[19/03/2011] 7 Wonders, Rattus, Skull & Roses X 2

Après-midi et soirée ludophile ce jour avec pas mal de joueurs et joueuses motivés. Parmi les boîtes de jeu apportées, je résiste pas à l’envie de faire découvrir 7 Wonders à 6 joueurs, puis ce sera Rattus, que je viens de recevoir suite à un échange et qui me fait bigrement envie, puis Skull & Roses, en deux manches, l’inévitable jeu pour terminer la soirée…

 

7 WONDERS :

 


7 Wonders possède une énorme qualité : il est jouable de 3 à 7 joueurs avec un plaisir égal dans un temps de jeu très raisonnable puisque l’on ne joue qu’avec ses deux voisins
immédiats. Du coup, il est facilement proposable, quasiment quel que soit le nombre de joueurs prêts à en découdre…

Initialement, nous avions projeté d’y jouer à 3 joueurs (Maitena, Tristan et moi), dans une sorte de revanche après notre partie de dimanche dernier. Avec l’arrivée de la famille de Daniel, c’est tout
naturellement que nous y jouons à 6 ! J’ai hâte de voir ce que ça va donner avec une main de cartes qui ne nous reviendra jamais…

Je tenterai de construire le phare d’Alexandrie (tirage aléatoire). Ici, au premier tour, je décide de payer 1 or pour diversifier mes productions : 1 pierre ou 1 bois par tour, en
sus de ma fabrique de verre…

En fin de premier âge (sur trois), on peut voir que j’ai opté pour les cartes vertes (déjà !). Mes deux cartes marrons permettent des productions variées, alors que militairement,
je suis très très juste (déjà !).

Daniel rentre à fond dans le jeu, commençant à bien saisir l’intérêt de miser sur les productions (cartes marron) pour la revente de denrées et les bâtiments (cartes bleues).
Maitena, elle, prend un très grand plaisir à pratiquer ce jeu qu’elle n’hésite pas à qualifier de son jeu préféré !!! Rien que ça…

Jean-Maxime suit l’exemple de son père sur les cartes marron, alors que Virginie éprouve plus de difficultés à bien intégrer comment marquer des points de victoire si ce n’est avec
des cartes les affichant directement (cartes bleues). Elle se lance dans le militaire et cumule beaucoup d’argent…

Tristan gère très bien ses choix de cartes, à chaque tour, même si, comme nous tous, il aimerait en construire plusieurs…

Fin d’âge deux : j’ai construit pas moins de 5 cartes vertes sur les 6 cartes jouées !!! Hallucinant et forcément rentable pour la fin de partie, même si cette manière de jouer
n’est pas la plus agréable (moins de choix)…

Nous entamons le troisième et dernier âge de la partie. Jean-Maxime, voyant bien que je vais scorer beaucoup grâce à mes cartes vertes, se lance à fond dedans lors de cette ultime
manche. Maitena, elle, continue son jeu basé sur les cartes jaunes…

Le plateau final de Tristan, avec une pleine réussite militaire (trop de cartes peut-être), une merveille d’un seul niveau et une carte guilde avantageuse (il marque 1PV par carte
verte de ses voisins, donc les miennes !)…

Le plateau final de Daniel, à fond dans les bâtiments (heureusement que je m’y suis lancé aussi, le privant de points), un seul niveau de merveille et un investissement militaire
non récompensé…

Le plateau final de Maitena, avec une merveille entièrement construite, de brillants résultats militaires et pas mal de cartes jaunes. A noter sa guilde , bien rentabilisée, avec
1PV par marqueur -1 en militaire présent chez ses voisins…

Le plateau final de Jean-Maxime, avec quatre cartes vertes chèrement acquises sur la fin, à mon nez et à ma barbe (en même temps, j’ai compensé avec les cartes bleues, gênant aussi
les autres joueurs ce faisant). Un seul niveau de merveille pour lui et un véritable désastre militaire…

Le plateau final de Virginie, avec une merveille entièrement construite, des bâtiments lucratifs, deux cartes vertes histoire de dire, et, surtout, de brillants résultats
militaires. Son score devrait être, au final, plutôt pas mal…

Mon plateau final en fin de partie, avec mon péché mignon (les cartes vertes !) au nombre de 9 en tout. Quatre cartes bleues relèveront encore monj score. Une petite guilde pour
parfaire le tout : 1PV par carte jaune chez mes voisins. A noter que je n’ai rien construit de ma merveille et que j’ai totalement négligé le militaire (choix heureux quand on voit
les investissements incroyables de mes deux voisins sur cet axe stratégique)…

La feuille de décompte permet de noter précisément et de manière fort logique les scores de chacun type de cartes par type de cartes. Il est amusant de comptabiliser les négligences
de chacun (scores négatifs ou égal à 0 sur un type) : de un à quatre selon les joueurs…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La possibilité d’y jouer de 3 à 7 joueurs, en un peu plus d’une heure, donc sortable avec n’importe qui, quel que soit le nombre de protagonistes, ou presque !
– Le système de draft, toujours jouissif, et ne requérant que peu de concentration,
– Les possibilités de gênes d’un adversaire : en repérant ce qu’il lui faudrait vraiment, tenter de construire la carte pour soi (particulièrement vrai pour les cartes vertes).
Autrement dit : on ne joue pas que dans son coin !
La grosse envie d’y revenir, car le plaisir est au rendez-vous et qu’on aimerait toujours essayer autre chose : savoir se mettre en décalage
de visée stratégique est un aspect qui doit grandir de partie en partie et j’ai hâte de le ressentir vraiment.

 

On a moins aimé
– La place requise sur la table de jeu et l’impression qu’il y en a vraiment partout pendant la partie, avec plein d’informations sur les cartes (difficile pour les novices, même
si le jeu est on ne peut plus limpide au niveau de ses mécansimes).

 

Scores de la partie :

 

Tristan (Les jardins suspendus de Babylone) : 40
Daniel (Le Colosse de Rhodes) : 28
Maitena (La statue de Zeus à Olympie) : 49
Jean-Maxime (Le mausolée d’Halicarnasse) : 20
Virginie (Le temple d’Artémis à Ephèse) : 49
Ludo le gars (Le phare d’Alexandrie) : 71
Note du jeu (sur cette partie) : 17 / 20

 

Durée de la partie : 1 heure 30 minutes

 

 

 

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RATTUS : 

 


Mmmhh… J’adore le look de la boîte de Rattus, sa petitesse et la qualité de son matériel (made in China, je le souligne !). Le thème me branche bien : faire survivre un maximum de
sa population alors que l’épidémie de peste noire fait rage en l’an de grâce 1347…

Sur la carte de l’Europe (et de ses environs) découpée en 12 régions, reliées entre elles par des frontières et des flèches de proximité, chacun dispose 2 X deux cubes de
population à sa couleur et un jeton rat, face cachée, rejoint chaque région. La partie peut démarrer…

Le tour de jeu est fort simple : on peut prendre une carte de personnage parmi les six proposées (au stock ou devant un adversaire), puis on doit ajouter des cubes de population
dans une région (autant que de jetons rats présents), et enfin on déplace l’emblême de la peste d’une région, ce qui génère une propagation de l’épidémie (placement de jetons rats
sur une région adjacente + résolution de l’épidémie si figure sur la même case jetons de rats et cubes de population). Ici, on voit que j’ai opté pour le Paysan, lequel me permjet
d’ajouter un cube de population en plus de ceux auxquels j’ai droit.

Exemple de résolution de l’épidémie en Grande Bretagne. Un jeton rat y figure en compagnie de 2 cubes jaunes et 2 cubes bleus. Comme l’emblême de la peste vient d’y arriver, on
retourne le jeton rat et on doit en appliquer les effets, puisque le quota minimal (4+) est atteint. On regarde le bas du jeton : un M y figure, ce qui indique le(s) joueur(s)
majoritaire(s) doit retirer un cube (donc ici bleu et jaune)…

Ensuite, parmi les joueurs encore présents (donc Françoise et Béatrice), on regarde si elles ont devant elle un personnage issu de la noblesse (couronne), du clergé (croix) et de la
bourgeoisie (pièce). Si oui, un cube par symbole doit être retiré. Au final, le jeton rat va être défaussé et il restera un cube jaune et un cube bleu…

Petite vue générale en fin de premier tour de jeu plein (entamé par moi-même). Je me retrouve sans personnage devant moi, Fabrice ayant crû bon de me prendre mon Paysan tout de
suite après que je m’en sois servi ! A noter que Béatrice a déjà le roi devant elle, un personnage qui nous a paru surpuissant…

Le jeu passe très bien, avec des choix incessants et une certaine part d’aléatoire avec ces fameux jetons rats qui ne s’appliquent pas toujours. Françoise possède le Chevalier
devant elle et elle va s’en servir à tour de bras, pour affaiblir au plus haut point Fabrice, lequel avait eu la mauvaise idée de lancer la première épidémie en Grande Bretagne…

Fabrice couine de chez couine avec cette résolution d’épidémie qui va lui faire perdre ses deux cubes rouges présent en Tartaria (il est seul et donc les 2 M l’obligeront à retirer
ses deux cubes)…

L’ambiance est studieuse et bien agréable…

Ce que nous trouvons puissant chez le roi (qui transite régulièrement entre Béatrice, Fabrice et moi), c’est cette faculté de mettre en sécurité un cube par tour au château
(provenant d’une région sans aucun jeton rat). Dommage qu’il y ait une erreur dans la règle : en fait cela doit être fait avant l’action 3 du tour de jeu !

Au premier plan, on voit que la Turquie a tendance générer une multitude de cubes de population, donc avec peu de personnes motivées pour y envoyer la peste… En même temps,
François en ayant le plus et avec beaucoup de personnages devant elle, ne pourrait-on pas l’y envoyer quand même ?

Contre toute attente, c’est elle-même qui s’en charge !!! Seulement, elle a bien joué le coup, puisqu’elle a pris soin, auparavant, de déplacer trois de ses cubes jaunes dans la
région du dessus, histoire de ne plus être majoritaire en bas… Bien vu !.

Et oui, la peste ça décime son monde quand même !

Françoise continue de thésauriser avec pas moins de quatre personnages devant elle…

On s’achemine vers la fin de partie, avec ici Béatrice qui s’apprête à placer les deux derniers jetons rats. Du coup, il restera un ultime tour de personnages, en sens inverse de la
table, elle-même ne rejouant pas…

Fabrice a bien joué le coip, avec aucun personnage devant lui, il ne craint pas trop la peste finale qui va s’abattre sur toutes les régions de la carte… A noter que la Sorcière
n’a été prise par personne de toute la partie.

La situation après l’usage de nos personnages et avant la résolution de la peste. Françoise a déplacé un jeton rat vers une région où elle n’est pas. De mon côté, j’ai ajouté un
cube dans la région de mon choix et déplacé l’emblême de la peste dans une région où elle comptera comme deux cubes neutres (j’ai clairement visé à affaiblir Béatrice, mon
adversaire la plus dangereuse)…

La configuration finale de cette très sympathique partie, aevc les ultimes survivants de la peste noire…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La petitesse de la boîte en regard de la qualité ludique qui s’y trouve (un peu à la Alexandros dans mon esprit),
– L’envie d’y revenir en y ajoutant les cartes d’extension de personnages. Miam ! On apprécie ce côté stratégique toujours à double tranchants : à trop avoir de personnages devant
soi, ne va-t-on pas perdre plein de cubes lors des épidémies de peste ?
– Le phénomène tournant des personnages : savoureux et plein de choix cornéliens…
– Le look des composants du jeu, vraiment très agréables,
L’impression de construire quelque chose ayu fur et à mesure de la partie, même si on est plus près d’un El Grande que d’un Age of Steam
!

 

On a moins aimé
– Le hasard des jetons rats car cela peut changer du tout au tout selon s’ils sont appliqués ou pas,
– Les erreurs de la règle liées au moment où jouer la carte Roi et à une illustration erronée dans l’extension.

 

Scores de la partie :

 

Fabrice (rouge) : 9 (4 au château + 5 sur le plateau)
Françoise (jaune) : 9 (2+7)
Béatrice (bleu) : 11 (6+5)
Ludo le gars (vert) : 14 (3+11)
Note du jeu (sur cette partie) : 16 / 20

 

Durée de la partie : 1 heure 10 minutes

 

 

 

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SKULL & ROSES X 2 : 

 


Incontournable pour un club de jeux comme le nôtre, Skull & Roses va devenir un grand classique par chez nous. Ce soir, nous y jouons à quatre, avec deux joueuses, Françoise et
Béatrice, -très- sceptiques au départ et un joueur, Fabrice, très motivé pour voir tourner la chose…

L’ambiance démarre doucement et je réussis mon premier défi en retournant 3 cartes sur les 4 posées…

Françoise se prend vite au jeu et elle réussit un joli défi à 4 avec 6 sous-bocks sur la table…

Françoise abrège cette partie en réussissant dans la foulée son deuxième défi, superbe celui-là (un burn out) : 4 cartes sur 4 retournées sans crâne !

Nous nous lançons, forcément, dans une deuxième manche et celle-ci démarre fort : Françoise annonce 1, j’annonce 2 sans hésiter une seconde, Fabrice s’emballe alors pour 3 et
retourne ma carte dans la foulée de la sienne…

Paf ! Un crâne ! Il n’en revient pas tant j’avais annoncé 2 sans hésitation ! Du coup, la partie prend de la hauteur, le jeu s’engage dans une voie nettement plus vicieuse, avec des
tentatives de bluff des uns et des autres qui se mettent en place…

Cette fois, Fabrice réussit son défi de 5 (un burn out !) et il va retourner son tapis côté Roses, comme l’a fait juste avant Françoise…

Je décide alors de poursuivre mon offensive pour affaiblir Fabrice et Françoise, jouant presque tout le temps mon crâne, histoire de les faire sortir de la partie…

Françoise est éliminée sur ce coup, puisque son crâne est révélé et que c’était sa dernière carte. Nous allons terminer à trois, avec un capital d’une carte pour Fabrice (1 rose),
trois ou quatre cartes pour Béatrice et trois pour moi. Ca va être tendu…

Je perds une de mes cartes et entame une manche sui pourrait être qualifiée de cas d’école : j’ai posé une carte, Fabrice aussi (sa rose) et Béatrice aussi. J’annonce 3, me disant
que sinon, c’est Fabrice qui le fera… Ma seule crainte est que Béatrice tente de nous éliminer en jouant son crâne à chaque tour… Yop ! Ca marche…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La simplicité et l’évidence du jeu, lequel a encore une fois conquis tous les joueurs attablés,
– Les pièges et les coups d’enfoirés qu’on peut préparer pour ses petits copains,
– L’envie d’y r
evenir, notamment en raison d’un côté pas prise de tête du tout et plaisir immédfiat si chacun y met du sien (jeu d’ambiance
savoureux en fonction des joueurs).

 

On a moins aimé
– La fin de partie à 3 joueurs avec très peu de cartes en main pour certains : on se demande bien quel choix faire.

 

Scores des parties :

 

Manche 1 :
Fabrice (Eagles) : 0
Françoise (Himself) : 2
Béatrice (Panthers) : 0
Ludo le gars (Snakes) : 1

 

Manche 2 :
Fabrice (Eagles) : 1
Françoise (Himself) : 1 puis éliminée
Béatrice (Panthers) : 0
Ludo le gars (Snakes) : 2
Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20

 

Durée de la partie : 30 minutes en tout (deux manches)

 

 

 

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7 commentaires à propos de “[19/03/2011] 7 Wonders, Rattus, Skull & Roses X 2”

  1. pour Rattus, pour la peste il me semblait que l’on résolvait d’abord la présence des persos puis après les effets des lettres (A, M…) mais bon je dis ça sans avoir relu les règles

  2. pour Rattus, pour la peste il me semblait que l’on résolvait d’abord la présence des persos puis après les effets des lettres (A, M…) mais bon je dis ça sans avoir relu les règles

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