale, Intrige, Kreta, Medina, Riffifi ou encore  Zum Kuckuck ! pour citer ceux que j’apprécie le plus. Pas mal quand même…
Donc, ce soir, à 5 joueurs, ce sera une virée espagnole à laquelle nous allons nous adonner, en compagnie du voisinage de notre hameau et de leurs amies. Une bonne soirée ludique…


SALAMANCA :


Salamanca, c’est un peu un enfant du chef d’oeuvre knizieque Euphrat & Tigris, dans le sens où l’on construit des domaines à partir de tuiles de plusieurs couleurs, avec des
notions de conflits, plus orientés ici sur l’espace encore disponible et les calamités. A 5 joueurs, ça promet surtout avec les intendants qui viennent grapiller des points auprès
des seigneurs adverses…

En début de partie, le plateau est quasiment vide, avec seulement 5 tuiles (un terrain de chaque type : 1 champ jaune, 1 prairie jaune, 1 lac bleu, 1 forêt bleu et 1 vigne rouge).
Un premier étalage, aléatoire, de 5 tuiles est également disposé sur la gauche, chaque lot (ici de 1 tuile) pouvant être placé par l’un ou l’autre des joueurs. A noter qu’un seul
bâtiment s’y trouve (1 château bleu) …

Pour déterminer l’ordre du tour, chacun joue une carte de sa main composée de 4 cartes, différente des cartes déjà posées. Ici, Odile a joué un 6, Clara un 8, Blandine un 9,
Béatrice un 5 et moi-même un 7. Donc, en théorie, c’est Blandine qui commence avec son 9, mais comme le 5 est la plus petite carte jouée (effet spécial), c’est Béatrice qui commence
! La photo montre la situation en fin de premier tour…

Je vous entends d’ici, amis joueurs qui suivent assidument mes comptes-rendus de parties : « Quoi ? que des filles pour jouer avec le gars ? Comment se fait-ce ? A croire que oui,
tous les joueurs ne sont pas des mâles… ;-)))
Pour revenir au jeu, celui-ci est particulièrement tordu, puisque le système de cartes tourne en circuit fermé et que si on excède son voisin de gauche, méfiance, il récupèrera
votre carte et pourra vous en retourner l’effet au tour suivant…

Les domaines créés permettent d’encaisser des doublons en fin de chaque tour (2 pour le seigneur, 1 pour l’intendant) à condition que leur valeur soit au moins de 7 (é pour une
ferme jaune, 3 pour un château bleu, 4 pour un monastère rouge + 1 par tuile ou bonus indiqués dessus). Mais les domaines peuvent aussi être vendus pour un gain immédiat…

Le premier domaine vendu de la partie est l’un de ceux que contrôle Béatrice (jaune) où je suis placé en tant qu’intendant (noir). Sa valeur est de 10 pour Béatrice et de 7 pour moi
(c’est-à-dire le bâtiment en moins). Le truc, c’est qu’il fallait faire vite car, sinon, c’est Odile (blanc) qui l’aurait vendu. Et oui, car quand on vend un domaine, on retire du
plateau toutes les tuiles avec bonus, d’où des trous qui changent tout  …

Chacun dispose d’un paravent pour amasser sa fortune progressivement collectée, mais il comporte, surtout, un résumé de la pose des calamités. Comment les poser ? Tout simplement en
jouant une carte de valeur 1, 2, 3 ou 4, chacune offrant une possibilité, soit jouée seule (effet de la carte), soit jouée avec une action habituelle (si la carte jouée est la plus
faible du tour)…

Le domaine le plus lucratif du jeu est évidemment ce fantastique vignoble que les joueurs attablés ont progressivement agrandis sans qu’il y ait, encore, de monastère dessus !
Voilà, c’est chose faite, avec Blandine (bleu) qui s’y est mise accompagnée de votre serviteur avec l’intendant. A noter que la vente à venir va rapporter 14 à Blandine et 10 à
moi…

Séance réflexion pour Odile et Clara, lesquelles n’ont pour l’instant par autant collecté d’argent que Blandine et moi-même. Le jeu tourne très bien, même s’il s’avère peut-être un
poil trop alambiqué pour une première soirée ludique chez moi. Bon, il plaît bien quand même…

Une vue générale un peu plus tard. A noter que la calamité Sauterelles n’a pas bougé depuis son placement réalisé très tôt dans un champ que je possédais (je l’ai vendu pour presque
rien finalement !) et que le Poison n’est jamais sorti…

On s’approche doucement de la fin de partie (épuisement du sac de tuiles à venir) et les deux copines sentent qu’elles ont un coup à faire sur le plateau, peut-être bien dans ce
grand vignoble où tout le monde tente de s’implanter et de vendre pour 9 ou 10 doublons…

Cette fois, c’est l’avant-dernier tour (il ne reste plus que les tuiles à dos bleu) à venir. Je viens de vendre le grand vignoble pour 10 doublons et je vais consacrer mon tour à
vendre mes 2 autres domaines, histoire de pouvoir utiliser le dernier pour placer mon intendant sur un domaine de valeur 5 ou 6…

Les cartes jouées lors du dernier tour : ce sera donc Blandine qui jouera en premier, suivie de votre serviteur, d’Odile, de Clara et de Béatrice. Tiens, les sauterelles vont
peut-être enfin se déplacer…

Je place mon intendant sur la tuile du seigneur jaune (Béatrice), espérant un gain de 4 doublons lorsqu’elle vendra. Je me trompe car c’est Odile qui vendra en premier (mauvais, je
suis !) et je ne gagnerai que 2 doublons…

La partie est terminé et, évidemment, tout le monde a vendu ses derniers domaines, histoire de maximiser ses gains, car le but du jeu est bien là : finir le plus riche de la partie ! Nous allons procéder à la révélation de notre richesse personnelle…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le système très élégant du circuit fermé des cartes,
– Les 3 couleurs de tuiles créant des domaines alambiqués assez complexes à visualiser,
– Le rôle vicieux de l’intendant, car il profite du seigneur mais, en même temps, peut l’aider à agrandir son domaine,
– L’obligation de sentir quand vendre un domaine lorsqu’il y a des tuiles bonus dessus.

 

On a moins aimé
– La complexité du jeu pour une partie de découverte de ce type de jeux par plusieurs de mes adversaires du soir,
– Une relative froideur du jeu, en dépit d’attaques bien réelles et de pseudo-alliances entre seigneurs et intendants.

Scores de la partie :

Odile (blanc) : 47
Clara (rouge) : 40
Blandine (bleu) : 44
Béatrice (jaune) : 27

Ludo le gars (noir) : 52

Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20

 

Durée de la partie : 1 heure 45 minutes

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5 commentaires à propos de “[16/10/2009] Salamanca”

  1. juste un tout petit steam de base avec la règle débutant sans enchère et tu verras que c’est super fluide pour les débutants le côté point ou sous…

  2. juste un tout petit steam de base avec la règle débutant sans enchère et tu verras que c’est super fluide pour les débutants le côté point ou sous…

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