[20/04/2002] Kardinal & König

Participants
– François H., que je verrais assez bien en habit de moine moyenâgeux,
– Julie, formidablement intéressée par l’apprentissage d’un nouveau jeu, « ENCORE !!! »,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Ce soir, mise en place d’une partie de Kardinal & König, avec la chance d’être épaulés dans l’apprentissage des règles par François H., cela promet un moment ludique  particulièrement captivant.
Et nous ne serons pas déçus…

Julie choisit les pions rouges, François les pions jaunes, quant à moi, je prends les pions verts, comme quoi l’habitude des couleurs rejaillit toujours, quel que soit le jeu, et j’ai même vu des joueurs refuser de jouer à un jeu parce que celui-ci n’intégrait pas la fameuse couleur fétiche… Véridique.
Je m’égare, je m’égare, revenons à K&K.

François nous peaufine un énoncé des mécanismes, et il est vrai que ceux-ci sont un tantinet complexes, même si François nous assure qu’une fois la partie entamée, il n’en paraîtra rien.
Allez hop, premier tirage de 3 cartes chacun, premier placement d’une abbaye jaune pour François, et c’est parti pour Julie et moi.

Le jeu est plaisant, avec des tentatives de placements raisonnés : des abbayes en gros dans une même zone, afin d’anticiper la création d’une chaîne, et d’être majoritaire dans un ou deux pays. François semble concentrer ses efforts sur la France et le nord de l’Europe, Julie se place vers l’Autriche et la Suisse, et moi je m’occupe des régions espagnoles sans oublier quelques pions en France, pour gêner le monopole de François.
Le jeu se poursuit jusqu’au décompte intermédiaire, à l’issue duquel je possède 3 ou 4 points d’avance sur François, qui en possède guère plus d’avance sur Julie.

La deuxième phase du jeu voit l’entrée en scène des conseillers. Ceux-ci se placent dans les pays où e joueur n’a pas forcément la majorité des abbayes, preuve en est qu’aucun lien n’existe entre la religion et le pouvoir…
Je parviens à m’implanter politiquement de manière forte sur les régions d’Aragon, Burgund et Italien. En France, je suis minoritaire, mais je pense pouvoir revenir dans la course… C’était sans compter sur une mauvaise interprétation des règles : on ne peut pas placer plus de conseillers qu’il n’y a d’abbayes dans la couleur majoritaire dans ce pays ! Comme quoi, les influences religieuses imposent des quotas politiques…
Julie perd un peu d’influence sur le centre de l’Europe, quant à François, il s’impose royalement sur le nord et la France, ce qui lui confère des alliances prévisibles très lucratives.

Décompte final
François remporte la partie avec un total de 69 points, je finis deuxième avec 65 points et Julie dernière avec 57 points.

Débriefing
Quel plaisir ! Quelle finesse ! Un très bon jeu faisant la part belle à l’opportunisme :
– Placer les 2 derniers conseillers que peut accueillir un sceau et devenir majoritaire d’un coup,
– Placer une abbaye sur le dernier emplacement disponible dans un pays (François a mis une abbaye en Aragon, alors que j’avais placé les 4 autres. Résultat : je marque 5 points et lui 4 !),
– Briser la majorité de quelqu’un dans un pays-clé pour lui, puisque celui-ci est au carrefour de plusieurs alliances,
– …

Vous le voyez, ce jeu conduit à des phases de réflexions très subtiles et très motivantes.
Mention très bien.

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