[17/02/2002] Euphrat & Tigris

Participants
– Julie, qui a plus d’une corde à son arc,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Retour sur les bords de l’Euphrat… après une interruption de 48 heures. Ce n’est pas si loin la Mésopotamie finalement…
Julie prend le symbole de l’arc, quant à moi, je maintiens ma confiance en la vache sacrée. Comment se déroule cette partie ?
Suivez le guide…

En tout début de partie, Julie se positionne au centre du plateau et je tente de mettre en application l’une des tactiques initiales de François H. : s’implanter avec un chef rouge à la jonction des 2 tuiles rouges auprès desquelles Julie se trouve avec son chef noir. Ainsi, si elle veut renforcer la position de son chef, elle m’alimentera en cubes rouges. Sympathique, non ?
La partie se déroule de manière assez linéaire et prévisible en ce qui concerne nos actions respectives. Je construis un monument rouge-bleu, afin d’éviter que Julie le fasse elle-même près de ses chefs bleus et rouges, puis je m’implante avec mon chef vert dans la zone où elle vient de construire un monument vert-bleu.
Limpide, tranquille.
Une précision sur l’une des stratégies que je m’évertue à appliquer, pour voir : faire tout ce qui est possible pour m’emparer des trésors. Nous verrons que dans cette partie cela n’a pas été la clé du succès, mais que cette tactique peut y conduire en cas de scores serrés.
Pas trop bousculé par les chefs de Julie, j’engrange points sur points, à un rythme de 3 pour moi et 1 pour Julie. Cela se présente bien…

Le dernier tiers de la partie se poursuit sur le même tempo, avec un dernier monument noir-vert que je construis pour acquérir des cubes noirs, les seuls sur lesquels je suis un peu court.
Julie tente, en ultime ressort, de m’empêcher de rejoindre le dernier trésor synonyme de fin de partie, en plaçant judicieusement une tuile catastrophe sur une tuile bleue que je venais de placer pour franchir la rivière.
Sachant que j’ai toutes les peines du monde pour piocher ces satanées tuiles bleues, je crains d’avoir de grosses difficultés à achever le jeu. Julie remporte deux conflits qu’elle juge très importants : le premier externe lui fait gagner 5 ou 6 cubes rouges (l’une de ses couleurs manquantes) et le deuxième, interne, lui permet d’éjecter enfin mon chef vert de la zone productive en points verts, puisque reliée à 2 monuments verts. Elle a sorti 6 renforts rouges de sa main !
En réalité, j’allais me retirer tout seul mon chef vert le tour suivant, afin de le placer vers le dernier trésor pour terminer la partie, à l’aide de la tuile bleue que j’ai piochée deux ou trois tours auparavant.

Décompte final
Je gagne la partie avec un total de 26 points, Julie obtenant un total de 13 points.

Détails de la répartition
:

Couleur
Julie
Ludo le gars
Total
Bleu
45
23
68
Vert
12
38
50
Rouge
16
25
41
Noir
15
23
38
Trésor
1
7
8
Total
89
116
205

Débriefing
A l’issue de cette partie, et au regard de l’ensemble de celles effectuées, je ressens le besoin de m’essayer à l’énoncé d’une liste de 10 conditions qui me semblent favoriser la victoire :
1/ Empêcher systématiquement le (ou les) adversaire de réaliser un équilibre de ses gains. Autrement dit, si l’un des joueurs manque d’une couleur, il est impératif de continuer à la rationner à minima.
2/ Dans la même logique, il me semble plus intéressant de restreindre les récoltes d’autrui que de se focaliser sur les siennes.
3/ En cas de spirales de récoltes pour l’adversaire (par des monuments le plus souvent) ou de renforcements de royaumes à outrance (chefs non éjectables en conflits externes), il me semble qu’il faille briser cet état de fait le plus tôt possible, en prenant des risques s’il le faut. En effet, si la situation s’éternise, le bénéfice engendré sera non rattrapable.
4/ L’acquisition des trésors doit être un objectif majeur, car ceux-ci sont interchangeables au niveau de leur couleur, et donc peuvent pallier un déséquilibre dans une couleur.
5/ Essayer de gérer un équilibre dans les récoltes effectuées permet d’éviter la mise en place de la tactique du point 1/ de la part de votre (ou de vos) adversaire.
6/ Ne pas laisser se développer des royaumes sans y être associés, car sans main mise de votre part,il est trop facile de faire ce que l’on veut et récolter comme bon nous semble.
7/ Construire des monuments très tôt dans la partie et faire tout son possible pour sécuriser l’implantation de ses chefs à proximité est une formidable source de récoltes.
8/ Il faut placer ses chefs le plus près possible des monuments afin qu’une tuile catastrophe ne puisse pas briser le lien.
9/ Il faut savoir garder en main les tuiles vertes, bleues et noires pour renforcer lors de conflits externes plutôt que de les placer sur le plateau, dans son royaume. En effet, en cas de défaite, autant que l’adversaire récolte moins de points… Et en plus, vous avez plus de chance de le surprendre en sortant 4 tuiles vertes de derrière le paravent que s’il les voit dans votre royaume !
10/ Si l’on soupçonne des conflits internes à venir, il faut essayer, dans la mesure du possible, de conserver des tuiles rouges en main.

Je ne prétends pas, bien entendu, que tous ces axes stratégiques conduisent systématiquement à la victoire, cependant ils peuvent y contribuer selon les configurations du plateau, le nombre de joueurs et la manière de jouer de ceux-ci (belliqueux, calmes, gourmands, passifs, imprudents, …).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


2 − un =