[17/07/2010] Gipsy King, Pueblo, Villa Paletti, Keltis, Saboteur

Première soirée jeux à Saint Just d’Avray dans le cadre de notre association Les Ludophiles ! Premier engouement des gens du coin, première réussite et de nombreuses autres soirées en perspective !!!
Au programme, ormis des petites parties de Kreuz & Quer ou de Rattlesnake, en ce qui me concerne, j’ai pratiqué les jeux suivants et je vais vous en relater les parties :
Gipsy King : avec l’ami François, un jeu exceptionnel, si différent à deux qu’à plus de joueurs…
Pueblo : un autre jeu immense, que je propose à Chantal, férue de casse-tête (comme en témoigne son
site
), et à Béatrice,
Villa Paletti : un jeu de l’année 2002 en Allemagne, d’excellente facture, si original, tendu et beau à pratiquer,
Keltis : un autre jeu de l’année allemand, en 2008 cette fois, que François va découvrir à cette occasion et que Julie rêvait de rejouer,
Saboteur : pour finir la soirée en grand groupe, avec 6 joueurs attablés prêts à creuser des souterrains.

Une excellente journée ludique et je vous invite à venir nous y retrouver pour les prochaines sessions, à partir du samedi 11 septembre 2010…

 

GIPSY KING :

 


Gipsy King c’est un peu mon meilleur jeu à moi que j’ai pour tout joueur dans toute configuration…

François débute la partie, avec les jaunes, et il sent dès le départ que ça va être tendu tendu, surtout à deux…

La zone d’eau n°1 est complètement entourée de caravanes, la plupart jaunes d’ailleurs, puisque j’ai laissé François placer plusieurs caravanes de suite pour débuter sur la zone
d’eau n°2 (à gauche). Le jeu en vaut-il quand même la chandelle à deux joueurs ?

La première manche s’achève et on remarque que j’ai réussi à relier mes caravanes du nord avec celles du sud moyennant un cheminement assez risqué au centre du jeu. A mi-partie, les
scores sont très proches, François s’étant positionné comme le roi des pêcheurs…

La seconde manche débute avec les premiers placements autour de la zone d’eau n°12. Ce coup-ci, c’est François qui m’en laisse placer 3 sur 4…

Le jeu est vraiment éminemment tactique à deux joueurs et c’est un véritable régal que de calculer quand et où laisser son adversaire jouer…

Fin de deuxième manche, où j’échoue lamentablement dans mon pari d’orienter mon jeu à l’est au lieu de l’ouest lorsque la zone d’eau n°11 s’est trouvée remplie…

Petite vue finale des scores, avec 100 points de plus chacun quand même, et je ne peux que féliciter François pour sa victoire méritée aujourd’hui…
Bilan synthétique :

On a aimé
– L’élégance, la fluidité, la tension et la simplicité du jeu,
– Le côté jeu de Nim à deux joueurs,
– La modularité du plateau.
 

 

On a moins aimé
– ?

 

Scores de la partie :

 

François (jaune) : 127 (15+31 + 10+71)

Ludo le gars (marron) : 122 (9+47 + 5+61)

 

Note du jeu (sur cette partie) : 20 / 20

 

Durée de la partie : 15 minutes

 

 

———————————————————————————————————————————————–

 

PUEBLO :

 


Jeu exceptionnel que ce Pueblo kramerien de 2002… Il me tardait d’y revenir et comme il s’inscrit parfaitement dans le côté jeu moderne que nous souhaitions mettre en avant
aujourd’hui, cela va être possible… Miam !

Lors de notre premier tour, Chantal a placé une pièce rouge, Béatrice une bleu foncé et moi-même une turquoise. L’architecte a progressé de 7 cases et les choses sérieuses vont
bientôt commencer…

Pueblo : le jeu qui rend fou…

Rappel : il faut marquer le moins de points possibles en étant le plus discret possible sur la zone de construction…

Pueblo : le jeu qui prend la tête, même aux plus grands amateurs de casse-têtes du monde…

Ca monte, ça monte, et ça monte encore. Dangereusement et de manière trop marquéee pour ne pas scorer trop fort…

Fin de partie et notre architecte s’apprête à faire un tour entier du plateau de jeu…

La piste de score avant les points liés au tour final de l’architecte…
Bilan synthétique :

On a aimé
– L’élégance du jeu obligeant à se cacher le plus possible,
– Le matériel proposé, ultra-tactile,
– L’obligation de se mettre parfois en vue de l’architecte, mais au niveau 1 ou 2, voire 3, jamais plus !
 

 

On a moins aimé
– La difficulté pour les joueurs n’ayant jamais pratiqué ce jeu pour rester en course face à un joueur expérimenté…

 

Scores de la partie :

 

Chantal (rouge) : 92 (32+60)
Béatrice (bleu foncé) : 56 (24+32)
Ludo le gars (turquoise) : 35 (20+15)

 

Note du jeu (sur cette partie) : 19 / 20

 

Durée de la partie : 30 minutes

 

 

———————————————————————————————————————————————–

 

VILLA PALETTI :

 


Dans la famille jeu d’équilibre, Villa Paletti et probablement le meilleur du genre, avec le positionnement progressif de piliers colorés sur des étages de plus élevés, avec un
zeste de prise de risque et de provoc’…

Lucas tente d’extirper le premier pilier à sa couleur (bleu) pour le placer sur l’étage supérieur. Même si l’opération paraît délicate, on est, pour ainsi dire, bien loin des
risques que nous rencontrerons en fin de partie…

Sous les yeux de Daniel, tennisman émérite de mon club de Saint Just d’Avray, et ceux de François, alias le fameux San Juro parisien, Pierre utilise le crochet métallique pour
retirer un de ses piliers…

Lucas retire un nouveau pilier bleu et va le replacer sur l’téage du dessus…

Au tour de François de prouver de son habilité en repositionnant un pilier jaune sur l’étage supérieur…

Comme la règle l’autorise expressément, Pierre utilise ses deux mains pour extraire un de ses piliers (un rouge)…

A mon tour de retirer un pilier vert et, vous le noterez bien, je ne m’attaque pas au plus facile…

Mais je réussis ! Avec un certain brio, il faut bien le dire, en touute modestie ;-)))

Comme personne n’imaginait que Pierre pourrait retirer son dernier pilier rouge du bas, il a le droit de placer le niveau 2 et la partie repart de plus belle…

Au tour de Pierre de faire transiter un de ses piliers de l’étage bleu à l’étage vert…

Villa Paletti, un bonheur en images animées…

Non ?


Et voilà que le niveau 3 est placé par votre serviteur, avec le premier placement à venir pour François, et le retournement, donc, à sa couleur, pour la première fois de la partie
du dé coloré…

Patatra ! La Villa Paletti s’effondre suite à une maladresse de Lucas, lequel fait gagner, du même coup, François, puisque le dé coloré indique qu’il possédait le pilier le plus
gros et le plus haut placé au moment de la chute…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le plaisir, tout simple, de jouer à un jeu d’adresse aussi raffiné,
– Les situations d’équilibre improbables.
 

 

On a moins aimé
– Le manque de prudence des plus jeunes, alors que la villa est capable de résister à bien des situations incroyables…

 

Scores de la partie :

 

François (jaune) : vainqueur
Lucas (bleu) : perdant
Pierre (rouge) :
perdant
Ludo le gars (vert) :
perdant

 

Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20

 

Durée de la partie : 30 minutes

 

 

———————————————————————————————————————————————–

 

KELTIS :

 


Keltis, basé sur le principe du jeu à deux « Les cités perdues », toujours de Reiner Knizia, est un très bon jeu de gestion de main de cartes avec pas mal de stress dedans…

Au début, on pense avoir le temps. Le temps de faire monter ses pions dans les colonnes, le temps d’avoir la bonne carte pour être placée sur une colonne, le temps de ramasser des
pierres vertes…

François repose mon pion marron sur la colonne jaune, alors que je viens de collecter ma première pierre verte…

L’ambiance est excellemment tendue sur ce jeu et les trois joueurs attablés savourent l’instant…

L’un de mes pions marrons a atteint la ligne de 6 PV et j’ai acquis pas moins de 3 pierres vertes. Ca va pas mal… A noter que la partie s’achèvera quand cinq pions auront au moins
atteint cette ligne de 6 PV. Du coup, on n’a plus trop le temps 😉

La partie se tend encore. Posible ? Oui, oui… Quatre pions ont atteint la ligne fatidique et on ne peut s’empêcher de remarquer que nos trois pions doubles ont tous atteint la
dernière case des colonnes (10 PV). Ca promet pour le décompte final…

Le dernier pion a rejoindre la ligne de 6 PV est un pion noir (François) dans la colonne verte. J’ai bien cherché à le taquiner sur la colonne jaune, en essayant de lui subtiliser
une précieuse pierre verte, mais il a réagi sans hésiter, glanant ainsi sa 4ème pierre…

Petite vue des cartes étalées par François lors de cette partie. Comme il faut soit toujours monter, soit toujours descendre, il y a intérêt à ne pas faire de trop grands sauts.
Mais, parfois…

Les cartes jouées par Julie…

Les miennes…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La tension permanente liée à de multiples facteurs : quand et où monter ? quand courir après les pierres ? comment gérer les trèfles ? quand s’arrêtera vraiment la partie ?
– La réduction du hasard grâce aux trèfles et à la possibilité de jouer des cartes de couleur où on est déjà en haut pour progresser ailleurs.
 

 

On a moins aimé
– ?

 

Scores de la partie :

 

François (noir) : 43 (6 sur la piste + 31 sur les colonnes + 6 de pierres)
Julie (blanc) : 29 (6+27-4)
Ludo le gars (marron) : 41 (6+32+3)

 

Note du jeu (sur cette partie) : 16 / 20

 

Durée de la partie : 30 minutes

 

 

———————————————————————————————————————————————–

 

SABOTEUR :

 


Fin de soirée avec Saboteur à 6 joueurs, donc 2 chances d’être saboteur, avec 4 ou 5 nains « gentils »…

La première manche se déroule comme un éclair, avec une quasi-ligne droite jusqu’à la pépite que je révèle…

Lors de la deuxième manche, où je suis saboteur, je possède un jeu qui va me trahir bien vite, vraisemblablement…

Quitte à être démasqué, autant gêner ses petis camarades… Allez, zou, un éboulement…

Et voici que mon compère saboteur, Pierre, ajoute sa pierre à l’édifice en plaçant trois magnifiques culs-de-sac à l’emplacement exact de mon éboulis précédent…

Cette manche est très belle car très tendue et vraiment pas gagnée pour les nains gentils. Ceci dit, ils nous mettent de jolis bâtons dans les roues, avec torches cassées et autres
joyeusetés…

Les nains gentils réussissent malgré tout à rallier la pépite d’or. Les pauv’ nains !!!

La troisième manche est plus rapide, moins disputée et les nains gentils s’en sortent encore…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le fun du jeu, tout simplement, avec notamment la notion d’équipe entre saboteurs révélés… ou pas !
 

 

On a moins aimé
– La difficulté pour les plus jeunes à ne pas trop parler pour atteindre la pépite qu’ils ont déjà localisée grâce à la carte,
– La trop grande difficulté pour les saboteurs et le peu de récompense qui leur est accordée en rapport à celles des nains gentils.

 

Scores de la partie :

 

Jacques : 3 pépites (0 fois saboteur)
Pierre : 1 pépite (2 fois saboteur)
Fabrice : 4 pépites (0 fois saboteur)

François : 10 pépites (0 fois saboteur)
Lucas : 3 pépites (2 fois saboteur)
Ludo le gars : 5 pépites (1 fois saboteur)

 

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20

 

Durée de la partie : 30 minutes

 

 

———————————————————————————————————————————————–

5 commentaires à propos de “[17/07/2010] Gipsy King, Pueblo, Villa Paletti, Keltis, Saboteur”

  1. Bonjour,

    Si tu aimes Keltis, je ne peux que te conseiller le plateau de l’extension. Celui-ci enlève vraiment beaucoup plus de hasard car les branches ne sont pas figés dans une couleur. Tu peux naviguer
    entre le rose, le bleu, le vert, etc.

    Il y a en plus de nouvelles tuiles « carte » qui permettent de retirer une carte de l’une de tes colonnes posées devant toi.

    Tout comme je trouve limité Keltis avec la version de base, je le trouve très sympathique à jouer avec l’extension.

    Comme toujours, merci pour ces comptes-rendus de jeux !

    Sabrina

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


sept + 1 =