[18/01/2008] Tadsch Mahal, Down Under

Comme notre soirée Off du Festival des Jeux s’était soldée par une non-fin de partie de Tadsch Mahal la semaine dernière, je m’étais fait un point d’honneur,
cette semaine, à rapporter cet excellent jeu de Knizia, histoire de rattaquer direct sur la bête. Certes, je redoutais un peu que la partie ne démarre pas sous les mêmes auspices que la semaine passée, mais je redoutais surtout que le jeu ressorte seulement dans quelques mois, voire années. Du coup, je ne suis pas peu content de pouvoir relater, enfin, un nouveau compte-rendu de partie de ce jeu, auquel je n’avais pas joué de partie… complète 🙂 depuis 4 ans et 1/2 !!!
Ensuite, pour clore cette jolie petite soirée, je propose une partie de découverte du nouveau jeu de Günter Cornett, sorti juste après Essen pour cause de tirages non parvenus : Down Under, un jeu sur l’Australie (euh….), enfin surtout sur la connexion. Un jeu de connexion ??? Vraiment ? Nickel pour moi, j’adore ça !

TADSCH MAHAL :

Premier tour assez particulier puisque nous sommes deux, Romain et moi, à passer
directement, histoire de collecter 3 cartes (1 de la pioche et 2 visibles). A ce jeu, il ne faut pas essayer de se battre sur tous les tours et faire de sympathiques choix …
Une petite vue de la résolution de la première région : Franck a construit 1 palais beige
(celui du Mogol qui pourrait être attenant à un autre) et acquis la tuile n°1, alors que Philippe en a bâti 2, raflant au passage un jeton de +2 PV. Les scores sont très simples
à calculer : 3 pour Philippe contre 2 pour Franck…
En cours de seconde manche, lors de laquelle Romain et moi allons enregistrer nos premiers
gains de points 4 chacun…
La bataille fait rage lors de la 4ème manche, comme en témoignent les déjà nombreuses cartes
jouées par votre serviteur au premier plan…
Fin de 4ème manche, rugueuse, lors de laquelle j’ai pris une petite avance de 2 points sur
Romain, 4 sur Franck et 5 sur Philippe. Je suis étonné du manque de rentabilité de Philippe, lequel atteste de plusieurs dizaines de parties jouées il y a 4 ou 5 ans (je crains
qu’il nous réserve un coup de derrière les fagots)…
En ce qui me concerne, j’ai laissé filer la 5ème manche, histoire de me concentrer sur ma
précieuse 6ème manche : besoin de lier mes palais + d’acquérir soit le marqueur de pierres précieuses soit le jeton éléphant…
La 7ème manche, cruciale pour asseoir ma stratégie basée sur l’allongement de ma grande
ligne de palais + l’acquisition de pierres précieuses. Je réussis à placer un palais connecté aux autres et, même si je laisse tomber la possibilité de prolonger encore ma ligne
en direction de la région n °10, je ne suis pas mécontent d’avoir rentabilisé ainsi cette ligne. Bilan : 9 points d’avance sur Franck, le second…
Mes camarades de jeu essaient de s’entendre un peu pour me contrer, mais ils ont du mal car
eux-même ne bénéficient pas d’autant de cartes que moi, qui n’hésite pas à laisser tomber quelques tours moins intéressants. Parfois, je parviens à ne pas abandonner complètement
un tour et glaner quelques profits sans pour autant être pénalisé par moins de cartes que les copains. Une bonne chose…
Ma stratégie pierres précieuses illustrée : la tuile 8 me rapporte 4 points pour les pierres
! a noter que si je laisse filer la 9ème manche, il faudra bien que je gagne le jeton n°10, synonyme de 5 points de victoire pour les pierres précieuses. Et là, disons qu’avec
Franck on s’est bien chamaillé, pour au final qu’on marque chacun 7 points contre 0 pour les pauvres Romain et Philippe… Une partie qui semble se jouer à 2 vitesses…
Nous allons attaquer la 11ème et avant-dernière manche et ma main de cartes me fait beaucoup
cogiter : comment concilier un non abandon de la 11ème manche alors que je veux être présent sur la 12ème et posséder une longe pour le décompte final ? J’hésite pas mal, d’autant
plus que Franck a bien remonté au score et qu’il va se battre, lui, sur la 11ème manche…
Après quelques minutes de réflexion, je me décide à y aller sur les jaunes. En effet, ayant
3 couleurs différentes en main et seulement 3 dans cette couleur, si je laisse tomber cette manche, ces cartes seront inutiles. Je vise donc l’acquisition de la tuile éléphant,
synonyme de 4 points pour les denrées (et j’en prive les adversaires)…
Oulhalha, c’était sans compter sur la grosse force de frappe de Franck, malgré sa petite
main ! En effet, il fait mieux que de se battre et joue carrément toute sa main de cartes, que je n’avais pas soupçonnée être verte en totalité ! Surréaliste et assez délicat pour
moi qui a ainsi joué une carte bonus éléphant pour rien. Dommage…
La fin de la 11ème manche me fait un peu couiner, car Franck me dépasse in-extremis au score
(3 points). En même temps, je vais bientôt lui repasser devant car il n’a plus qu’une carte pour attaquer la dernière manche (au mieux 4 points pour lui : sa carte en main + 2
visibles + 1 cachée, le tout de la même couleur)….
La dernière manche se déroule évidemment sans Franck et je mise tout sur la construction
d’un palais via mes cartes vertes, histoire de m’assurer rapidement les 4 points du Tadsch Mahal et une jolie longe orange (4 dans ma main + 2 visibles)…
La partie est terminée et je remporte ainsi ma première partie de Tadsch Mahal, alors que je
la sentais moins bien que celle entamée la semaine précédente. En tout cas, on s’est vraiment tous régalé sur un excellent jeu de Maître Knizia, comme quoi l’adage que les anciens
jeux ne sont pas plus mauvais que les nouveaux se vérifie encore…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le système de jeu des cartes : à trop vouloir tenir dans les enchères, on risque de ne rien avoir ou trop peu,
– L’obligation de faire des choix, en se concentrant sur certains tours de jeu et en évitant de se retrouver en conflit lourd avec un autre joueur,
– La variété des possibilités du jeu : on peut marquer des points de plusieurs manières et on arrive à se rattraper sur autre chose si le voeu premier ne passe pas,
– La rapidité de la partie pour un jeu générateur d’une telle tension concentrée.

On a moins aimé
– ?

Scores de la partie :

Romain (gris) : 33 (30 sur la piste + 3 de couleurs)
Franck (beige) : 40 (37+3)
Philippe (rouge) : 30 (28+2)

Ludo le gars (marron) : 45 (39+6)

Note du jeu (sur cette partie) : 17 / 20

Durée de la partie : 2 heures

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DOWN UNDER :

Dans un format inhabituel pour l’éditeur (Bambus Spieleverlag), voici un jeu de connexion de
tuiles au look très accrocheur et au mécanisme simple. On pense un peu à Tsuro en découvrant le jeu…
Après un tour de jeu, entamé par Romain, chacun a joué une tuile de son stock (identique).
Le but est de créer une route à sa couleur la plus longue possible sachant qu’à l’exception du premier tour, on se doit de connecter sa tuile active du côté de sa couleur contre
l’une des extrémités de sa route en cours de construction…
Une vue en fin de 2ème tour : la route de Romain (marron) est de longueur 3, celle Franck
(jaune) de longueur 3, celle de Philippe (rouge) de longueur 4 et la mienne (verte) de longueur 2…
Une vue en fin de tour 3 : la situation se complique, notamment au centre du jeu. A noter que
les portions grises peuvent être annexées par un joueur, à condition qu’il place sa tuile active contre un morceau de chemin à lui (si une double connexion survient, tant mieux
pour lui)…
Une vue en fin de tour 4 : la largeur du plateau est définie pour de bon (max 6). Dans l’autre
sens, on pourra aller jusqu’à 10 tuiles, puisque nous avons opté pour la configuration de niveau difficile : rectangle de 6 par 10 tuiles…
Une vue en fin de tour 5 : c’est un jeu où il faut faire des tours et des p’tits tours, des
détours et des entourloupes…
Une vue en fin de tour 6. Parlons un peu des animaux représentés sur les tuiles : chaque série
d’un kangourou, d’un émeu et d’un lézard rapportera 5 points de plus au joueur en fin de partie. Les lapins bleus feront perdre chacun 2 points, sauf si un dingo est présent sur
la route du joueur. Le plus sympathique, évidemment, c’est que les animaux ne sont pas sur les portions colorés mais bel et bien sur les portions grises et qu’à chaque fois qu’on
joue une tuile, rien ne dit qu’on parviendra à s’en approprier l’animal…
Une vue en fin de tour 7 : Franck a bouché le fameux trou central qui aurait pu nous conduire
à la seule situation de jeu qui me semble douteuse (le placement d’une tuile Billabong = carrefour). Du coup, il réussit à s’extraire sur la gauche, zone dans laquelle j’avais
placé mon dingo au tour 6, pensant en bénéficier sans problème. Je vais donc devoir me battre, mais il est difficile de réagir à toutes les attaques : 2 extrémités de route à
défendre…
En cours de huitième tour…
Une vue en fin de tour 8.
Une vue en fin de tour 9 : toujours 8 tuiles de long et de bons petits moments de réflexion
pour savoir quand se lancer dans la 9ème, puis 10ème ligne. En plus, il a fallu que j’aille chercher mon dingo pour éviter une surprise de la part de ce bougre de Franck…
Une vue en fin de tour 10. Philippe et moi déclenchons les hostilités pour les 2 dernières
lignes : il va créer la 9ème à droite et moi la 10ème à gauche. On prévoit tous les 2 de boucler dessus…
Une vue en fin de tour 11 : Romain vient de poser sa première tuile de fin de route marron…
Une vue en fin de tour 12 : Romain vient d’achevr sa route. Bilan : 23 points (18 de route +
un set de 3 animaux)…
Une vue en fin de tour 13.
Une vue en fin de tour 14: première tuile de fin de route pour moi…
Une vue en fin de tour 15 : deuxième tuile de fin de route pour moi. Bilan : 35 points (25 de
route + 2 sets d’animaux)…
Vue de la configuration finale de la partie, une fois que plus personne ne peut plus
jouer…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le look des tuiles, particulier certes, mais assez attachant,
– Le système de points des animaux, qui permet de dépasser le simple jeu de connexion,
– Le positionnement des animaux sur les portions grises, empêchant un gain réservé et obligeant à prendre des risques,
– Les diverses variantes proposées dans la boîte.

On a moins aimé
– La taille de la boîte : totalement surdimensionnée par rapport au contenu,
– Le possible effet de kingmaking à 4 joueurs (non vécu ce soir mais j’émets une réserve malgré tout),
– La difficulté pour s’extraire des autres joueurs au niveau points : les tuiles ayant toutes 2 couleurs (joueur+gris), on ne peut pas tenter de choses vraiment différentes. Le
jeu nous dirige pas mal (c’est aussi en raison d’une seule route chacun),
– Le manque de clarté et d’élégance de la règle du billabong (moins pure, cette règle semble pallier un blocage du jeu).

Scores de la partie :

Romain (marron) : 23 (18 de route + 5 d’animaux – 0 de lapins bleus)
Franck (jaune) : 26 (25+5-4)
Philippe (rouge) : 32 (27+5-0)

Ludo le gars (vert) : 35 (25+10-0)

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20

Durée de la partie : 45 minutes

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2 commentaires à propos de “[18/01/2008] Tadsch Mahal, Down Under”

  1. Excellente amélioration que de mettre la durée de la partie. C’est souvent une information que je recherche dans tes compte-rendu et qui n’y figurait pas souvent.

    Merci!

  2. Je me suis également régalé dans cette partie. Il n’y a pas de temps mort, c’est agréable et fluide.
    Contrairement à Ludo, j’ai joué tous les tours, sauf le dernier où Ludo a épuisé ma main le coup d’avant, mais c’était primordial pour moi de marquer beaucoup de points ici, Romain et Philippe ayant beaucoup de cartes pour le dernier tour.

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