[17/04/2009] Toledo, 13, Acrobates

Assemblée générale des Ludophiles ce soir et soirée jeux légèrement retardée, donc, et cependant fort longue, longue, longue… Au programme, tout  d’abord, un test d’un de mes protos, Chinenbroc’ (un jeu sur la brocante, ah bon, vous aviez deviné ?), puis une première partie de Toledo, un Wallace abordable et jouable en une heure, puis 13, un Knizia sorti très récemment chez Amigo et distribué en France par Gigamic, et, enfin, une partie de toute fin de soirée de Acrobates, un jeu d’adresse bien débile et enfantin, mais Ô combien jouissif…
Pour suivre le déroulement de cette belle soirée, poursuivez la lecture…

 

TOLEDO :

 


Dans Toledo, un Wallace que je n’avais pas encore joué, il faut forger les épées les plus belles, avec, si possible, des pierres précieuses serties sur le pommeau. On a affaire à un
jeu de course car, au final, on gagne surtout parce qu’on asu trouvé le bon rythme dans la partie (pas les épées les plus ambitieuses mais celles qui sont faisables dans le temps
imparti)…

Après un tour de jeu, chacun a disposé une première boutique sur le plateau : une collecte de métal à 2 places pour moi (rouge), une collecte de pierres précieuses à 2 places pour
John (bleu) et une collecte de métal à 2 places pour Jacques (vert). Il paraît qu’en début de partie, il est courant de placer boutique après boutique (dixit Jacques, le seul
ayant déjà joué au jeu)…

Les boutiques n’ont pas traîné à être positionnées sur le plateau. Néanmoins, j’ai consacré l’un de mes tours à l’avancée d’un mes pions, pour collecter du métal, histoire de ne pas
prendre de retard dans la course imposée par le jeu…

Tous les emplacements de boutiques sont à présents pourvus et on aura donc, pour l’ensemble de la partie : 6 boutiques rouges, 5 bleues et 5 vertes…

Comme pour réaliser l’action d’une boutique il faut, en général, dépenser des cartes de monnaie, on a besoin, souvent, de piocher. C’est la même chose pour les déplacements. C’est
là l’une des actions possibles à son tour de jeu…

A l’aide de mes deux barres de métal et de mes deux pierres précieuses, je viens de forger une première épée de valeur 8 PV. Ou plutôt : de potentiellement 8 PV, à condition de la
livrer au palais en haut de la ville, car sinon elle ne vaut « que » la moitié de ses points…

Le premier pion à atteindre le palais est l’un de ceux de John avec la livraison d’une épée de valeur 2 PV…

La tension est palpable et on sent bien que le tout n’est pas de forger de belles épées, encore faudra-t-il les livrer dans les temps et être ne serait-ce qu’un point devant les
autres…

Petite vue générale alors que nous avons chcun forgé une épée : 8 points pour Jacques et moi, 2 pour John. A noter que, pour le moment, je suis un tout petit peu en avance au score,
en raison de la prise d’une tuile de mouvement blanche pour Jacques (autorisant 2 séries de cartes à chaque fois) lui causant 2 points de pénalité…

Tendue, tendue cette partie, surtout qu’elle s’achèvera avec l’apparition du 3ème pion d’un même joueur au palais, ce qui peut occasionner de véritables sprints individuels alors
que les autres sont encore loin au niveau points…

John est un peu décroché aux scores mais il s’accroche…

Oulha ! Suprême tension du soir : Jacques dispose de 2 pions verts au but, tout comme moi, nous avons chacun des pions disposés à l’entrée du palais, ou presque, et tout se joue sur
quelques minuscules points (fluctuants sur un seul tour)…

Je me décide à tenter la gagne sur ce tour, possédant en faisant cette action 1 point d’avance sur Jacques. Je joue trois cartes 1 et fais arriver mon 3ème pion, mais comme je suis
premier joueur, mes deux adversaires rejouent une fois chacun…

Aïe, aïe, aïe, Jacques réussit à faire arriver son 3ème pion et à livrer son épée de valeur 2 pour une majoration de ses gains de 1 PV…

La partie est terminée et elle consacre Jacques sur un départage de l’égalité ! 15 à 15 au niveau des PV, pourtant joués totalement différemment, mais il gagne à l’argent encore en
main… Bon, en même temps, je perds surtout cette partie sur ma non-obtention du moindre portrait sur la case du peintre, mais je n’ai jamais pu m’y placer…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La fluidité de l’ensemble du jeu, réellement jouable en une heure,
– Le système vicieux et à plusieurs niveaux des cartes de monnaie : pour avancer et pour payer, même parfois aux autres joueurs si on utilise leurs boutiques,
– L’obligation de sentir le rythme du jeu pour ne pas tenter trop et pour au moins e faire assez.

 

On a moins aimé
– Le côté frustrant des scores très serrés et qui peuvent être modifiés pour passer devant même au tout dernier moment,
– Le système de combat, peut-être ingénieux, mais plutôt absent de notre partie de ce soir,
– Le placement des boutiques très (trop ?) rapidement, ce qui réduit un peu les possibilités des tours suivants (mais bon, cela n’estv pas rédhibitoire, d’ailleurs cela pourrait
même m’apparaître positivement dans une partie ultérieure 😉

Scores de la partie :

   Malus dépl. Portraits
Epées Pierres précieuses Total
John (bleu) -2 6 2 1 7
Jacques (vert) -2 2 15 0 15
Ludo le gars (rouge) 0 0 15 0 15

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20


Durée de la partie : 1 heure 15 minutes

 

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13 :

 


13 est la réédition à peine modifiée de Poison, un autre jeu de Herr Knizia que je ne connaissais pas. Ici, point de fioritures, on est dans du chiffres, de l’addition et de la
prise de risque, dans une véritable ambiance de Black Jack…

3 zones colorées étalées sur la table, une bleue, une jaune et une verte, au sein desquelles nous allons tenter de défausser nos cartes, à tour de rôle. Attention : celui qui dépasse 13 prend l’ensemble des cartes de la zone et comme il faut en collecter le moins possible (ou presque ;-)…

En plaçant une carte « 4 pourri », Jacques atteint 14 sur cette zone et va prendre les deux cartes précédemment placées : les deux 5 jaunes…

12 sur la zone bleue, 13 sur la zone jaune et 13 sur la zone verte, avec à chaque fois une carte « 4 pourri », ça fait mal…

Fin de première manche (sur 6) et, tant qu’à faire, on a intérêt à collectionner les cartes sur une même couleur puisque, ainsi, on ne marque aucun point dans cette couleur !
C’était le « presque » de tout à l’heure… Sinon, c’est 1 point par carte normale et 2 points carte « 4 pourri » et il faut totaliser le moins de points possibles…

L’ambiance monte d’un cran et on ne commettra pas les mêmes erreurs de débutant de la première manche, à l’exception notable de John, lequel n’a encaissé carrément aucun point lors
de celle-ci…

Les manches se suivent sans souci, avec une tension permanente et de jolis petits coups à infliger aux autres, particulièrement avec les cartes « 4 pourri » mais pas seulement…

A mon tour de n’encaisser 2 tout petits points en fin de manche (une seule carte « 4 pourri » et que des jaunes, donc majoritaire sur cette couleur)…

Aïe, là je mange un peu plus…

John se voit bien gagner la partie, lui qui n’a que des bleues et une carte « 4 pourri » sur cette manche…

6ème et dernière manche et grand final d’anthologie avec une prise de cartes jaunes pour John, au tout dernier moment, couplées à deux cartes « 4 pourri » ! Cela va niveler ma prise de cartes vertes et « 4 pourri » et me permettre de rester devant lui…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La simplicité du système de jeu, qui invite à enchaîner les manches,
– Le côté Black Jack qui me séduit toujours,
– Les objectifs paradoxaux, à la Dame de Pique : soit ne rien prendre, soit la majorité. Miam !

 

On a moins aimé
– La taille de la boîte, qui ne tient pas dans la poche : pourquoi pas un format Amigo à la 6 nimm’t ?
– La probable répétitivité des tours de jeu et des parties, car atteindre 13 n’est quand même pas si varié et que, au final, il n’y a que les cartes « 4 pourri » pour pimenter le
jeu.

Scores de la partie :

   Manche 1 Manche 2 Manche 3 Manche 4 Manche 5 Manche 6 Total
John 0 17
15
2
7
8
49
Jacques 15 8
7
15
11
8
64
Ludo le gars 8 2
14
4
10
6
44

Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20


Durée de la partie : 1 heure pour 6 manches

 

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ACROBATES :


Ah que voilà un jeu stupide, un jeu que tout le monde conaît, un jeu de gamin toujours aussi attractif et tendu. Cette boîte, que j’ai dénichée en brocante voici quelques semaines,
est donc sortie ce soir histoire de voir si en fin de soirée je suis encore bon à quelque chose…

Allez, j’y vais de ma petite explication de règle, quand même : à son tour on doit ajouter un acrobate à l’empilement déjà réalisé, tout en ne le faisant reposer qu’au moins sur
un acrobate vierge d’autre acrobate. Le premier à avoir tout placé (y compris ceux qu’il a fait choir et qu’il a dû rejouer) remporte la partie…

C’est très difficile comme jeu, en tout cas je ne me souvenais pas d’un tel niveau requis en finesse de pose et en zen à conserver…

Bon, et bien sans aucun surprise, Jacques m’explose sur cette partie, lui qui, pourtant, n’a pas bu une seule goutte d’alcool de toute la soirée ;-)))
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le retour en enfance que procure ce jeu,
– Le matériel proposé : léger mais fonctionnel, avec une jolie taille pour les acrobates qui s’empilent,
– La difficulté du jeu, ce qui suppose plusieurs parties pour être maîtrisée.

 

On a moins aimé
– Le jeu qui devient de plus en plus facile, tour après tour : c’est paradoxal et, en tout cas, assez inéluctable comme issue,
– La passion assez superficielle que génère ce jeu, au contraire d’un Fou volant ou un Canardos, par exemples.

Scores de la partie :

Jacques (rouge) : 0
Ludo le gars (vert) : reste 5

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20


Durée de la partie : 10 minutes

 

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