[17/04/2004] Funkenschlag – Allemagne

Participants
– Krazey, le célèbre ayatollah ludique, que certains voyaient plus vieux et rongé par l’alcool 😉
– Laurent Escoffier, l’un des auteurs de Tyrus, qui avait du mal regarder l’avatar de Krazey 😉
– Agartha, autre internaute régulier, dont le vrai prénom dans la vraie vie est Sébastien,
– Julie, qui d’elle-même accepte une partie de Funkenschlag alors qu’à la sortie de celle de jeudi, elle estimait qu’elle y avait joué pour 1 mois !,
– Alain, le président de Joc-Ere, alias Drax, qui ne pourra pas faire pire que lors de sa précédente partie (ouhh… pas bien 😉
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
On ne pouvait pas rester sur la seule partie de Funkenschlag, au demeurant superbe, de jeudi soir à Cugnaux (soirée JJJ). Il fallait, pour calmer notre appétit ludique, que nous ressortions le jeu au moins une fois durant le week-end toulousain.
Bien qu’Arthemix eut été ravi de tester cette nouvelle version du jeu, lui qui possède la première mouture, le succès fut tel que nous atteignîmes les 6 joueurs en l’espace de quelques minutes…
Ce sera pour la prochaine fois Stéphane, surtout que tu avais une partie de Santiago en cours, alors…

Pour cette seconde partie, la moitié des participants découvraient le jeu : Fabien (alias
Krazey), Laurent Escoffier et Sébastien (alias Agartha). Je leur explique alors les règles en prenant soin de tenir compte des spécificités de la configuration 6 joueurs. A ce sujet d’ailleurs, nous débattrons longuement de ces ajustements, pour finalement aboutir à l’utilisation de 5 régions sur les 6 disponibles (comme l’autre jour, on ne jouera pas avec la grande région violette du bas), et un passage en seconde période sonnée par la liaison de la 7ème ville et une fin de partie déclenchée par la liaison de la 15ème ville.
Que les lecteurs germanophones ne nous en tiennent pas rigueur, mais il se trouve qu’une erreur de traduction se trouvait dans la règle anglaise récupérée sur le web, et qu’en fait on aurait dû passer en seconde période à compter de la 6ème ville et terminer la partie à la 14ème ville reliée. Bon, cela ne change pas grand chose, mais c’est un peu frustrant après coup 🙁

Chacun prend un set de maisons comme suit : Krazey les rouges (au grand dam de Julie, mais ce gars-là n’est pas très galant ;-), Laurent les jaunes, Agartha les violets, Julie les beiges, Alain les bleus et votre serviteur les verts. On peut y aller : c’est parti pour plus de 3 heures de bonheur !


Samedi soir – 22h30 environ : la partie débute dans une ambiance
élevée. Alain souligne que là on démarre très
haut, en gros au niveau de la fin de partie de jeudi. Fabien estime bon
de préciser que « ce n’est pas un jeu de fillettes » –
sic –


Avant que nous ne passions en période 2, seuls Julie et moi,
et dans une moindre mesure Fabien, pouvons construire encore des villes
reliées. Agartha, Alain et Laurent se sont un peu bloqués
les uns les autres. Ici, on peut deviner l’oeil ironique de Fabien vis
à vis de Laurent qui est un peu scotché par le nombre de
paramètres à prendre en compte dans ce jeu…


Une vue qui résume à elle seule la partie de ce soir
: Julie a remarqué qu’Alain enregistrait de forts gains d’argent
sans débourser quoi que ce soit pendant au moins 2 tours. Résultat
: il accumule 100 à 150 élektros dans l’optique d’investir
d’un coup sur plusieurs villes. Roublard, il travaille Julie en l’incitant
à se taire…


La partie approche de son dénouement et Alain est en bonne place
pour l’emporter, à condition que la partie ne s’éternise
pas. Je n’ai pas dit mon dernier mot et, ayant amassé un bon capital,
je tente le coup en achetant des ressources pour 2 tours consécutifs
(si Alain ne clôt pas la partie, j’ai une chance de passer devant
lui et Laurent qui est en embuscade dans l’ultime tour). Mais, vu que
mes dépenses en ressources ont dépassé les 50 élektros,
Alain n’a pas d’état d’âme et estime pouvoir gagner au départage
à l’argent. Il relie alors sa 15ème ville, bien qu’il ne
puisse en alimenter que 14…


Cette photo permet de voir les zones d’implantation de chaque joueur
après 3 tours de jeu : Agartha, en violet, s’est enfermé
dans la région peu chère de l’ouest du plateau (celle où
se trouve Essen), bien aidé en cela par Krazey (rouge) qui lui
verrouille les sorties, alors que Laurent (jaune) s’est placé en
dessous, espérant certainement s’étendre vers l’est. Mais,
c’est sans compter sur Alain (bleu) qui coupe le plateau en 2 (placement
central) et Julie (beige) qui se réserve l’est de la carte. De
mon côté, je m’octroie le nord de la carte, avec mes pions
verts, en essayant de grapiller au centre avant de remplir toutes les
villes de l’extrême nord…


Comme il faut bien décoller à un moment ou à un
autre, je me décide à prendre la tête en provoquant
le passage en seconde période du jeu. Après coup, je me
rendrai compte que c’était un tout petit peu trop tôt, puisque
le fait de se mettre en avant n’est vraiment pas un avantage à
ce jeu. Alain (bleu) aura le temps de réagir en poursuivant sa
logique d’écologiste convaincu, mais un cran au dessus de ce qu’il
a réalisé jeudi soir…


Agartha ne se prive pas pour construire des villes lorsqu’il est enfin
libéré du joug de Fabien. Mais il commettra l’erreur de
n’en construire que 3, alors qu’il aurait dû frapper beaucoup plus
fort (il ne s’en relèvera pas)…

Cliquez pour agrandir !
La configuration finale du jeu : Alain finit avec un réseau
de 15 villes, contre 14 pour moi, mais le même nombre de villes
réellement alimentées. Cela se joue à nouveau à
l’argent, et vous savez quoi…

Décompte final
Durée de la partie : 3 heures 15 minutes – Mise en
place du jeu : 15 minutes – Explication des règles : 15 minutes
Alain remporte cette partie avec un total de 14 villes alimentables (sur 15)
et un capital avant paiement du dernier tour de 27 élektros, devant Ludo
le gars avec un total de 14 villes alimentables (sur 14) et un capital de 14,
puis Krazey avec 12 villes alimentables (sur 12) et un capital de 8, Laurent
avec 11 villes alimentables (sur 11) et un capital de 60, Agartha avec 11 villes
alimentables (sur 11) et un capital de 23 et enfin Julie avec 11 villes alimentables
(sur 11) et un capital de 1 élekro.

Débriefing
Le constat est là : Alain remporte cette partie à l’argent et
je la perds de la même manière que jeudi soir 🙁 Et pourtant,
ce n’est pas faute d’avoir eu en tête l’importance de ce départage…
Je ne sais pas si cette situation est aussi fréquente que cela, mais
sur les 2 parties jouées jusqu’à présent, il est clair
qu’il ne faut pas être à cours d’argent lors du dernier tour.
Alain dira, après la partie, que la configuration à 6 joueurs
est vraiment différente de celle à 5, et il a raison au moins
sur les points suivants :
– Les possibilités de blocage sont plus grandes : l’espace utilisé
est toujours de 5 régions, mais on est 6 au lieu de 5,
– Se trouver en première position est très difficile à
vivre, puisque les coûts des ressources sont nettement plus distincts
entre le dernier et le premier joueur (je l’ai vu à mes dépens
notamment dans le dernier tour où j’étais second joueur).
En revanche, à 6 comme à 5, il y a des éléments
qui se confirment :
– Le passage de la période 2 à 3 est quasi-instantané :
un tour, un tour et demi, ce qui peut troubler le joueur qui ne s’y est pas
préparé (pas assez de centrales puissantes, pas assez d’argent
pour la suite, …),
– Il faut essayer d’acheter des grosses centrales assez vite pour ne pas se
défausser sans arrêt de ses centrales les plus faibles et pour
avoir l’argent qu’il faut pour la seconde partie du jeu,
– Il est clair à présent qu’économiser un tour ou deux
permet de se révéler en un seul tour en plaçant moult villes,
– Jouer dernier est vraiment un avantage.

Au final, nous avons été soufflés par la qualité
de ce jeu et ses mécanismes super bien huilés, à l’exception
peut-être de Laurent qui a jugé que ce jeu était un peu
trop prise de tête, avec trop de paramètres à intégrer
et difficilement contrôlables. Cet avis lui appartient, bien entendu…
En ce qui me concerne, j’y rejouerai avec plaisir, certainement ce samedi 24
avril à Rochetaillé pour la thématique des Ludophiles « Made
in America », en utilisant le verso du plateau, qui représente les
Etats-Unis d’Amérique.

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