[17/05/2003] Mare Nostrum

Participants
– Clément, l’un des participants du Tournoi de Mare Nostrum, dénommé par certains « Le griffon »,
– Annie, sympathique membre actif de l’association Rêves de Jeux,
– Sébastien, le dessinateur des illustrations du jeu « Sans foi ni loi » de Bruno Cathala, à venir chez Descartes,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Pour cette seconde partie, me concernant, de cette soirée, je me retrouve avec le peuple romain, ce qui me convient parfaitement car j’ai eu l’occasion d’observer les faits et  gestes de Laurent lors de la partie précédente. Je vais donc pouvoir m’inspirer de ses tactiques de jeu.
Clément jouera le grec, Annie l’égyptien et Sébastien le carthaginois, alors que le babylonien reste sans acteur.

Soucieux de ne pas reproduire mes erreurs
précédentes, je décide de prendre immédiatement
mon héros dans ma configuration initiale, et de privilégier
les ressources que la disposition géographique du romain favorise.
Je me bats avec Sébastien pour l’acquisition de la fameuse carte
de leader du commerce, mais il parvient à la conserver à
l’aube du premier tour réel de jeu, pourtant à égalité
avec votre serviteur sur le nombre de marqueurs de caravannes et marchés.

Sachant que l’avantage conféré
par Jules César est de permettre des constructions de légions
à moindre coût (2 au lieu de 3), je ne me précipite
pas pour créer des légions avant le début de la partie.


Quoique…

Je suis assez content de mon début
de partie : pas mal de ressources, des légions et des forteresses
qui commencent à croître, une incursion en Grèce pour
prendre le contrôle d’une ville (et la carte impôt qui va
bien !) avec une trirème.
En revanche, il est incroyable de voir les jets de dés réalisés
par le grec et votre serviteur pour la résolution des conflits
successifs : aucune perte en 3 tours !


Annie vient de nous clouer le bec en réussissant la construction
des Pyramides !

Cliquez pour agrandir !
La configuration finale du jeu


Clément semble avoir trouvé une intéressante
option de jeu…

Lors du premier tour de jeu, Sébastien,
leader du commerce, décide qu’aucune carte ne sera échangée
entre les joueurs, ce qui me convient parfaitement : je dispose de 6
ressources, toutes différentes. Ce que je ne mesure pas encore,
c’est que ce choix convient également assez bien à Annie
l’égyptienne puisqu’elle peut, ainsi, conserver sans encombre
ses cartes impôts…


Ayant encore en tête ma partie précédente, où
l’on m’avait subtilisé ma capitale dès l’entame, je réserve
le même sort au grec : dur dur d’être grec…

Annie crée sa première merveille
à l’aide de cartes impôts, mais personne ne s’en soucie
trop, visiblement, et en tout cas pas moi, convaincu que le carthaginois
va aller la taquiner un peu sur ses terres.
Je me prépare donc à la création d’une merveille
en aval de la phase de commerce du quatrième tour de jeu (environ),
où 6 cartes transitent entre les joueurs. Même si Clément
et Annie ont étalé de nombreuses cartes impôts sur
la table et que Clément nous incite à faire attention,
ni Sébastien ni moi ne faisons trop attention au risque de construction
de la part d’Annie. Si je compte bien, elle devrait certes construire
une merveille (sa seconde) mais devrait échouer à 1 ou
2 cartes des pyramides.
Erreur colossale ! Elle nous aligne 12 cartes (11 impôts et une
céréale convertie en impôt) et réalise les
pyramides, ce qui lui donne la victoire immédiatement !!!


Pas peu fière l’Annie… Elle nous les a fait ces satanées
pyramides…

Décompte final
Annie réussit à créer les Pyramides
ainsi qu’une merveille avec son peuple égyptien, devant Ludo le gars
avec 2 constructions (la seconde s’est déroulée dans le même
tour que les Pyramides et en tournoi c’est validé), alors que Clément
et Sébastien ferment la macrhe avec leur seul héros national.

Pour la petite histoire,
le tournoi de Mare Nostrum a été remporté par David, qui
a accumulé 15 points sur 4 parties (belle moyenne), devant Stéphane
et Serge (les organisateurs) ex-aequo avec 13 points en 4 parties également.

Débriefing
Comme quoi Mare Nostrum peut être vu comme un jeu d’apéro : environ
4 ou 5 tours de jeu, moins d’une heure de manœuvre et la partie s’achève
sur une incroyable victoire aux Pyramides de la part d’Annie, aussi surprise
que nous de l’avoir laissée travailler dans son coin !

Clément était sincèrement vert de rage de terminer son
tournoi de Mare Nostrum de la sorte, alors que de mon côté j’ai
été plutôt satisfait de ma prestation et du déroulement
de la partie (même si, évidemment, je digère assez mal ma
mauvaise évaluation des cartes d’Annie…).
J’ai eu l’impression d’avoir appris des choses ce soir, et notamment que jouer
le peuple romain peut être assez mécanique durant les 5 premiers
tours :
– Des ressources (caravanes + marchés) lors du placement initial,
– Des légions et des trirèmes ensuite pour aller embêter
ses voisins,
– Du renforcement défensif enfin pour construire tranquillement ses merveilles.

Le jeu est vraiment très bon et cette deuxième partie m’a réellement
redonner envie de le sortir plus souvent, histoire de se friter un peu !

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