[17/05/2003] Mare Nostrum

Participants
– Serge Laget, oui oui, l’auteur du jeu 😉
– Stéphane, co-organisateur de ce tournoi de Mare Nostrum avec Serge,
– Laurent, qui n’avait pas découvert le jeu depuis trop longtemps mais qui semble « bien dedans »,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Serge Laget, l’inénarrable auteur de Mare Nostrum, a souhaité organiser un tournoi sur son bébé et ce, lors des 24 heures de l’INSA de Lyon, sur le campus de la Doua. Très belle idée qui permettra de se mesurer à une multitude de joueurs motivés et passionnés.
En ce qui me concerne, disons le tout net, mon manque d’expérience sur le jeu va rendre ma soirée périlleuse et difficile, même si le plaisir ludique est vraiment au rendez-vous. Arrivé en début de soirée, je ne participe donc qu’à moitié à ce tournoi, en ne m’intégrant qu’à 2 parties contre 4 pour les joueurs présents depuis le début de l’après-midi. La première partie figure ci-dessous et la seconde est ici.

Lors de cette partie, Serge interprète
l’égyptien, Stéphane le carthaginois, Laurent le romain, alors
que votre serviteur devra se débrouiller avec le grec. Le babylonien
ne participant pas, chacune de ses provinces est occupée selon
les termes de la règle du jeu.
Nous pouvons donc entamer la partie en utilisant la règle pour
joueurs chevronnés : la répartition individuelle de 36 points
au lieu du placement imposé en début de partie. Cette technique
me déconcerte fortement, surtout que rien qu’en ce qui concerne
la règle de base je ne me sens pas du tout à mon aise pour
l’instant… Ouh la la la…

Téméraire, je me décide
à ne pas prendre mon héros dans mon set de départ,
ce qui impressionne Serge, qui trouve un intérêt à
ce choix : ce sera un test en quelque sorte.


Serge réfléchit à ses actions : comment qu’il
fait ;-))))

Le jeu ne tarde pas à s’emballer :
pas assez solide défensivement (j’ai quelques lacunes de principes
de jeu…), je vois le carthaginois tenter un raid meurtrier à
Athènes juste après avoir fait une escale à Rome
! Gourmand comme gars…
Dans la foulée, le romain, vexé très certainement,
pourchasse l’envahisseur et vient délivrer ma capitale de son joug
pour mieux… l’occuper ! Je vais vraiment avoir des difficultés,
moi !


Voilà ce qui arrive lorsque vous êtes faible défensivement…

Je ne suis pas franchement concerné
par les merveilles que l’égyptien et le carthaginois construisent
à tour de rôle, mais le romain semble travailler efficacement,
dans l’ombre, et pourrait devenir le plus dangereux des participants.

Il ne tarde pas, en effet, à démontrer
toute sa puissance, implacable, et les deux autres joueurs ne peuvent
plus que le regarder jouer, malgré un baroud d’honneur que j’observe
depuis mes provinces lointaines.


Une vue rapprochée du plateau lorsque Athènes est en guerre et que, dans le même temps, le romain est allé faire un tour dans la région de Carthage…


Puisqu’on est en tournoi, il est important de noter ses scores : 5
points pour une victoire et, pour les autres, 1 point par merveille construite


Stéphane tire la répartition des tables et des peuples
au hasard, en interdisant qu’un même joueur incarne deux fois
le même peuple…

Le début de partie me permet de me
remettre en tête les mécanismes du jeu : maître du
commerce, puis leader politique puis leader militaire.
J’obtiens la carte de leader politique pendant plusieurs tours, alors
que Laurent et Stéphane alterneront pour l’attribution de celle
de maître du commerce.

Comme souvent, d’après les dires
de mes partenaires, le romain ne propose aucune carte lors de la phase
de commerce, ce qui fait ses affaires et celles de l’égyptien,
ravi de pouvoir conserver ses impôts sans avoir à ruser.
De mon côté, ce choix est très contraignant : je
perds régulièrement deux cartes par tour, ce qui n’est
pas négligeable.


Laurent, roi du commerce à 0 carte, se tâte encore sur
la pertinence de ce choix…

Le pire c’est que je ne sais pas trop comment
réagir et je commets l’erreur de tenter de rebondir en agrandissant
mon empire vers l’est (provinces figées du babylonien) histoire
de récupérer de nouvelles ressources, pour disposer de
plus de cartes. Après débriefing, Serge me confiera que
j’aurais dû expulser l’envahisseur le plus vite possible, même
si cela aurait été délicat (une forteresse à
chaque tour pour l’affaiblir en tout cas).


On voit nettement sur cette photo la très grande puissance
du romain même si le carthaginois paraît mieux réparti
sur la carte…

J’ai bien essayé, en vain, de susciter
la rébellion à Athènes, mais la faiblesse de mes attaques
n’a pu que laisser la province en guerre avant qu’il ne m’élimine
mes légions lors de son propre tour.
Dure la vie de grec, quand même…

Le jeu semble tendre vers sa fin et personne
ne parvient à contre-carrer la prodigieuse puissance du romain,
qui se dirige vers une grande victoire : en costaud, du style rouleau
compresseur.

Cliquez pour agrandir !
La configuration finale du jeu

Décompte final
Laurent réussit à créer 4 merveilles
avec son peuple romain, devant Serge et Stéphane avec 3 merveilles et
Ludo le gars avec 0.

Débriefing
Un peu tendu avant d’aborder cette partie (il faut dire que la précédente
que j’ai jouée avait laissé des traces : 6 heures de jeu !), je
suis ravi d’avoir renoué avec cette très belle œuvre, même
si je suis un tantinet frustré de m’être « ramassé »
autant (manque d’expérience et méconnaissance des règles).
Je pense que la victoire indiscutable du romain ne pouvait pas être remise
en cause par votre serviteur, en revanche, le fait que l’un et l’autre des 2
autres joueurs aient été si proches de la victoire, a dû
disperser leurs forces dans des intérêts individuels.

Le jeu est vraiment très bien conçu : la phase de commerce, notamment,
constitue un grand moment de tension, car il convient de bien choisir le lieu
de sa pioche de cartes, si tant est qu’il y en aie. L’importance de l’ordre
de construction m’est aussi clairement apparu : il vaut mieux construire avant
si l’on veut prendre des marqueurs qui s’épuisent (villes) mais, parfois,
il vaut mieux construire après, afin de voir les intentions de ses adversaires
(belliqueux ou plutôt en quête de ressources disponibles).

Vivement ma seconde partie, histoire de mettre en pratique les quelques enseignements
que j’ai retirés de cette partie de « semi-découverte ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


deux × 7 =