[18/12/2004] Die Händler

Participants
– Jeff, blason orange, animateur célèbre et très sympathique de la Maison des Jeux de Saint-Fons (une excellente adresse d’ailleurs…),
– Pascal, blason jaune, venu spécialement de Bourgogne avec Thierry, et qui passe une journée mémorable,
– Thierry, blason bleu, notre adhérent de Cuisery, toujours aussi motivé par nos thématiques ludiques,
– Ludo le gars, blason rose, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Jeff, venu nous rendre un fort agréable visite ce soir, aimerait jouer à un gros jeu qu’il ne connaît pas, et son dévolu se porterait bien que le méconnu Die Händler, un superbe jeu de Wolfgang Kramer passé assez inaperçu en 1999 et bien recherché de nos jours. Comme quoi…
N’ayant pas rejoué à ce jeu depuis 9 mois tout pile, je me colle à la règle et me rends compte qu’elle n’est pas si facile à présenter de la sorte… Le moment est même assez difficile, l’hypocras consommé plus avant faisant son petit effet…
Après plus d’une demi-heure d’explication et de débroussaillages, nous pouvons attaquer la partie, en commençant par la disposition des éléments du jeu (exactement conforme à l’illustration des règles) puis la mise aux enchères des capacités spéciales des joueurs. Afin de garantir une certaine homogénéité des pouvoirs de chacun, je suggère que l’on applique la variante Ludo le gars (c) (et comme Jeff est un peu le Mr variante de la Maison des Jeux, il appréciera… 😉 celle qui consiste à ne pouvoir acheter qu’un « gros » pouvoir et un « petit » (deux tas : un dont le coût de base des cartes est de 200 ou 400 et l’autre dont les coûts sont de 600 ou 800).

Résumé des capacités spéciales de chacun :
– Jeff peut faire avancer un wagonnet d’1 ou 2 cases et déplacer le messager d’1 case,
– Pascal a pris les 2 cartes de comptoir, ce qui lui permet de faire varier d’un niveau le taux d’une marchandise, et également de faire varier le taux d’une marchandise y compris du plus bas au plus haut ou vice versa,
– Thierry peut déplacer le messager de 1 ou 2 cases et vendre l’une de ses marchandise présente dans l’un de ses entrepôts au prix d’achat indiqué sur le tableau des taux,
– Ludo le gars peut déplacer un wagonnet d’1 case et achète toutes ses marchandises pour 100 florins quels que soient les taux.


La phase d’enchères est assez curieuse, avec Pascal qui, en
tant que premier joueur annonce ce qu’il souhait acheter, se retrouve
avec 2 cartes qu’il n’avait pas forcément visées, Thierry
de même et Jeff guère mieux, tandis que j’obtiens pour leur
prix de base le déplacement d’un wagonnet d’une case et la carte
tant convoitée par beaucoup d’achat de tout lot de marchandises
pour 100 florins…


En fin de premier tour, seul Jeff n’a augmenté son niveau social
que d’un rang, les trois autres joueurs ayant amélioré leur
rang de 2 niveaux…


Les 2 chariots visibles sur cette photo atteste encore de ma main-mise
sur les chargements (3 denrées en première ligne) ainsi
que du jeu tactique de Thierry qui récolte de très nombreuses
cartes vertes d’influence obtenues grâce au déplacement du
messager sur l’une des cases occupées par un chariot…


Personne n’aurait cru que j’allais encore augmenter de rang social
lors du quatrième tour (ils pensaient que j’étais au bord
de la ruine). Non seulement j’augmente en payant 2000 florins, mais je
conserve encore une précieuse carte verte pour ne payer que 1200
florins lors de ma dernière progression pour le dernier tour…

Cliquez pour agrandir !
Une vue de la configuration finale du jeu, après le cinquième
tour…


La partie débute réellement avec deux fois la phase
d’achat de denrée au premier tour, entamé par Pascal.
Comme il possède les deux cartes de comptoir, il va pouvoir faire
réellement ce qu’il veut au niveau de prix, ce qui nous incitera
à le suivre dans ses achats, afin d’être en mesure de vendre
au même moment que lui les mêmes types de marchandises,
forcément placées à leur maximum..


Si un fait est à retenir de cette partie, c’est que je me
suis battu comme un dingue pour être chargeur de chariots le plus
souvent possible. Ainsi, sur celui de la photo, j’ai chargé 3
denrées de soie, et fait payer 500 florins à Jeff et à
Thierry pour qu’ils puissent y placer leurs denrées de vin et
fer pour l’un, et 2 vins pour l’autre…


En fin de troisième tour, j’ai encore progressé de
deux niveaux et je me retrouve à présent avec une longueur
d’avance sur Thierry (qui a commis l’erreur de n’augmenter que d’un
seul niveau au tour 2), et deux longueurs sur Jeff et Pascal. Au niveau
de l’argent en poche, nous allons à présent entrer dans
la phase la plus excitante du jeu : faire croire que l’on est si pauvre
que l’on ne peut pas payer bien cher pour placer ses denrées
dans les chariots si on n’est pas chargeur (je pense qu’ils ne sont
pas prêts d’oublier combien je les ai bernés, leur faisant
croire que j’étais aux alentours de 500 florins alors que je
disposais de 2500 !)…


Une vue des dernières livraisons que nous allons pouvoir effectuer
: deux jolis chariots, remplis bien comme il faut, pour Wien et Genoa.
A noter que je me permettrai, à ce moment-là, d’expliquer
à mes adversaires les 2 erreurs qu’ils viennent de commettre
: ils n’auraient jamais dû me laisser charger dans le chariot
où je n’étais pas chargeur (Jeff) et ils n’auraient pas
dû permettre que ce chariot arrive à Genoa (Thierry) en
faisant arriver l’autre chariot avant ce qui en bloquait l’accès.
Mais bon, il est tard, la partie dure longtemps et ils débutent,
alors…

Décompte final
Durée de la partie : 3 heures – Mise en place du
jeu : 15 minute – Explication des règles : 30 minutes
Ludo le gars remporte cette partie avec niveau social obligeant à payer
1600 florins de frais (reste de 2500 florins en poche), devant Thierry avec
un niveau de 1300 (reste : 0 florin), Jeff avec un niveau de 800 (reste de 2900
florins) et Pascal avec 800 également (reste de 1100 florins en poche).

Débriefing
Splendide partie ! Tendue à souhaits, cette partie fut un vrai bonheur,
même si l’heure tardive a eu tendance à dépasser un peu
les estimations prévues initialement. Le jeu n’a pas vieilli du tout,
il tourne magnifiquement bien, il est extrêmement intéractif et,
comble du plaisir, on a l’impression de vivre une épopée en le
pratiquant (lente progression, tentatives de persuasion, organisation, gestion
des capacités, …).
Trois remarques concernant la tactique :
– Le jeu à 4 s’avère un poil chaotique au niveau des taux, en
raison de 8 modifications possibles (disque de positonnement individuel) et
de 2 modifications post-révélation (deux cartes comptoir dans
une seule main lors de cette partie). Mais bon, cela n’est pas si gênant,
on arrive à s’y faire.
– Un joueur en tête, ou trop en vue de ses adversaires, est obligé
de prendre le rôle du chargeur, car, sinon, il risque de ne pas pouvoir
charger ses marchandises. En effet, sauf montant complètement extravagant,
je pense qu’aucun joueur n’a intérêt à charger des marchandises
d’un joueur qui semble en avance et qui aura besoin de recettes pour payer les
frais dûs à son rang. Clairement, on n’a jamais vu la couleur des
cartes de crédit, ce qui laisse penser que nous n’avons pas joué
assez « méchant »…
– Il faut monter de niveau en niveau sans faiblir, au risque de se faire irrémédiablement
doubler par un autre joueur (Thierry a vécu ça ce soir). En même
temps, cette remarque est à relativiser au regard de la remarque précédente
: si on joue « méchant », on risque de ne pas livrer tant que
ça et, du coup, si on est monté trop haut (vulgairement parlant,
on a pété plus haut que son cul) on ne peut pas payer ses frais
et on est mal, très mal même…

Ne faisons pas les difficiles, ce jeu est vraiment excellent et j’ai hâte
d’y rejouer maintenant que j’ai à nouveau la règle en tête…

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