[20/03/2003] Ehre der Samurai

Participants
– Vincent, un toulousain adepte des soirées Joc-ere,
– Gaby, une toulousaine au charmant accent, habituée des soirées Joc-ere,
– Guilhem, un toulousain (encore !), habitué des soirées Joc-ere (encore !),
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Amigo m’ayant remis un exemplaire de ce jeu lors du salon d’Essen, je me devais, tôt ou tard, de le tester, en dépit d’un à priori un peu négatif concernant cette petite boîte. Il faut dire que je ne suis ni attiré par le thème, ni par les illustrations, ni par le système de jeu, ni par le matériel… Oui, je sais, cela fait beaucoup, mais je décide, ce soir, de lui accorder sa chance, bien aidé en cela par mes compères toulousains, lors de l’une de leurs mémorables soirées Joc-ere baptisées JJJ (l’un des J veut dire Jeudi)..

Nous tentons de lire la règle de manière
collégiale, mais l’échec semble pointer le bout de son nez,
car le vocabulaire n’est pas très évident et le système
de jeu paraît alambiqué à défaut d’être
complexe… Heureusement, la grande famille toulousaine des soirées
du jeudi nous trouve un adhérent capable de nous exposer les principes
du jeu. Ouf, il était temps…

Je tiens à m’excuser par avance du
manque de qualité des photos que je vous propose (une fois n’est
pas coutume), mais il est vrai qu’un appareil jetable ne vaut pas un appareil
numérique. Enfin, bon…


Mon samuraï devient le plus puissant (Shogun) surtout depuis que
Guilhem a rejoint mes effectifs à cause de la déchéance
de son samuraï en ronin…

Un attentat réussi sur le samuraï
de Guilhem et la partie est bouleversée : je prends le commandement
des opérations en devenant Shogun, ce qui me garantit de nombreux
points d’honneur à chaque tour. Les 400 points sont encore loin,
mais les choses s’arrangent…
Guilhem s’allie à moi (aspect sympa du jeu) ce qui lui procure
quelques avantages (points d’honneur) mais ce qui génère
des interprétations des règles de notre part : attaque-t-il
avec moi ? attaque-je avec lui ?
En face de nous, Vincent ne tarde pas à rejoindre Gaby sur son
domaine, ce qui promet une fin de partie énorme : deux samuraï
surpuissants (Gaby et moi) soutenus par deux ronins (Vincent et Guilhem).

Le jeu s’achève sur un combat mémorable
auquel se livre Gaby et votre serviteur avec un lancer de dés inouï
de part et d’autre. J’ai 400 points d’honneur et la partie est terminée.


Une joyeuse tablée toulousaine en train de tester ce jeu de
cartes aux allures de Magic : Vincent, Gaby et Guilhem…

La partie débute non sans mal et
nous sommes sans arrêt le nez dans les règles afin de trancher
diverses situations litigieuses. La mécanique de jeu, qui se
résume au placement de cartes devant soi dans son domaine, voire
sur le domaine des autres (cartes attentats de ninjas), n’est pas très
emballante et le temps nous paraît bien long (n’est-ce pas Gaby…).
Les dés sont horipilants lors des combats (hasard quand tu nous
tiens…) et les ninjas ne réussissent pas à tous les
coups (encore les dés !).
Guilhem et Gaby semblent les mieux partis à mi-parcours, au contraire
de Vincent et de votre serviteur qui ne parviennent pas à décoller.
Mais les choses vont changer…


Guilhem s’apprête à lancer la moitié des dés
de notre coalition, prêt à en découdre avec celle
de Gaby et Vincent…

Décompte final
Je remporte cette partie avec 400 poinst d’honneur, en compagnie
de Guilhem mon fidèle ronin.

Débriefing
Quel débriefing pouvons-nous bien faire à l’issue de cette partie
? En fait, mis à part Guilhem qui a dit avoir trouvé le jeu sympa
mais à re-pratiquer pour le rendre plus fluide, nous sommes assez d’accord
pour dire que Ehre der Samuraï est loin, très loins même,
d’être le jeu de l’année…
Lointain cousin de Magic (comabts), avec des similitudes de König
der Elfen
(domaines personnels), ce jeu accumule les mauvais points :
– Le hasard est omniprésent, se manifestant lors des combats et de la
réussite des attentats (dés), mais également lors de la
pioche des cartes, ce qui crée une ambiance certes fun mais frustrante,
– Les imprécisions sont nombreuses et ne donnent pas envie d’approfondir
: on tente à tout instant de procéder comme bon nous semble, sans
être parfaitement sûr de notre fait,
– Le jeu est assez répétitif et ne séduit jamais, si l’on
excepte la possibilité d’alliance entre un samuraï et un ronin,
seul aspect sympa du jeu au milieu d’un nid de désagréments.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas vraiment apprécié ce jeu, et
pourtant le cadre autant que mes partenaires de jeu auraient pu me procurer
un très bon moment. Un jeu à oublier.

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