[20/09/2009] Adréquil X 3

En ce jour de l’anniversaire de votre serviteur (bon, même s’il vient de se dérouler, je ne suis jamais contre de petits gentils cadeaux, hein, qu’on se le dise… 😉 une partie, puis deux puis trois finalement du tout nouvellement reçu Adréquil, pourtant découvert à Cannes voici déjà 7 mois. Un jeu d’empilement, purement abstrait, dans la lignée des jeux de Nim et autres jeux de blocage, où il vaut mieux anticiper un poil plus que son adversaire. Ceci dit, avec Adréquil, on peut même jouer à ce type de jeux jusqu’à 6
participants ! Ce jour, donc, c’est à 3 parties successives à 2 joueurs que nous nous adonnerons. En voici le compte-rendu…

ADREQUIL :

 


Joli matériel, entièrement artisanal, imbroglio de rondelles colorées assemblées, de tiges de bois et autres tuyaux de plastique. Chacun dispose de 2 pièces jokers incolores et de 6
jetons personnels aux 6 couleurs des pièces collectives qui seront empilées sur la tige centrale. A noter que la tige comporte 6 couleurs du bas vers le haut, correspondant aux 6
couleurs sus-nommées : vert, violet, orange, jaune, bleu et rouge…

Le but du jeu est de retourner ses 6 jetons en premier, sachant qu’on retourne celui de la couleur de la pièce qu’on vient de placer, cette dernière devant coïncider avec la
couleur représentée sur la tige (le vert en bas, le violet au-dessus, …). Par exemple, ici, Gérard a placé la pièce verte (et a retourné son jeton vert), j’ai placé le violet
(et ai retourné mon jeton violet), et il s’apprête à placer la pièce orang. Facile, trop facile même… pour le moment 😉

Quoi ? Comment ? La tige est vide ? Et bien oui, car évidemment lorsque 6 pièces ont été empilées, elle est pleine. Du coup, la règle dit que le joueur suivant doit dépiler jusqu’en
bas, empochant le ou les jokers présents…

Après avoir récupéré plusieurs jokers, Gérard va réussir un coup final que je ne pouvais pas contrer vraiment : il met un joker puis la pièce violette, synonyme de retournement de
son dernier jeton…

Fin de première manche : Gérard marque 21 points (1+2+3+4+5+6) moins les 3 jokers qui lui restent, je marque 15 (1+2+3+4+5). Il remporte brillamment cette premier partie, mais avec
son bon pt’it goût de reviens-y, ce jeu nous donne envie d’en faire une seconde manche dans la foulée.
C’est reparti…

Ne vous y trompez pas, la règle est un peu plus subtile que ça, avec la possibilité qui est offerte de dépiler quand on en a envie (mais dans ce cas jusqu’au premier joker rencontré
qu’on empoche). Ensuite on rejoue… ou pas (on a eu la nette impression que ce devait être obligatoire si on empoche pas de joker car, sinon, le jeu pourrait s’éterniser)..

La seconde manche se déroule à mon avantage, mais très très mince : il ne reste que le jeton de valeur 1 à Gérard. Tiens, je note que, pour le moment, celui qui commence gagne. Un
avantage ? Probablement un peu, surtout à deux joueurs, puisqu’on ne peut compter que sur soi-même, sans espérer d’erreurs commises par un tiers…

Troisième et dernière manche, la belle. Sur ce plan, on voit que nous jouons de manière de plus en plus tactique, avec utilisation plus précoce et plus réfléchie (paradoxe ?) de
certains jokers, le tout étant de viser à retourner au plus vite son jeton rouge (très pénalisant d’y parvenir après l’adversaire)…

La partie est bien tendue, avec des dépilements fréquents et des prises de risque « juste pour voir ». Ceci dit, avec un seul jeton à retourner (le bleu), contre encore 2 à moi,
Gérard semble en position de force…

Fin de manche, avec le placement de la pièce bleue par mon paternel et, cerise sur le gâteau, avec l’élimination de ses 3 jokers ! Bravo…
Bilan synthétique :On a aimé
– Le bruit des pièces quand elles claquent sur le support bleu au pied de la tige (un peu comme les pierres sur un goban),
– Le matériel artisanal, si attachant et si tactile, et relativement robuste en apparence,
– Les possibilités de jeu, jusqu’à 6 joueurs, avec les enfants qui s’en donnent à coeur joie.
On a moins aimé
– Le chaos, à plus de 2 joueurs, si certains ne font pas attention à ne pas avantager un adversaire,
– Une certaine forme de coup automatique, en début de partie c’est sûr, plus tard parfois,
– La règle du « peut rejouer » si on dépile sans prendre de joker, alors qu’un « doit rejouer » semble plus adapté pour éviter un jeu sans fin si les joueurs répètent leurs coups (Mr
Caillié, votre avis ?).
Scores de la partie :Gérard : 57 (18+18+21)
Ludo le gars ) : 52 (15+20+17)Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20


Durée de la partie : 30 minutes (10 minutes par manche)

 

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